Publié le 27 Novembre 2020

Cher.e adhérent.e, cher.e collègue 

vous trouverez ci-dessous un état des lieux en EPLE :

 

La crise de la COVID est un révélateur cruel d’une évidence sociétale : l’accumulation des individualités ne forme pas un tout.

Nous, personnels des EPLE, professionnels de l’administration, de la logistique, de la sécurité des biens et des personnes, de l’entretien des locaux, nous avons à souffrir, peut-être plus que d’autres, de la gestion calamiteuse de la crise au quotidien.

Le premier constat, c’est celui de l’existence d’un protocole sanitaire. Il devrait s’imposer à nous tous, fonctionnaires de l’Education Nationale. Le problème, c’est que celles et ceux qui nous entourent ne reconnaissent pas plus qu’avant crise les directives de leur employeur. Liberté de penser, liberté de faire ce que je veux quand je le veux, puisque liberté pédagogique… La situation a pris un tour tragique : une peur irrationnelle a gagné le plus grand nombre, avec son dommage collatéral : la folie des protocoles sanitaires locaux.

Quels que soient les délires des spécialistes auto-proclamés de la lutte pour sa survie covidaire, il faut valider le toujours plus : gel hydroalcoolique dans toutes les salles de classes, désinfection des locaux à toute heure, masques achetés en catastrophe parce que ceux de l’employeur nous empoisonnent, port de visière, port d’une blouse chirurgicale, désinfection de claviers d’ordinateurs toutes les heures, pose et dépose de film alimentaire sur ces mêmes claviers, ouverture et fermeture des fenêtres par les agents, à toute heure, voire même toilettes réservées aux enseignants désinfectées après chaque utilisation, et même acquisition de points de lavage des mains mobiles pour que les élèves se lavent les mains le plus loin possible, au fond de la cour… J’en passe et des meilleures…

Nous sommes les spectateurs impuissants d’une peur qui s’auto-alimente des protocoles « maison » qui nous sont imposés, et qui alimentent le syndrome du complot : chez le voisin on fait plus, c’est donc qu’on fait moins pour nous. Ça prouve que la direction de l’établissement est incompétente, parce qu’elle ne prend pas la mesure de la vraie situation, contrairement au voisin.

Nous faisons face à des décisions irrationnelles, prises dans l’urgence, au gré des humeurs, sans aucun fondement scientifique avéré. Et pour nous, c’est « y’a qu’à fournir pour demain sinon on ferme ! » N’en déplaise à tous ceux qui vivent dans un monde parallèle : l’administration, c’est un métier. La logistique, c’est un métier. La sécurité des biens et des personnes, c’est un métier. L’entretien des locaux et la désinfection, c’est un métier.

Dans la vraie vie, il y a des décisions qui doivent se prendre après concertation et réflexion, des délais de livraison, des règles en matière d’utilisation des produits de désinfection, la nécessité d’optimiser les moyens et de respecter un budget…

Nous, nous n’allons pas expliquer aux enseignants, et à d’autres, comment travailler. Alors, qu’on respecte notre travail et notre expertise.

Au fond, il y a dans la manière dont on nous traite beaucoup de mépris car nous sommes mis au service des besoins des autres. Certes, servir les besoins des autres, c’est sans doute notre métier. Le problème, c’est que ces besoins sont aujourd’hui parfois totalement déraisonnables.

Ce que nous apprend dès à présent cette crise, c’est que les personnels administratifs et en particulier l’adjoint gestionnaire dans ses fonctions logistiques, en toute humilité, ne peut pas tout contrôler. Il ne peut donc être tenu responsable des conséquences de la situation sanitaire.

La manière dont les autresvivent la situation, ce qu’ils pensent de la situation sanitaire, leur état de panique plus ou moins avancé, nous n’y pouvons rien.

En revanche, notre attitude professionnelle, notre volonté de participer positivement au bien-être et à la réussite de nos enfants, notre volonté de répondre aux demandes des élèves et de leurs familles tout au long de la chaine administrative et de gestion, en bref toutes les actions que nous menons pour maintenir l’équilibre de nos établissements jouera un rôle majeur quoique méconnu, dans la sortie rapide de cette crise.

Les personnels attendent de celles et ceux qui les encadrent, une Vision. Il faut les rendre fiers de tout ce qu’ils font pour assurer le bien-être et la sécurité sanitaire. Il faut aussi affirmer nos valeurs, et bien faire comprendre que c’est l’intérêt général, seul, qui motive notre action, et qui nous mobilise.

Notre rôle d’écoute est fort : nous devons, plus que jamais, créer du lien entre ceux qui refusent à présent de se comprendre, il faut continuer à être les yeux du terrain, et à faire remonter ce qui se passe réellement dans l’établissement, et non pas ce qu’en pense tel ou tel groupe de pression.

En un mot, nous devons tenir, plier un peu plus mais ne pas céder. Notre attitude envers les collègues, notre capacité à proposer et à agir, la justesse et la rigueur de nos décisions, tout cela participe positivement à la sortie de crise, par l’exemple que nous donnons de notre professionnalisme.

Prendre soin des autres, c’est notre métier.

Prenez aussi soin de vous, car nous ne sommes épargnés ni par la maladie parfois, ni par les exigences disproportionnées et par l’absence de contrôle de certains de nos partenaires.

Nous, syndicat A&I-UNSA, nous représentons tous les collègues de terrain. Nous entendons les difficultés de nos collègues, nous sommes nous aussi victimes des errements qui peuvent gagner progressivement le plus grand nombre.

Partout, A&I UNSA fait entendre la voix des administratifs des établissements. Trop souvent perçus comme des personnels de compagnie, nous affirmons que le système tiendra, parce que nous tenons.

Soyons en fiers, tenons bons et revendiquons sans relâche ce qui n’est que la juste rétribution de nos efforts. 

 

Jean-Marc Boeuf et Jean-Marc Cazaudumec, secrétaire général et secrétaire national chargé de l’enseignement scolaire.

Paris, le 27 novembre 2020.

source : https://www.aeti-unsa.org/etat-des-lieux-covid-19-en-eple-vent-de-folie-en-temps-de-crise/

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #EPLE, #SITUATION DE CRISE

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Publié le 27 Novembre 2020

Cher.e.s adhérent.e.s, cher.e.s collègues

la section A&I UNSA de Reims est la seule organisation syndicale qui depuis le début s'est "battue" pour obtenir une transparence sur ce dossier.

Aux dernières nouvelles nous attendons l'obtention des données concernant notre demande de versement de la prime COVID aux bénéficiaires de la mission 1, 2 et 3 par TAUX. 

LA PRIME COVID :  C'est quoi la prime exceptionnelle COVID : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/06/info-prime-covid-19-adm.html

 

COURRIERS : la section A&I UNSA dans ces divers courriers et lors des instances académiques n'a eu de cesse d'interroger l'employeur sur la mise en place de cette PRIME COVID sur :

-la demande d'une diffusion dans une circulaire académique des critères pour obtenir cette prime COVID.

-la mise en place du groupe de travail avec les organisations syndicales pour connaitre l'enveloppe allouée et l'application de cette prime avec les critères adoptés.

-le cas échéant la prise en compte de la reconnaissance des agents administratifs impliqués par le l'indemnité CIA

3 courriers adressés à Mme la Rectrice : 1er courrier ; 2ème courrier  3ème courrier (A ce jour la section A&I UNSA n'a toujours pas eu de réponses de la part de l'employeur aux courriers envoyés, alors que l'on nous avait prévenu de réponses imminentes de sa part. Force est de constater un amoindrissement du dialogue social de la part de l'employeur académique.)

- la demande d'utilisation de l'enveloppe académique réservé à la prime COVID : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/courrier-25-11-20-a-l-employeur-prime-covid.html

 

 

 CTA : la section A&I UNSA Reims, lors des Instances aux CTA (CTA 01/07/2020 ;  CTA 07/10/2020 ; CTA 03/11/2020 ; CTA 17/11/2020) a demandé à plusieurs reprises l'obtention des données regroupant les bénéficiaires de la prime COVID par mission par catégorie et par taux. Les compléments d'informations sont arrivés au compte goutte. Nous attendons encore le dernier complément d'information sur les TAUX :http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/prime-covid-du-nouveau.html

 

 

RECOURS : la section A&I UNSA Reims vous a encouragé au mois de septembre 2020, à envoyer une demande de recours gracieux pour l'obtention de cette prime COVID avec un modèle tout prêt :  http://www.aeti-ac-reims.com/2020/09/modele-recours-prime-covid.html

 

 

INFORMATION : la section A&IUNSA Reims vous tient  informée de l'avancement de l'actualité de la PRIME COVID par les communications.

Point NOVEMBRE Prime COVID

Point OCTOBRE Prime COVID,

Point MAI Prime COVID,

 

 

 

INFO NATIONALE : le syndicat A&I UNSA 

Etat des lieux COVID 19 en EPLE : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/etat-des-lieux-covid-19-en-eple.html

Gestion de la PRIME COVID : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/gestion-de-la-prime-covid.html

Echange du SG d’A&I UNSA avec le DGRH : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/06/adm-prime-covid-19-8.html)

 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #PRIME COVID, #REMUNERATIONS, #INDEMNITAIRE

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Publié le 26 Novembre 2020

 

Cher.e.s adhérent.e.s, cher.e.s collègues

La section A&I UNSA de Reims a écrit à Madame la rectrice le 25/11/2020 suite à l'information qui a été diffusée sur la gestion de la Prime COVID (communication faite sur le site) afin de savoir si dans notre académie l'enveloppe initiale allouée à cette prime avait été consommée en totalité et si il n'y a pas eu de manquement ni de retard.

Courrier A&I UNSA  et réponse de l'employeur ci-dessous

 

INFOS PRIME COVID 2020/2021 :

 

point info NOVEMBRE Prime COVID : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/info-novembre-prime-covid.html

point info OCTOBRE Prime COVID : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/10/info-octobre-prime-covid-adm.html

 

 

 

Charleville-Mézières le 25/11/2020
 
 
Madame la rectrice, Madame la secrétaire générale, Monsieur le secrétaire Général Adjoint Directeur des Ressources Humaines
 
Nous souhaiterions avoir confirmation de vos services sur le paiement effectif de la prime COVID versée aux bénéficiaires de l'académie de Reims. 
 
Le versement a-t-il bien eu lieu en totalité sur le salaire du mois d'août 2020 et éventuellement de septembre  2020 ?
Est-ce que vous prévoyez d'autres paiements sur les prochains salaires ? si oui quelles sont les échéances ?
 
nous vous remercions par avance  de l'attention que vous porterez à notre demande,
 
je vous prie d'agréer, madame la Rectrice, mes salutations distinguées
 
Mickaël Adamkiewicz, Secrétaire Académique d'A&I UNSA REIMS

 

En date du 26/11/2020,

 

l'employeur nous a répondu que la plupart des bénéficiaires de la prime COVID l'ont perçue en août ou septembre 2020.

Cependant, quelques difficultés techniques ou quelques oublis restent à corriger. 

Des versements complémentaires sont intervenus sur les payes suivantes.

L'employeur nous informe que les dernières situations seront régularisées sur la paye de janvier 2021.

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #COURRIER A EMPLOYEUR, #INDEMNITAIRE, #DIALOGUE SOCIAL, #PRIME COVID

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Publié le 25 Novembre 2020

cher.e adhérent.e, cher.e collègue,

 

en ce jour en conseil des ministres du 25/11/2020,

Monsieur Olivier Brandouy  vient d'être nommé recteur de l'académie de Reims   
Il  est professeur des universités de classe exceptionnelle et actuellement conseiller référendaire en service extraordinaire à la Cour des comptes
 
Il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de rectrice de l'académie de Reims exercées par Mme Agnès WALCH MENSION-RIGAU.
 
 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #DIALOGUE SOCIAL

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Publié le 25 Novembre 2020

Cher.e adhérente, cher.e collègue notre secrétaire général vient de communiquer sur la gestion de la Prime Covid : 

GESTION DE LA PRIME COVID : POUR LES PERSONNELS DE L’ÉDUCATION NATIONALE DE LA JEUNESSE DES SPORTS ET DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LE DÉNI CONTINUE

 

Le Sénat s’est penché sur la consommation des crédits ouverts pour la prime COVID dans les différents ministères et le résultat est accablant : au 30 septembre 2020, surconsommation pour les services du premier ministre à hauteur de 117% et sous-consommation pour les ministères de l’éducation nationale (42%) et de l’enseignement supérieur (2% !)

Certes, tout n’est pas comparable entre ministères compte tenu de ce qu’a été la réalité du fonctionnement des établissements et services et certains font pire que l’éducation nationale. Ce n’est là toutefois qu’une maigre consolation quand on sait combien les personnels de ce ministère ont été particulièrement tout à la fois exposés aux risques de la COVID et concernés par la gestion du confinement. Quant à la situation propre à l’enseignement supérieur, elle demande pour le moins à être explicitée de manière claire et précise !

A plusieurs reprises A&I UNSA a attiré l’attention des ministères sur ce point et à l’occasion du CTMEN du 21 octobre 2020 dans le cadre fédéral a fait part à nouveau de son fort mécontentement, s’agissant en particulier de la manière dont ont été traités dans beaucoup d’académies les personnels autres qu’enseignants notamment les administratifs.

Face à ce que les personnels ne peuvent percevoir que comme mépris et déni de leur engagement professionnel, A&I UNSA exige, à défaut de solutions mieux adaptées, qu’à l’occasion du versement des « compléments indemnitaires individuel annuel » (CIA) toutes les situations, en administrations centrales, en services et en établissements, soient réexaminées et les injustices et iniquités corrigées.

 

Jean-Marc Boeuf, Secrétaire général, A&I UNSA

Paris, le 25 novembre 2020.

 

 

 

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Publié dans #PRIME COVID, #INDEMNITAIRE, #REMUNERATIONS

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Publié le 24 Novembre 2020

Courrier du Secrétaire Général de la fédération Unsa Education à Monsieur le Premier Ministre

Cher.e adhérent.e,

 

Le ministre de l’Éducation nationale avait annoncé le 16 novembre des mesures de revalorisation pour les enseignant·es et la répartition de l’enveloppe de 400 millions prévue pour 2021.
les syndicats de la fédération UNSA Éducation ont insisté sur la nécessité et l’urgence de revaloriser l’ensemble des personnels de l’éducation et de donner de la visibilité à long terme.

Cette marche de 400 millions d’euros ne peut se concevoir que comme une première étape avant d’autres hausses successives qui permettraient enfin de donner des perspectives de revalorisation pour chacun des personnels.

Un courrier de la part du Secrétaire Général de la fédération Unsa Education a été envoyé au premier ministre. il lui est demandé d’annoncer rapidement une loi de programmation pluriannuelle et les montants pour chaque année qui viennent donner des perspectives de revalorisation sur le long terme. "Sans cette vision et cette clarté aucun « Grenelle des personnels de l’éducation » ne sera possible."
Les discussions qui ont lieux en ces temps dans les différents chantiers de l’agenda social doivent aboutir à des mesures concrètes. Aujourd’hui seulement 21 millions des 400 millions d'euros sont disponibles en mesures catégorielles pour prendre en compte les personnels non enseignant·es, ce n'est pas suffisant.

Monsieur le Premier Ministre doit :
- revaloriser les plus bas salaires, notamment les AESH mais aussi les catégories B et C administratives et techniques et les AED
- prendre les mesures de revalorisation et de carrières pour les filières administratives, sociales, de santé et techniques
- concrétiser les engagements pris pour les personnels de direction et d’inspection
- poursuivre la revalorisation au-delà de 2021 pour les enseignant·es, Psy-EN, CPE*


"Notre organisation syndicale prend toute sa place dans le dialogue social dès qu’il est possible. L’enveloppe de 2021 n’est qu’une première étape. La connaissance de l’enveloppe globale de revalorisation et la programmation pluriannuelle sont aujourd’hui indispensables pour concrétiser les mesures pour nos collègues. C’est le sens de notre demande"

 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #INDEMNITAIRE

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Publié le 22 Novembre 2020

Cher.e adhérent.e, cher.e collègue, un Comité Technique académique a été réuni le 17 novembre. Ci-dessous le compte-rendu et en fin de page la déclaration de l'Unsa Education.

En prime, voici les réponses à nos questions diverses.

  • Forfait mobilité durable : la Direction Générale des Ressources humaine du ministère vient juste de recevoir  une circulaire nationale de la  DGAFP (Fonction publique). La circulaire académique va paraître et la mise en paiement se fera en février.
  • Prime COVID ? demande de précisions sur les montants et plus particulièrement les TAUX versés : Madame la Secrétaire Générale : les précisions demandées sont prêtes, les documents vont être mis à disposition des membres du CTA
  • Quid des tests antigéniques ? : pas d’infos reçues par le ministère aussi bien sur qui aurait ses tests et qui les feraient passer.

Voir les autres questions diverses au bas du document.


Compte rendu du Comité Technique Académique (CTA) de l’académie de Reims du mardi 17 novembre à 8h30 en visio


Membre de l’administration du Rectorat de Reims présent.e.s :

  • Mme la Rectrice d’académie
  • Mme Conan, secrétaire générale
  • M. Cyrille BOURGERY, Secrétaire Générale d’Académie Adjoint DRH
  • Monsieur Jean-Roger RIBAUD, DASEN des Ardennes
  • Monsieur Frédéric BABLON, DASEN de l’Aube
  • Monsieur Bruno CLAVAL, DASEN de la Marne
  • Monsieur Michel FONNE, DASEN de la Haute-Marne
  • Monsieur Grégory REGHOUYA, Chef de division du SPFE

Représentant.e.s de la Fédération Unsa Education Grand Est académie de Reims présent.e.s

  • Jean-Michel ALAVOINE, SE-UNSA Reims
  • Mickaël ADAMKIEWICZ, SA A&I UNSA Reims
  • Arnaud MEILHAN, SRAA UNSA Education Reims
  • Sylvie GANTHIER, SE-UNSA Reims
  • Véronique BRACONNIER, SNPDEN UNSA Reims
  • Laurence BENOITON, SNASEN, Unsa Reims

Ordre du jour

  • Point 1 : Approbation des PV du 19 mai, du 1er juillet, du 7 octobre
  • Point 2 : Postes spécifiques nationaux (pour avis)
  • Point 3 : Charte des administrateurs informatiques de l’académie de Reims (pour avis)
  • Point 4 : Télétravail : bilan de l’enquête et protocole académique (pour avis)
  • Point 5 : bilan   du   mouvement   des   personnels enseignants   du   second   degré, report   du   CTA   du 07/10/2020 (pour information)
  • Point 6 : Bilan des effectifs 2020 et prévisions 2021
  • Point 7 : Questions diverses

L’UNSA Education fait lecture de sa déclaration liminaire : ( à retrouver en fin de page)


Mme la rectrice répond après les déclarations liminaires : quel est le chef d’établissement qui s’est vu refuser le plan d’hybridation car ce n’est pas le cas. Il faut bien vérifier ses sources. Les communications rectorales ne sont pas faites dans la précipitation mais cherchent à anticiper au maximum  pour bien aller jusqu’aux vacances de Noël.


N°1 :  Approbation des PV du 19 mai, du 1er juillet, du 7 octobre


N°2 : Postes spécifiques nationaux (pour avis)

Madame la secrétaire générale : ces postes spécifiques sont remontés au ministère.

Monsieur Grégory REGHOUYA présente :

4 créations de postes :

  • Conducteur routier (P6310) au LP le Château de Sedan dans le cadre du CAP Opérateur de service Relation client et livraison,
  • Biotechnologies, santé environnement (L7200) au lycée de Bazeilles 
  • Histoire-géo (L1000) au lycée Clémenceau de Reims (option Cinéma audiovisuel)
  • Eco-gestion option gestion administration (L8013) au LP de Wassy

1 suppression : Electrotechnique aux Lombards à Troyes (poste vacant suite à un départ à la retraite)

 Et 6 transformations dont 2 conduisent à des suppressions de postes et donc à des mesures de cartes scolaires : une au Lycée Chagall en L6500 (Arts appliqués) et une en Eco gestion option administration (P8039) au LP de Wassy.

VOTE : ABSTENTION UNSA et SGEN (=5), FSU POUR


N°3 : Charte des administrateurs informatiques de l’académie de Reims (pour avis)

Présentation de la charte qui vient compléter les règles définissant l’usage informatique. Ce document vient encadrer les pouvoirs importants de l’administrateur informatique.

Madame la secrétaire générale : C’est une charte déontologique qui respecte l’administrateur, s’il y a « une sortie de route » c’est le supérieur hiérarchique qui doit prendre les mesures nécessaires.

Le document a été transmis tardivement aux OS ce qui n’a pas permis de l’étudier correctement.

VOTE : ABSTENTION UNANIME


N°4 : Télétravail : bilan de l’enquête et protocole académique (pour avis)

Madame la secrétaire générale souhaite établir ce qui n’existait pas dans l’académie : un protocole de télétravail afin d’être en règle avec les directives nationales du ministère de la Fonction Publique. L’an dernier tout s’est accéléré et c’est le travail à distance qui s’est mis en place. Ce protocole s’est basé sur une enquête afin d’avoir le ressenti après les vacances d’été. Des groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir à la mise en place de ce protocole avec les organisations syndicales.

Monsieur Bourgery : c’est un exercice particulier car construction d’un protocole avec un banc test forcé avant ! Ce banc test a été mis à profit pour tenir compte des remarques, des critiques, des suggestions des personnels. Enquête auprès de 826 agents et 452 ont répondu complètement (54.7%) et 93 % des agents qui ont répondu étaient en travail à distance lors du confinement. 72.5 % des agent ont utilisé un ordinateur professionnel cela montre donc l’effort de déploiement de la DSCI pour permettre aux agents de continuer à travailler. Sur la charge de travail, on peut mesurer des distinctions entre les personnels qui assurent des fonctions d’encadrement et qui avaient besoin de maintenir un lien d’équipe et les agents. Ce sondage montre que le travail à distance a nécessité un travail supplémentaire des agents.

Des éléments d’attention sont le temps de travail, l’articulation vie pro et vie privée.

Moins de 50 % souhaitent poursuivre en télétravail.

Choix d’un protocole clair avec un télétravail sur la base du volontariat, sans surcharge de travail ; les missions doivent être définies car toutes les missions ne sont pas « télétravaillables ». Des points de vigilance :

  • Besoin aussi d’avoir des outils adaptés (matériel à fournir, capacité de réseau). Il sera ouvert à tout type d’agent sauf les stagiaires et les personnels en cours de reclassement.
  • Un télétravail sur deux jours maximum (en journée entière plutôt que des demi-journées) avec des dérogations pour les raisons de santé.
  • Importance du lien collectif avec le service pour éviter l’isolement, l’exclusion d’un agent.
  • Besoin aussi de maintenir une continuité téléphonique en préservant la vie personnelle et privée des agents

Un groupe de suivi va être formé pour suivre la mise en place de ce protocole. Tous les impacts doivent être pris en compte (sur la santé, l’organisation, les impacts techniques, …). Des formations des personnels vont débuter dès cette semaine.

Madame la Secrétaire Générale : Ce protocole sera mis en place du 1er janvier au 31 août afin de le tester et de l’évaluer. Ce protocole sera donc évolutif. C’est une phase d’expérimentation et le groupe de suivi sera réuni régulièrement.

UNSA : le protocole fera l’objet d’ajustement mais plusieurs regrets :

  • que le mercredi ne soit pas « télétravaillable » alors que c’est le cas dans d’autres académies.
  • la qualité du réseau internet
  • les polices d’assurance  = un surcoût.
  • pas de jours flottants

Réponses de Madame la Secrétaire Générale : Les jours flottants : elle n’est pas totalement fermée mais difficile dans cette mise en place de partir tout de suite sur des jours flottants. Le protocole pourra évoluer, il s’agit d’un cadre pour que tous ceux qui veuillent essayer cette manière de travailler puissent le faire. C’est la même chose pour le mercredi pour qu’il n’y ait pas de confusion avec le temps partiel du mercredi. Sur la téléphonie, pas en IP, mais cela coûte très cher. L’objectif est que chaque télétravailleur puisse avoir le téléphone sur son ordinateur professionnel.

Autre question : qu’en est-il de la prise en charge des coûts internet ? Pourquoi pas 3 jours ?

Réponse : Pas de budget spécifiquement fléché pour ça. L’enquête a montré un % de personnes susceptibles de faire du télétravail mais il faut attendre pour voir qui le fera réellement. Le travail par la téléphonie par IP pourra régler une partie du problème. La connexion internet est indispensable mais pas de réponse pour le moment car pas de ligne budgétaire dédiée. Pour les 3 jours, cela se mettra certainement en place, mais il faut laisser le temps de s’habituer au télétravail. Le mercredi pose une difficulté car de nombreux agents sont sur un temps partiel dirigé majoritairement sur le mercredi et le vendredi. Cumuler un nombre de personnels absents le mercredi peut poser problème. L’objectif est de favoriser ce télétravail sans créer des écueils. On n’est pas dans la journée de travail à l’américaine sans cadre horaire. C’est donc une précaution sur cette première période et non pas un blocage. Et ce d’autant plus que certains services sont fortement sollicités le mercredi car de nombreux enseignants n’ont pas cours à ce moment-là. Les familles appellent aussi souvent le mercredi.

UNSA : Cela fait du bien de voir que sur certains sujets on peut revenir à de bonnes méthodes de travail dans cette académie ! Nous demandons qu’il y ait une réflexion pour d’autres catégories de personnels comme les conseillers pédagogiques par exemple. Il y a donc encore des points à faire évoluer. Un CTS est prévu le 1er décembre. Y a-t-il un vote prévu alors ?

Réponse : Non c’est pour information au CTS.

Autre question : qu’en est-il du délai d’un mois entre la candidature et la réponse donnée. ?

Réponse : Pas dans le protocole mais possibilité de le rajouter. Besoin de ce délai pour voir la disponibilité du matériel informatique. Souhait d’une campagne avant l’été pour que cela débute en septembre.

VOTE : ABSTENTION UNSA, FSU (= 9), CONTRE SGEN


N° 5 : Bilan   du   mouvement   des   personnels enseignants   du   second   degré, report   du   CTA   du 07/10/2020 (pour information)

Monsieur Bourgery : élément intégré au bilan social et retour aussi lors des Lignes directrices de gestion. Un mouvement réglementé par les LDG dans un contexte de crise sanitaire avec les personnels tous à distance. Diminution du nombre de stagiaires qui intègrent l’académie (208 contre 225 en 2019) et avec ¾ des stagiaires sans aucune expérience professionnelle. Diminution du nombre de participants à l’inter comme à l’intra. 34 cartes scolaires : donc forte augmentation. Moyenne des entrants : 32 ans, 71.4 % des entrants sont des néo-titulaires. Taux de maintien des stagiaires dans l’académie : 45 %. Plus de dossiers au titre du handicap (passage de 15 à 22 agents qui ont bénéficié des bonifications au titre du handicap).

Le mouvement intra a été compliqué à gérer : tout a été dématérialisé pour la première fois. La difficulté pour produire les attestations ont été prises en compte (demande RQTH, changement d’état civil) et toutes les situations ont été consolidées lors du déconfinement. Moins de postes au mouvement (495) et moins de participants. 169 postes sont restés vacants surtout en Technologie (déficit de personnel car aucun recrutement au titre des concours) et en Eco-gestion ; 11 % des postes SpéA sont restés vacants et grosse difficulté pour recruter en ULIS. Le taux de satisfaction sur le 1er vœu de 37 % (comme en 2019) et 63 % affectés sur un des 5 premiers vœux. Par corps, situations variées entre le corps des PSY-EN (taux de 84 %) et les professeurs agrégés (taux de 39 %). 61.6 % pour les PLP.

12 recours formulés dont 1 a été retenu chez les certifiés.

Questions : Va-t-on avoir un groupe de travail sur les LDG académiques ? Qu’en est-il sur la liste des personnels que nous devions avoir ?

Monsieur Bourgery : Les LDG vont être revues sans être pour autant remise à plat (notamment question des barèmes à ajouter). Un GT est prévu prochainement, le calendrier va être finalisé. Sur la diffusion des listes des personnels, les éléments sont en cours d’extraction. Cela devrait se faire très rapidement (en novembre).

L’UNSA félicite les personnels pour la qualité des documents de ce bilan mais le tableau pour le premier degré fait pâle figure ! Nous pourrions comme pour le second degré avoir les taux de satisfaction sur les vœux 2,3, … les taux différenciés Hommes/femmes, le focus sur la prise en compte des situations au titre du handicap et du social…

Monsieur Bourgery : Deux mouvements pas tout à fait similaires mais le rectorat va se rapprocher des services départementaux.

Questions : Peut-on avoir une répartition territoriale des postes vacants ? 12 recours et combien d’APA formulées et acceptées ?

Monsieur Bourgery : possibilité de donner une répartition géographique, pour les APA le chiffre sera communiqué ultérieurement.

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N° 6 : Bilan des effectifs 2020 et prévisions 2021

Le rectorat présente une "photo des effectifs" d’un jour donné or les effectifs évoluent sans cesse, donc besoin de consolider ces résultats sur tout le mois de septembre :

  • Grosse baisse des effectifs dans le 1er degré : - 3000 élèves ; la baisse est très importante, elle avait été anticipée mais pas à ce niveau (surtout dans le pré-élémentaire aux âges de 3 et 4 ans) ! C’est un écart constaté au niveau national. Probablement lien avec la pandémie.
  • Baisse continue depuis 10 ans : raisons démographiques (baisse des naissances de 1 % par an depuis 2017 + solde migratoire très bas)
  • Prolongement de la baisse des effectifs dans le 1er degré encore pendant de longues années : pour 2021, prévision de 106 614 élèves dans le Public (baisse de 2600 élèves) prévision de 11 846 élèves dans le privé (baisse de 137)
  • Dans le second degré : 112 901 élèves avec une baisse aussi (- 436 élèves dans le public et – 29 élèves dans le privé) surtout dans les Ardennes et la Haute-Marne. La hausse des effectifs commence à se tasser. Stagnation pour 2021

Madame la SG rappelle que les moyens alloués par le ministère à l’académie dépendent de la prévision d’effectifs


N° 7 : Questions diverses

UNSA :

  • Forfait mobilité durable : la Direction Générale des Ressources humaine du ministère vient juste de recevoir  une circulaire nationale de la  DGAFP (Fonction publique). La circulaire académique va paraître et la mise en paiement se fera en février.
  • Recrutement enseignants contractuels PE : l'autorisation du ministère a été donnée pour 20 recrutements. 9  pour le 51, 6 pour l'Aube , 5  pour le 52 . Ils seront en CDD jusqu’au 31 août. Les recrutements se font en DSDEN. Sont contactés les non admis au concours dans l'ordre de la liste.
  • Remplacements  par puisement sur la liste complémentaire des défections des reçus au concours  CRPE ? : 5 PE ont été pris en liste complémentaire, ce qui ne peut -être fait que dans le 1er mois.
  • Quid des tests antigéniques ? : pas d’infos reçues par le ministère.
  • Demande de report de l’évaluation des établissements du second degré en raison du contexte de crise sanitaire. Madame la rectrice : Pas possible de reporter l’évaluation des établissements car il faut avoir fait l’évaluation de tous les établissements dans 5 ans, certes contexte peu propice et donc 3 mesures :
  • Seuls les établissements volontaires vont poursuivre l’évaluation cette année,
  • Renforcement du soutien de ces établissements par l’équipe en charge dans l’académie,
  • Enfin assouplissement du calendrier, le processus d’auto évaluation va jusqu’aux vacances de printemps et l’évaluation externe jusqu’en juillet

Si moins d’établissements que prévus sont évalués cette année, il faudra qu’il y en ait plus l’an prochain

  • Demande de communication des résultats genrés du mouvement des personnels de direction (question déjà posée au CTA précédent) : Madame la Secrétaire Générale : ils seront communiqués au prochain CTA
  • Revalorisation IFSE AS : groupe de travail début décembre,
  • Les listes demandées par les représentants des personnels après accord du ministère seront communiquées avant fin novembre.
  • Recrutement enseignants contractuels PE : l'autorisation du ministère a été donnée pour 20 recrutements. 9  pour le 51, 6 pour l'Aube , 5  p our le 52 . Ils seront en CDD jusqu’au 31 août . Les recrutements se font en DSDEN. Sont contactés les non admis au concours dans l'ordre de la liste.
  •  Remplacements  par puisement sur la liste complémentaire des défections des reçus au concours  CRPE ? : 5 PE ont été pris en liste complémentaire, ce qui ne peut -être fait que dans le 1er mois.

Madame la Rectrice : Pas d’info sur les moyens attribués pour le recrutement des AED pour le moment suite à l’annonce du ministre, confirmation par Madame la Rectrice que les établissements n’ont pas été informés d’un possible recrutement d’AED supplémentaires.

Madame la Rectrice donne son accord pour mettre à disposition des membres du CTA les protocoles de continuité pédagogique soumis à son approbation par les établissements, mais précise qu’ils sont évolutifs et qu’aucun établissement ayant déposé une demande d’aménagement n’a essuyé de refus.


Cette réunion s’est déroulée dans des conditions techniques de visio très mauvaises qui ne facilitent pas le dialogue social.

 

 


Déclaration de l’UNSA-Education au CTA du 17 novembre 2020

Madame la Rectrice,

Mesdames, Messieurs,

Nos déclarations au CTA se suivent et se ressemblent depuis quelques mois. Non pas qu’à l’UNSA-Éducation nous manquions d’inspiration, mais parce que nos avons le sentiment que Monsieur le Ministre reste désespérément sourd à ce que disent les personnels.

Et ce n’est pas faute que l’UNSA Éducation ait, à maintes reprises, appeler le gouvernement à prendre très rapidement la mesure de l’état de tension et de colère des personnels de l’Éducation et à apporter les réponses aux questions légitimes qu’ils se posent.

Certes, ce contexte de crise sanitaire et de menace terroriste que nous subissons nous oblige tous, mais les personnels sont exténués et en colère. Leur conscience professionnelle, leur engagement pour les élèves sont particulièrement solides mais les personnels ne tiendront pas indéfiniment.

Que faut-il faire pour attirer l’attention de notre Ministre ?

Certains collègues ont choisi de faire grève le 10 novembre.

D’autres ont préféré écrire au Ministre pour lui dire en substance : Entendez-moi, Monsieur le ministre !

L’UNSA-Éducation souhaite vous faire partager, Madame la Rectrice, la teneur de ce courrier en guise de déclaration liminaire.

Monsieur le ministre,

Vous déclarez souvent dans les médias que vous entendez ce que vous disent les personnels, mais aujourd’hui, je vous écris pour vous faire part de mon état d’esprit personnel et que vous puissiez le prendre en compte : je ressens de la colère, de l’exaspération et de l’épuisement.

Je suis en colère car j’ai l’impression de naviguer à vue depuis déjà plusieurs mois, et cela bien avant la crise sanitaire. Au-delà des ordres et contre-ordres récurrents dont l’hommage national à Samuel Paty du 2 novembre en est l’exemple le plus récent alors que la laïcité et la défense des valeurs de la République sont des sujets primordiaux, j’ai l’impression que tout est décidé et organisé en permanence dans la précipitation, au dernier moment et sans prendre en compte l’avis des professionnels dont je fais partie. Un proverbe dit que faire et défaire c’est toujours travailler, mais encore faut-il comprendre l’intérêt de ce que l’on nous demande de faire. Je n’ai plus confiance dans le pilotage actuel de l’Éducation nationale, et cela depuis des mois. Je n’y vois plus aucun sens si ce n’est celui de l’agitation permanente, vacances et week-end inclus. Pour exercer sereinement mon métier, j’ai besoin d’un cadre clair et posé, j’ai besoin de sérénité, j’ai besoin de reconnaissance et de respect. Aujourd’hui l’Éducation nationale ne m’apporte rien de cela.

Je ressens aussi de l’exaspération de ne recevoir ni reconnaissance ni considération de mon professionnalisme par ma hiérarchie. Mon professionnalisme est nié quand les consignes et instructions ne me parviennent qu’après communication à l’opinion publique. Ma hiérarchie locale n’est pas en mesure de m’apporter les précisions nécessaires à vos annonces. La pression permanente et le manque de visibilité sont anxiogènes pour moi. Pour exercer efficacement mon métier, j’ai besoin de temps pour pouvoir m’organiser, j’ai besoin de pouvoir me projeter dans la durée. Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale ce n’est plus possible, tout se décide au dernier moment et est à mettre en œuvre dans la précipitation.

Enfin l’épuisement me gagne chaque jour un peu plus. Physiquement et moralement. Mon travail m’épuise pour toutes les raisons citées ci-dessus qui me mettent en colère et qui m’exaspèrent, et pour bien d’autres encore. Depuis des mois je tiens le coup pour les élèves qui sont confiés au système scolaire car ma conscience professionnelle me pousse à faire du mieux que je peux dans leur intérêt. Mais je voudrais que vous sachiez que c’est uniquement pour eux que je tiens.

Je vous remercie d’avoir pris connaissance de mon état d’esprit car je pense qu’il est nécessaire que vous en ayez pleinement conscience.

Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en mon dévouement le plus profond à l’École publique laïque.

L’UNSA Éducation et ses syndicats continueront de se faire l’écho sans relâche de la situation insupportable dans laquelle les personnels sont placés. Car si la crise n’est pas imputable à l’exécutif, sa gestion est de la responsabilité du gouvernement, et donc corrélativement de notre Ministre de l’Éducation Nationale.

Il n’est jamais trop tard pour entendre les professionnels que nous sommes, Monsieur le Ministre.

L’UNSA Éducation s’attachera à ce que le Grenelle de l’Éducation, lancé le 22 octobre, soit à la hauteur des attentes profondes de nos collègues, tant en terme de reconnaissance que de rémunération.

« Nous sommes le ministère de l’humain, et un système public de l’éducation qui fait réussir ses élèves passe par une attention absolue à ses personnels, à leur bien-être, au respect des élèves et des familles, au soutien de l’institution. » Tels sont les propos ministériels.

Soyez certaine, Madame la Rectrice, que nos collègues ne se contenterons pas de belles paroles… Les personnels, des enseignants aux AESH et AED, en passant par les CPE, PsyEN, les chefs d’établissement, les personnels de la filière administrative et technique, comme ceux de la filière médicale, paramédicale et sociale ou encore les personnels d’inspection, attendent du concret, maintenant !

Si le ministre a annoncé hier (lundi 16 novembre), ses arbitrages sur la répartition des 400 millions d’euros dédiés à la revalorisation 2021 des enseignants, l’UNSA Éducation continue de demander de la visibilité sur la loi de programmation. Certes, des améliorations ont été apportées aux premiers projets présentés en octobre mais des écueils et des manques demeurent.

Et justement parce que l’Ecole démontre encore son rôle central quand notre pays affronte des crises multiples et de long cours, y compris la remise en cause des valeurs de la République, il est urgent de donner des perspectives collectives budgétairement consolidées. Et pas seulement aux enseignants. De trop nombreux personnels de catégorie B et C dans notre ministère, titulaires comme contractuels, attendent une indispensable revalorisation de leur carrière et la correction des écarts de rémunérations.

L’UNSA Éducation vous demande, Madame la Rectrice, de faire remonter ce message auprès du Ministre.

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #CTS - CTA, #PRIME COVID, #INDEMNITAIRE, #DIALOGUE SOCIAL

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Publié le 18 Novembre 2020

cher.e adhérente, cher.e collègue, 

L’article 41 de la loi n°2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique et son décret d’application n°2020-1366 du 10 novembre 2020 ont rendu possible la modification du calcul du supplément familial de traitement (SFT) en cas de résidence alternée de l’enfant au domicile de chacun des parents.

L’UNSA Fonction Publique considère que cette possibilité permet de prendre en compte les changements intervenant dans les structures familiales.

Le SFT peut désormais être partagé par moitié entre les 2 parents :

- Soit sur demande conjointe des parents,

- Soit à la demande de l’un d’entre eux, s’ils sont en désaccord.

Pour connaître les modalités de calcul : https://www.unsa-education.com/IMG/pdf/fiche-sft.pdf

Pour lire le texte de loi : Texte legifrance du 10/11/2020 :

 


Bon à savoir :

Vous avez droit au SFT même si votre ex-conjoint.e vous verse une pension alimentaire, dès lors que vous assumez la charge effective et permanente du ou des enfants.

- Le SFT est cumulable avec les allocations familiales auxquelles vous avez droit.

- En cas de congé maladie et de grève, le SFT est maintenu en totalité.

 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #REMUNERATIONS, #INDEMNITAIRE

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Publié le 17 Novembre 2020

 

CHSCT Académique du 12 novembre 2020

en visioconférence - durée 3H

Ont siégé pour l'UNSA Education : Jean-Michel Alavoine, Mickaël Adamkiewicz et Aline Geeraerts .

3  fédérations siègent (UNSA - FSU - SGEN)

Ordre du jour :

  • 1. Approbation des PV des CHSCTA des 3 juin et 7 juillet 2020
  • 2. Actualité sanitaire
  • 3. Réorganisation de la DSDEN de la Haute-Marne
  • 4. Point d’étape programme triennal de prévention et OSM 2020-2021
  • 5. Actions menées dans le cadre du réseau PAS
  • 6. Tableau de suivi des actions du CHSCT A (GT plan canicule)
  • 7. Bilan de l’inspection de l’ISST
  • 8. Bilan des accidents de service
  • 9. Point enquêtes du CHSCT
  • 10. Protocole télétravail

DECLARATION UNSA EDUCATION au CHSCT A du 12 novembre 2020

Après les multiples alertes et réunions de ces derniers jours, l’UNSA Education appelle le gouvernement à répondre au plus vite aux demandes et à la colère des personnels de l’Éducation nationale  

Nous avons solennellement averti l’exécutif de l’état d’exaspération et d’épuisement de tous les personnels, de leur inquiétude concernant leur santé et celle de leurs élèves. Le système ne tient que par la conscience professionnelle de ses agents.

Nous demandons

  • la diminution des groupes d’élèves dès qu’il n’est pas possible d’appliquer le protocole ;
  • la suspension de toutes les réunions et formations non-urgentes ou leur tenue en distanciel si possible
  • la mise en place de journées banalisées s’il faut passer à de nouvelles étapes (nouveau protocole, fonctionnement pédagogique en alternance ou continuité pédagogique) ;
  • des recrutements de personnels en particulier par le recours aux listes complémentaires, des recrutements d’assistant d’éducation dans le 1er comme dans le 2d degré.
  • Un aménagement des programmes pour faire face à la crise. 

Ces avertissements et demandes ont été portées à tous les niveaux et dans de multiples instances : CTM, réunion ministérielle faisant suite à l’alerte sociale, interventions auprès du ministère, du rectorat.

L’UNSA Education a porté 7 avis devant le CHSCT ministériel du 10 novembre (avis votés à l’unanimité) : en voici la substance :

Avis 1 : concerne l'information directe des personnels sur la publication ou mise à jour des consignes et préconisations relatives à la gestion de la crise dans les écoles/établissements/services

Avis 2 : concerne le cadrage sur les réponses à apporter quand les familles refusent le port des masques pour leurs enfants.

Avis 3 : concerne l'EPS et la dotation de masques particuliers aux professeurs d'EPS

Avis 4 : concerne la demande d'une information hebdomadaire sur l'évolution de la situation dans l'Education Nationale.

Avis 5 : concerne la demande de recrutement pour répondre à l'urgence sanitaire.

Avis 6 : concerne la demande de l’application immédiate de la circulaire fonction publique relative à la continuité du service public qui prévoit que les agents dont les fonctions peuvent être exercées totalement ou principalement à distance doivent impérativement être placés en télétravail cinq jours par semaine.

Avis 7 : concerne la demande de mise à disposition d'une fiche thématique pour donner un cadre d’accompagnement à la mise en œuvre du protocole qui doit être proposé pour les CDI et les personnels qui y travaillent.

Ces demandes peuvent être rapidement suivies d’effet dans notre académie.

Les personnels attentent un soutien et un accompagnement à la hauteur de la gravité de la situation de la part de leur hiérarchie

Nous portons toutes ces demandes aujourd’hui devant vous Madame la rectrice.


 

Le CHSCT était présidé par Mme Connan (secrétaire générale du rectorat) assistée de M. Bourgery DRH, M. Cakir, Conseiller de prévention, Mme Stienne, médecin de prévention, Mme Glorian, Psychologue du travail, M. Hourriez, Inspecteur Santé Sécurité au travail. Les secrétaires généraux des départements sont présents.

1/ Mme la secrétaire générale fait une information aux membres du CHSCT sur l'agression qui a eu lieu une semaine plus tôt d'un enseignant par un lycéen au lycée Jean Jaurès de Reims.

Elle explique les faits et expose les modalités d'accompagnement mises en place par l'institution pour le collègue très affecté, mais aussi pour l'équipe sur place. Elle informe aussi le CHSCT des modalités concernant l'élève.

2/ Actualité sanitaire : Mme Connan, expose les tenants et aboutissants du nouveau protocole "intermédiaire". La crise évolue, le protocole aussi. De nouveaux aménagements  pour les lycées, pas  forcément en demi-groupe mais 50% de présentiel possible pour réduire en particulier le nombre d'élèves en restauration scolaire et internat. Liberté est donnée aux chefs d'établissements et leur équipe pédagogique, avec avis préalable des IA Dasen. Mardi 10 novembre, 12 lycées étaient concernés. Ce sera revu au bout de 2 semaines. Rien de prévu pour le moment pour les collèges.

Les membres du CHSCT ont formulé 2 avis votés à l'unanimité des élus des personnels. Le rectorat a un délai pour répondre à ces 2 demandes.

Avis 1 : Afin de répondre aux exigences sanitaires, le CHSCTA demande une diminution immédiate du nombre d’élèves par classe dans le but de permettre les gestes barrières et la distanciation nécessaire; cela sans alourdir la charge de travail des personnels . Tous less moyens doivent être en mis en oeuvre pour une organisation adaptée.

Avis 2 : Les modifications de l’organisation du travail, liées aux évolutions des conditions sanitaires, notamment les modifications de protocole, doivent s’accompagner de temps de concertation et de préparation organisés sur le temps de service.

Mise au point des chiffres COVID données aux médias : Mme la secrétaire générale a eu connaissance d'un mail d'une (autre) organisation syndicale qui estime que le rectorat ment à propos des chiffres sous estimés de cas covid élèves et personnels. Elle indique qu’il n’y a pas de rétention d’information. Les chiffres communiqués sont ceux remontés du terrain. Il peut y avoir quelques distorsions, mais les chiffres de l'ARS sur les covid des tranches d'âge ne sont pas que ceux recensés par le rectorat (université aussi puisque tranche d'âge jusque 19 ans).

  • Au 10 novembre : covid avéré > recensement de 233 élèves, 47 personnels du ministère educ (Enseignant), 12 personnels autres.
  • Cas contact : 757 élèves ; 95 personnels du ministère22 personnels extérieur (CL ) 864 personnes cas contacts

Nouveau texte sur les personnels vulnérables : Le travail peut être mené en présentiel si seul au bureau et si toutes les conditions requises. Le Dr Stienne précise que des critères sont ajoutés aux 11 initiaux (surtout des pathologies neurologiques).

Certains agents  "vulnérables" redoutent la mise en retrait.

Quels sont les actes administratifs à formaliser ? les personnels peuvent-ils être mis d'office en ASA ? Réponse : il y a une formalisation minimum, un écrit pour sécuriser la modalité de travail à distance ou l'ASA. Le travail à distance implique des obligations, il faut en être conscient. L'organisation du service est précisée par le chef de service N+1. C'est bien sur demande de l'agent, il n'y a pas de mise en ASA ou télétravail d'office.

Nous témoignons que les personnels vivant avec des personnes vulnérables sont inquiets, en particulier les enseignants de maternelle au contact d'enfants non masqués et les enseignants d'EPS. Mme Connan indique que les adultes sont protégés par le port du masque.

Autres questions : La demande des enseignants d'EPS est bien d'avoir un masque qui protège dans les 2 sens. Le DRH indique que les masques distribués sont aux normes de filtration.

Il est aussi indiqué la difficulté d'identifier les masques Dim mis à l'écart des autres masques, car en début d'année il y a eu plusieurs marques de masques distribuées. La SG attend l'avis du haut conseil à la sécurité publique pour les masques Dim.

Nous indiquons que les personnels infirmiers demandent du matériel de désinfection adapté.  Mme la SGA est très étonnée qu’il n’y ait pas de produit pour la désinfection. Nous indiquons que les produits virucides ne sont sans doute pas ceux utilisés habituellement. C'est sur le budget des collectivités territoriales. Il est aussi évoqué la charge de travail croissante des infirmiers et infirmières. Le DRH indique qu'il y a une attention faite pour les infirmières mais également les médecins.  Il y a eu aussi des appels faits sur des travaux de tracings sur une base de volontariat. Il tenait à souligner leurs engagements comme cela avait été fait lors du 1er confinement. Il y a eu également des formations supplémentaires.

 

3. Réorganisation de la DSDEN de la Haute-Marne

Mme la SGA explique qu’il y a la DSDEN de 52 qui est mobilisé sur la gestion des AESH. 6 ETP vont arriver à la DSDEN 52 à partir de janvier. Tout ceci nécessite la réorganisation des locaux et un jeu de chaises musicales pour que chacun trouve sa place. Le bâtiment du logement non occupé du Dasen permettra d'y installer le CIO et évitera que du public pénètre dans les étages de la DSDEN. Des travaux sont à prévoir.

Les services départementaux Jeunesse et Sports intègrent le ministère de l'éducation nationale et ils doivent avoir des bureaux en DSDEN en janvier. Ce sera fait progressivement. La programmation des travaux pourles accueillir est prévu au mois de décembre sur 15 jours.

CE qui permettra une réorganisation avec une restructuration des services. Les services se sont pas regroupés actuellement. Au fur et à mesure que la DSDEn s'est agrandie il n'y a pas eu de déménagement successif. Aujourd'hui il convient de faire des mouvements et de réorganiser les services.

Madame la secrétaire Générale d'académie explique que l'organisation de l'espace est pour "mieux vivre au travail". Elle regardera de très près l'organisation des espaces ouverts (open space).

Nous demandons à avoir un point sur le sujet dans les 4 départements. Les SG des départements expliquent ce qu'il en est :

  • Pour la DSDEN de l’AUBE l’établissement est complet. Il y a un travail actuel avec jeunesse et sport pour trouver des locaux avec la mairie entre autres une ancienne école non loin de la DSDEN.
  • Pour la DSDEN de la MARNE, pour l’heure les agents resteraient dans leurs locaux. Il y a également une réorganisation de la DDSPP. Il n’y a pas de locaux disponibles pour les accueilir. Il y aura demain une réunion prévue.
  • Pour la DSDEN des ARDENNES, les agents des DSDEN et des circo le 1er 2eme et 3eme étage. Au rez de chaussée il y a déjà des agents de la DDFPP  et ceux de jeunesse et sport prendraient la place de ces agents qui iraient dans le bâtiment jumeaux.

M le DRH SGA explique qu’il y a un travail de fait en lien étroit avec leur direction il y a un suivi individualisé des agents. Il y a une vingtaine d’agents concernés.

4. Point d’étape programme triennal de prévention 2020-2021

  • M le conseiller explique que les actions de formations des représentants du CHSCT ont été reporté en automne dû au protocole sur la crise sanitaire.
  • Formations des assistants de prévention agents de l’état.
  • Accompagnement fait aux directeurs des écoles très positif sur un groupe de parole à Reims. Les groupes de paroles seront étendu aux autres départements.
  • Il y aura également un groupe d’intervention des personnels infirmiers. 4 groupes aussi destinés aux personnels d'encadrement.

Nous demandons à ce que l’on oublie pas le GT canicule : 3ème trimestre

5. Actions menées dans le cadre du réseau PAS

  • Il y a eu un point de travail avec la MGEN du réseau PAS (convention ministère/Mgen). Il y a bien des élargissements de prévu
  • L’idéal c’est d’avoir des groupes de paroles et la demande de présentiel par ateliers.
  • Il y aura une relance de GT avec les PERDIR. Il y a eu une demande réelle qui a été faite du terrain.
  • Ses modules supplémentaires ne remettent pas en cause les formations déjà présentes. 

6. Tableau de suivi des actions du CHSCT A (GT plan canicule)

Les actions du CHSCT sont répertoriées et suivies. Présentation par le conseiller.

7. Bilan de l’inspection de l’ISST

Présentation du document synthèse de l’inspecteur ISST.  27 établissements, services et écoles inspectées (un peu moins que d'habitude avec le confinement). Son rapport annuel est envoyé à tous les niveaux hiérarchiques . A ce jour, l'ISSt est obligé de faire des inspections en visio sur les contrôles administratifs.

Les établissements qui présentent des problèmes graves peuvent avoir un court délai pour mettre en place des mesures immédiates. Sinon, un retour est fait à 6 mois. Certains établissements élaborent un livret d'accueil sécurité et prévention au travail. C'est une bonne chose. 40% des remarques concernent des risques incendie (la grande majorité non grave).

Nous remarquons qu'il y a très peu de remarques sur les installations sanitaires. Cela posait il y a quelques années un vrai problème dans les écoles.  Est-ce qu’il y a un vrai progrès ? Oui, dans les écoles il y a un gros effort de fait depuis 10 ans et dans les écoles rurales il peut y avoir effectivement des points noirs. Le code du travail n’est pas très sévère en la matière et c'est la base de l'inspection.

8. Bilan des accidents de service

Le nombre des accidents de services de service a baissé et ce à cause du confinement. La moitié des accidents sans arrêt de travail. 

9. Point enquêtes du CHSCT

Un point est fait sur les enquêtes CHSCt de Revin et de Sedan.

10 . Point du GT protocole télétravail

Concerne les services académiques. Une enquête a eu lieu, avec un retour sur confinement et un croisement avec d'autre protocoles mis en place. 54% des personnels concernés ont répondu et présentent un vif intérêt pour cette modalité de travail. Dans beaucoup d’autres académies le télétravail est déjà en place. Ce protocole sera valable du 1er janvier 2021 au mois d’aout. Il pourra évoluer et être amendé au besoin pour la prochaine rentrée.

Mise en place d’un groupe de suivi avec les OS mais aussi des télétravailleurs et les managers des télétravailleurs.

Concerne les personnels des services académiques en excluant les corps d’inspections. (pas administratifs des Eple).

Le DRH précise que c'est une autre forme de travail, il y aura des formations pour les agents pour la mise en place de cette modalité. Les éléments de prévention sont importants au niveau vie perso-vie pro. Il faut garder le lien social et d'activité entre les agents et au niveau du management d'équipe. Il y a des contraintes techniques. L'aspect conditions de travail est important.

Proposition de faire 2 jours de télétravail par semaine maximum. Le mercredi sera exclu pour ne pas mener à une confusion entre temps partiel (pour les enfants) et le télétravail (cela pourra évoluer). Faire les mêmes horaires en télétravail qu'en présentiel (pas de décalage horaires). Mise en place au 1er février. Les avis positifs seront aussi en conséquence du matériel disponible. De nombreux ordinateurs ont été achetés.

Question de l’indemnisation d’internet : pas possible budgétairement 

Le lieu de télétravail déclaré doit faire l’objet d’une couverture d’assurance adaptée. La plupart des assurances ont déjà inclus dans leur pack ce point.

Dans la procédure il sera notifier un délai de réponse d'un moi de la part de l'employeur.

Nous indiquons la vive demande d'autres personnels à télétravailler de temps en temps  : les conseillers pédagogiques et les Erun, par exemple. Le protocole est pour les administratifs mais nous demandons à faire évoluer les choses, en autorisant le travail à distance sur les missions télétravaillables. 

 

les représentant.e.s de la fédération Unsa Education de l'académie de Reims

Mme Aline Geraerts, M Jean-Michel Alavoine, M Mickaël Adamkiewicz

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #CHSCT, #SITUATION DE CRISE

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Publié le 15 Novembre 2020

L’UNSA se félicite que le décret visant à protéger les personnes « vulnérables » durant la crise Covid, et publié ce jour, prévoie l’élargissement du nombre de pathologies concernées ainsi que des mesures visant à protéger les femmes enceintes. Elle réclame toutefois des mesures pour les personnes vivant sous le même toit.

L’UNSA constate avec satisfaction que ce nouveau texte précise des mesures de protection renforcées, notamment en matière d’hygiène et d’aménagement du poste du travail, indispensables pour assurer la sécurité des salariés vulnérables qui ne peuvent télétravailler. Notre organisation estime par ailleurs que le renforcement des obligations relatives au trajet domicile – travail, contribue à répondre à un véritable enjeu de santé publique.

Dans le même esprit, l’UNSA juge positivement la possibilité pour le salarié de pouvoir bénéficier du chômage partiel, s’il évalue que les mesures visant à le protéger sont insuffisantes (principe de précaution). L’introduction de la coopération des services de santé au travail dans le process, nous parait une mesure utile.

L’UNSA regrette toutefois que le décret n’aborde pas le cas des personnes vivant sous le même toit qu’une personne vulnérable. Pour l’UNSA, et par principe de précaution, elles devraient pouvoir bénéficier des mêmes mesures de protection, ainsi que d’un droit opposable au télétravail lorsque le poste occupé le rend possible.

Laurent Escure, Secrétaire général de l’UNSA

Contact presse : Dominique Corona, Secrétaire général adjoint

source : https://www.unsa.org/COVID-et-personnes-vulnerables-le-gouvernement-revient-enfin-a-la-raison.html

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #SITUATION DE CRISE

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