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Publié le 25 Novembre 2020

cher.e adhérent.e, cher.e collègue,

 

en ce jour en conseil des ministres du 25/11/2020,

Monsieur Olivier Brandouy  vient d'être nommé recteur de l'académie de Reims   
Il  est professeur des universités de classe exceptionnelle et actuellement conseiller référendaire en service extraordinaire à la Cour des comptes
 
Il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de rectrice de l'académie de Reims exercées par Mme Agnès WALCH MENSION-RIGAU.
 
 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #DIALOGUE SOCIAL

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Publié le 22 Novembre 2020

Cher.e adhérent.e, cher.e collègue, un Comité Technique académique a été réuni le 17 novembre. Ci-dessous le compte-rendu et en fin de page la déclaration de l'Unsa Education.

En prime, voici les réponses à nos questions diverses.

  • Forfait mobilité durable : la Direction Générale des Ressources humaine du ministère vient juste de recevoir  une circulaire nationale de la  DGAFP (Fonction publique). La circulaire académique va paraître et la mise en paiement se fera en février.
  • Prime COVID ? demande de précisions sur les montants et plus particulièrement les TAUX versés : Madame la Secrétaire Générale : les précisions demandées sont prêtes, les documents vont être mis à disposition des membres du CTA
  • Quid des tests antigéniques ? : pas d’infos reçues par le ministère aussi bien sur qui aurait ses tests et qui les feraient passer.

Voir les autres questions diverses au bas du document.


Compte rendu du Comité Technique Académique (CTA) de l’académie de Reims du mardi 17 novembre à 8h30 en visio


Membre de l’administration du Rectorat de Reims présent.e.s :

  • Mme la Rectrice d’académie
  • Mme Conan, secrétaire générale
  • M. Cyrille BOURGERY, Secrétaire Générale d’Académie Adjoint DRH
  • Monsieur Jean-Roger RIBAUD, DASEN des Ardennes
  • Monsieur Frédéric BABLON, DASEN de l’Aube
  • Monsieur Bruno CLAVAL, DASEN de la Marne
  • Monsieur Michel FONNE, DASEN de la Haute-Marne
  • Monsieur Grégory REGHOUYA, Chef de division du SPFE

Représentant.e.s de la Fédération Unsa Education Grand Est académie de Reims présent.e.s

  • Jean-Michel ALAVOINE, SE-UNSA Reims
  • Mickaël ADAMKIEWICZ, SA A&I UNSA Reims
  • Arnaud MEILHAN, SRAA UNSA Education Reims
  • Sylvie GANTHIER, SE-UNSA Reims
  • Véronique BRACONNIER, SNPDEN UNSA Reims
  • Laurence BENOITON, SNASEN, Unsa Reims

Ordre du jour

  • Point 1 : Approbation des PV du 19 mai, du 1er juillet, du 7 octobre
  • Point 2 : Postes spécifiques nationaux (pour avis)
  • Point 3 : Charte des administrateurs informatiques de l’académie de Reims (pour avis)
  • Point 4 : Télétravail : bilan de l’enquête et protocole académique (pour avis)
  • Point 5 : bilan   du   mouvement   des   personnels enseignants   du   second   degré, report   du   CTA   du 07/10/2020 (pour information)
  • Point 6 : Bilan des effectifs 2020 et prévisions 2021
  • Point 7 : Questions diverses

L’UNSA Education fait lecture de sa déclaration liminaire : ( à retrouver en fin de page)


Mme la rectrice répond après les déclarations liminaires : quel est le chef d’établissement qui s’est vu refuser le plan d’hybridation car ce n’est pas le cas. Il faut bien vérifier ses sources. Les communications rectorales ne sont pas faites dans la précipitation mais cherchent à anticiper au maximum  pour bien aller jusqu’aux vacances de Noël.


N°1 :  Approbation des PV du 19 mai, du 1er juillet, du 7 octobre


N°2 : Postes spécifiques nationaux (pour avis)

Madame la secrétaire générale : ces postes spécifiques sont remontés au ministère.

Monsieur Grégory REGHOUYA présente :

4 créations de postes :

  • Conducteur routier (P6310) au LP le Château de Sedan dans le cadre du CAP Opérateur de service Relation client et livraison,
  • Biotechnologies, santé environnement (L7200) au lycée de Bazeilles 
  • Histoire-géo (L1000) au lycée Clémenceau de Reims (option Cinéma audiovisuel)
  • Eco-gestion option gestion administration (L8013) au LP de Wassy

1 suppression : Electrotechnique aux Lombards à Troyes (poste vacant suite à un départ à la retraite)

 Et 6 transformations dont 2 conduisent à des suppressions de postes et donc à des mesures de cartes scolaires : une au Lycée Chagall en L6500 (Arts appliqués) et une en Eco gestion option administration (P8039) au LP de Wassy.

VOTE : ABSTENTION UNSA et SGEN (=5), FSU POUR


N°3 : Charte des administrateurs informatiques de l’académie de Reims (pour avis)

Présentation de la charte qui vient compléter les règles définissant l’usage informatique. Ce document vient encadrer les pouvoirs importants de l’administrateur informatique.

Madame la secrétaire générale : C’est une charte déontologique qui respecte l’administrateur, s’il y a « une sortie de route » c’est le supérieur hiérarchique qui doit prendre les mesures nécessaires.

Le document a été transmis tardivement aux OS ce qui n’a pas permis de l’étudier correctement.

VOTE : ABSTENTION UNANIME


N°4 : Télétravail : bilan de l’enquête et protocole académique (pour avis)

Madame la secrétaire générale souhaite établir ce qui n’existait pas dans l’académie : un protocole de télétravail afin d’être en règle avec les directives nationales du ministère de la Fonction Publique. L’an dernier tout s’est accéléré et c’est le travail à distance qui s’est mis en place. Ce protocole s’est basé sur une enquête afin d’avoir le ressenti après les vacances d’été. Des groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir à la mise en place de ce protocole avec les organisations syndicales.

Monsieur Bourgery : c’est un exercice particulier car construction d’un protocole avec un banc test forcé avant ! Ce banc test a été mis à profit pour tenir compte des remarques, des critiques, des suggestions des personnels. Enquête auprès de 826 agents et 452 ont répondu complètement (54.7%) et 93 % des agents qui ont répondu étaient en travail à distance lors du confinement. 72.5 % des agent ont utilisé un ordinateur professionnel cela montre donc l’effort de déploiement de la DSCI pour permettre aux agents de continuer à travailler. Sur la charge de travail, on peut mesurer des distinctions entre les personnels qui assurent des fonctions d’encadrement et qui avaient besoin de maintenir un lien d’équipe et les agents. Ce sondage montre que le travail à distance a nécessité un travail supplémentaire des agents.

Des éléments d’attention sont le temps de travail, l’articulation vie pro et vie privée.

Moins de 50 % souhaitent poursuivre en télétravail.

Choix d’un protocole clair avec un télétravail sur la base du volontariat, sans surcharge de travail ; les missions doivent être définies car toutes les missions ne sont pas « télétravaillables ». Des points de vigilance :

  • Besoin aussi d’avoir des outils adaptés (matériel à fournir, capacité de réseau). Il sera ouvert à tout type d’agent sauf les stagiaires et les personnels en cours de reclassement.
  • Un télétravail sur deux jours maximum (en journée entière plutôt que des demi-journées) avec des dérogations pour les raisons de santé.
  • Importance du lien collectif avec le service pour éviter l’isolement, l’exclusion d’un agent.
  • Besoin aussi de maintenir une continuité téléphonique en préservant la vie personnelle et privée des agents

Un groupe de suivi va être formé pour suivre la mise en place de ce protocole. Tous les impacts doivent être pris en compte (sur la santé, l’organisation, les impacts techniques, …). Des formations des personnels vont débuter dès cette semaine.

Madame la Secrétaire Générale : Ce protocole sera mis en place du 1er janvier au 31 août afin de le tester et de l’évaluer. Ce protocole sera donc évolutif. C’est une phase d’expérimentation et le groupe de suivi sera réuni régulièrement.

UNSA : le protocole fera l’objet d’ajustement mais plusieurs regrets :

  • que le mercredi ne soit pas « télétravaillable » alors que c’est le cas dans d’autres académies.
  • la qualité du réseau internet
  • les polices d’assurance  = un surcoût.
  • pas de jours flottants

Réponses de Madame la Secrétaire Générale : Les jours flottants : elle n’est pas totalement fermée mais difficile dans cette mise en place de partir tout de suite sur des jours flottants. Le protocole pourra évoluer, il s’agit d’un cadre pour que tous ceux qui veuillent essayer cette manière de travailler puissent le faire. C’est la même chose pour le mercredi pour qu’il n’y ait pas de confusion avec le temps partiel du mercredi. Sur la téléphonie, pas en IP, mais cela coûte très cher. L’objectif est que chaque télétravailleur puisse avoir le téléphone sur son ordinateur professionnel.

Autre question : qu’en est-il de la prise en charge des coûts internet ? Pourquoi pas 3 jours ?

Réponse : Pas de budget spécifiquement fléché pour ça. L’enquête a montré un % de personnes susceptibles de faire du télétravail mais il faut attendre pour voir qui le fera réellement. Le travail par la téléphonie par IP pourra régler une partie du problème. La connexion internet est indispensable mais pas de réponse pour le moment car pas de ligne budgétaire dédiée. Pour les 3 jours, cela se mettra certainement en place, mais il faut laisser le temps de s’habituer au télétravail. Le mercredi pose une difficulté car de nombreux agents sont sur un temps partiel dirigé majoritairement sur le mercredi et le vendredi. Cumuler un nombre de personnels absents le mercredi peut poser problème. L’objectif est de favoriser ce télétravail sans créer des écueils. On n’est pas dans la journée de travail à l’américaine sans cadre horaire. C’est donc une précaution sur cette première période et non pas un blocage. Et ce d’autant plus que certains services sont fortement sollicités le mercredi car de nombreux enseignants n’ont pas cours à ce moment-là. Les familles appellent aussi souvent le mercredi.

UNSA : Cela fait du bien de voir que sur certains sujets on peut revenir à de bonnes méthodes de travail dans cette académie ! Nous demandons qu’il y ait une réflexion pour d’autres catégories de personnels comme les conseillers pédagogiques par exemple. Il y a donc encore des points à faire évoluer. Un CTS est prévu le 1er décembre. Y a-t-il un vote prévu alors ?

Réponse : Non c’est pour information au CTS.

Autre question : qu’en est-il du délai d’un mois entre la candidature et la réponse donnée. ?

Réponse : Pas dans le protocole mais possibilité de le rajouter. Besoin de ce délai pour voir la disponibilité du matériel informatique. Souhait d’une campagne avant l’été pour que cela débute en septembre.

VOTE : ABSTENTION UNSA, FSU (= 9), CONTRE SGEN


N° 5 : Bilan   du   mouvement   des   personnels enseignants   du   second   degré, report   du   CTA   du 07/10/2020 (pour information)

Monsieur Bourgery : élément intégré au bilan social et retour aussi lors des Lignes directrices de gestion. Un mouvement réglementé par les LDG dans un contexte de crise sanitaire avec les personnels tous à distance. Diminution du nombre de stagiaires qui intègrent l’académie (208 contre 225 en 2019) et avec ¾ des stagiaires sans aucune expérience professionnelle. Diminution du nombre de participants à l’inter comme à l’intra. 34 cartes scolaires : donc forte augmentation. Moyenne des entrants : 32 ans, 71.4 % des entrants sont des néo-titulaires. Taux de maintien des stagiaires dans l’académie : 45 %. Plus de dossiers au titre du handicap (passage de 15 à 22 agents qui ont bénéficié des bonifications au titre du handicap).

Le mouvement intra a été compliqué à gérer : tout a été dématérialisé pour la première fois. La difficulté pour produire les attestations ont été prises en compte (demande RQTH, changement d’état civil) et toutes les situations ont été consolidées lors du déconfinement. Moins de postes au mouvement (495) et moins de participants. 169 postes sont restés vacants surtout en Technologie (déficit de personnel car aucun recrutement au titre des concours) et en Eco-gestion ; 11 % des postes SpéA sont restés vacants et grosse difficulté pour recruter en ULIS. Le taux de satisfaction sur le 1er vœu de 37 % (comme en 2019) et 63 % affectés sur un des 5 premiers vœux. Par corps, situations variées entre le corps des PSY-EN (taux de 84 %) et les professeurs agrégés (taux de 39 %). 61.6 % pour les PLP.

12 recours formulés dont 1 a été retenu chez les certifiés.

Questions : Va-t-on avoir un groupe de travail sur les LDG académiques ? Qu’en est-il sur la liste des personnels que nous devions avoir ?

Monsieur Bourgery : Les LDG vont être revues sans être pour autant remise à plat (notamment question des barèmes à ajouter). Un GT est prévu prochainement, le calendrier va être finalisé. Sur la diffusion des listes des personnels, les éléments sont en cours d’extraction. Cela devrait se faire très rapidement (en novembre).

L’UNSA félicite les personnels pour la qualité des documents de ce bilan mais le tableau pour le premier degré fait pâle figure ! Nous pourrions comme pour le second degré avoir les taux de satisfaction sur les vœux 2,3, … les taux différenciés Hommes/femmes, le focus sur la prise en compte des situations au titre du handicap et du social…

Monsieur Bourgery : Deux mouvements pas tout à fait similaires mais le rectorat va se rapprocher des services départementaux.

Questions : Peut-on avoir une répartition territoriale des postes vacants ? 12 recours et combien d’APA formulées et acceptées ?

Monsieur Bourgery : possibilité de donner une répartition géographique, pour les APA le chiffre sera communiqué ultérieurement.

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N° 6 : Bilan des effectifs 2020 et prévisions 2021

Le rectorat présente une "photo des effectifs" d’un jour donné or les effectifs évoluent sans cesse, donc besoin de consolider ces résultats sur tout le mois de septembre :

  • Grosse baisse des effectifs dans le 1er degré : - 3000 élèves ; la baisse est très importante, elle avait été anticipée mais pas à ce niveau (surtout dans le pré-élémentaire aux âges de 3 et 4 ans) ! C’est un écart constaté au niveau national. Probablement lien avec la pandémie.
  • Baisse continue depuis 10 ans : raisons démographiques (baisse des naissances de 1 % par an depuis 2017 + solde migratoire très bas)
  • Prolongement de la baisse des effectifs dans le 1er degré encore pendant de longues années : pour 2021, prévision de 106 614 élèves dans le Public (baisse de 2600 élèves) prévision de 11 846 élèves dans le privé (baisse de 137)
  • Dans le second degré : 112 901 élèves avec une baisse aussi (- 436 élèves dans le public et – 29 élèves dans le privé) surtout dans les Ardennes et la Haute-Marne. La hausse des effectifs commence à se tasser. Stagnation pour 2021

Madame la SG rappelle que les moyens alloués par le ministère à l’académie dépendent de la prévision d’effectifs


N° 7 : Questions diverses

UNSA :

  • Forfait mobilité durable : la Direction Générale des Ressources humaine du ministère vient juste de recevoir  une circulaire nationale de la  DGAFP (Fonction publique). La circulaire académique va paraître et la mise en paiement se fera en février.
  • Recrutement enseignants contractuels PE : l'autorisation du ministère a été donnée pour 20 recrutements. 9  pour le 51, 6 pour l'Aube , 5  pour le 52 . Ils seront en CDD jusqu’au 31 août. Les recrutements se font en DSDEN. Sont contactés les non admis au concours dans l'ordre de la liste.
  • Remplacements  par puisement sur la liste complémentaire des défections des reçus au concours  CRPE ? : 5 PE ont été pris en liste complémentaire, ce qui ne peut -être fait que dans le 1er mois.
  • Quid des tests antigéniques ? : pas d’infos reçues par le ministère.
  • Demande de report de l’évaluation des établissements du second degré en raison du contexte de crise sanitaire. Madame la rectrice : Pas possible de reporter l’évaluation des établissements car il faut avoir fait l’évaluation de tous les établissements dans 5 ans, certes contexte peu propice et donc 3 mesures :
  • Seuls les établissements volontaires vont poursuivre l’évaluation cette année,
  • Renforcement du soutien de ces établissements par l’équipe en charge dans l’académie,
  • Enfin assouplissement du calendrier, le processus d’auto évaluation va jusqu’aux vacances de printemps et l’évaluation externe jusqu’en juillet

Si moins d’établissements que prévus sont évalués cette année, il faudra qu’il y en ait plus l’an prochain

  • Demande de communication des résultats genrés du mouvement des personnels de direction (question déjà posée au CTA précédent) : Madame la Secrétaire Générale : ils seront communiqués au prochain CTA
  • Revalorisation IFSE AS : groupe de travail début décembre,
  • Les listes demandées par les représentants des personnels après accord du ministère seront communiquées avant fin novembre.
  • Recrutement enseignants contractuels PE : l'autorisation du ministère a été donnée pour 20 recrutements. 9  pour le 51, 6 pour l'Aube , 5  p our le 52 . Ils seront en CDD jusqu’au 31 août . Les recrutements se font en DSDEN. Sont contactés les non admis au concours dans l'ordre de la liste.
  •  Remplacements  par puisement sur la liste complémentaire des défections des reçus au concours  CRPE ? : 5 PE ont été pris en liste complémentaire, ce qui ne peut -être fait que dans le 1er mois.

Madame la Rectrice : Pas d’info sur les moyens attribués pour le recrutement des AED pour le moment suite à l’annonce du ministre, confirmation par Madame la Rectrice que les établissements n’ont pas été informés d’un possible recrutement d’AED supplémentaires.

Madame la Rectrice donne son accord pour mettre à disposition des membres du CTA les protocoles de continuité pédagogique soumis à son approbation par les établissements, mais précise qu’ils sont évolutifs et qu’aucun établissement ayant déposé une demande d’aménagement n’a essuyé de refus.


Cette réunion s’est déroulée dans des conditions techniques de visio très mauvaises qui ne facilitent pas le dialogue social.

 

 


Déclaration de l’UNSA-Education au CTA du 17 novembre 2020

Madame la Rectrice,

Mesdames, Messieurs,

Nos déclarations au CTA se suivent et se ressemblent depuis quelques mois. Non pas qu’à l’UNSA-Éducation nous manquions d’inspiration, mais parce que nos avons le sentiment que Monsieur le Ministre reste désespérément sourd à ce que disent les personnels.

Et ce n’est pas faute que l’UNSA Éducation ait, à maintes reprises, appeler le gouvernement à prendre très rapidement la mesure de l’état de tension et de colère des personnels de l’Éducation et à apporter les réponses aux questions légitimes qu’ils se posent.

Certes, ce contexte de crise sanitaire et de menace terroriste que nous subissons nous oblige tous, mais les personnels sont exténués et en colère. Leur conscience professionnelle, leur engagement pour les élèves sont particulièrement solides mais les personnels ne tiendront pas indéfiniment.

Que faut-il faire pour attirer l’attention de notre Ministre ?

Certains collègues ont choisi de faire grève le 10 novembre.

D’autres ont préféré écrire au Ministre pour lui dire en substance : Entendez-moi, Monsieur le ministre !

L’UNSA-Éducation souhaite vous faire partager, Madame la Rectrice, la teneur de ce courrier en guise de déclaration liminaire.

Monsieur le ministre,

Vous déclarez souvent dans les médias que vous entendez ce que vous disent les personnels, mais aujourd’hui, je vous écris pour vous faire part de mon état d’esprit personnel et que vous puissiez le prendre en compte : je ressens de la colère, de l’exaspération et de l’épuisement.

Je suis en colère car j’ai l’impression de naviguer à vue depuis déjà plusieurs mois, et cela bien avant la crise sanitaire. Au-delà des ordres et contre-ordres récurrents dont l’hommage national à Samuel Paty du 2 novembre en est l’exemple le plus récent alors que la laïcité et la défense des valeurs de la République sont des sujets primordiaux, j’ai l’impression que tout est décidé et organisé en permanence dans la précipitation, au dernier moment et sans prendre en compte l’avis des professionnels dont je fais partie. Un proverbe dit que faire et défaire c’est toujours travailler, mais encore faut-il comprendre l’intérêt de ce que l’on nous demande de faire. Je n’ai plus confiance dans le pilotage actuel de l’Éducation nationale, et cela depuis des mois. Je n’y vois plus aucun sens si ce n’est celui de l’agitation permanente, vacances et week-end inclus. Pour exercer sereinement mon métier, j’ai besoin d’un cadre clair et posé, j’ai besoin de sérénité, j’ai besoin de reconnaissance et de respect. Aujourd’hui l’Éducation nationale ne m’apporte rien de cela.

Je ressens aussi de l’exaspération de ne recevoir ni reconnaissance ni considération de mon professionnalisme par ma hiérarchie. Mon professionnalisme est nié quand les consignes et instructions ne me parviennent qu’après communication à l’opinion publique. Ma hiérarchie locale n’est pas en mesure de m’apporter les précisions nécessaires à vos annonces. La pression permanente et le manque de visibilité sont anxiogènes pour moi. Pour exercer efficacement mon métier, j’ai besoin de temps pour pouvoir m’organiser, j’ai besoin de pouvoir me projeter dans la durée. Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale ce n’est plus possible, tout se décide au dernier moment et est à mettre en œuvre dans la précipitation.

Enfin l’épuisement me gagne chaque jour un peu plus. Physiquement et moralement. Mon travail m’épuise pour toutes les raisons citées ci-dessus qui me mettent en colère et qui m’exaspèrent, et pour bien d’autres encore. Depuis des mois je tiens le coup pour les élèves qui sont confiés au système scolaire car ma conscience professionnelle me pousse à faire du mieux que je peux dans leur intérêt. Mais je voudrais que vous sachiez que c’est uniquement pour eux que je tiens.

Je vous remercie d’avoir pris connaissance de mon état d’esprit car je pense qu’il est nécessaire que vous en ayez pleinement conscience.

Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en mon dévouement le plus profond à l’École publique laïque.

L’UNSA Éducation et ses syndicats continueront de se faire l’écho sans relâche de la situation insupportable dans laquelle les personnels sont placés. Car si la crise n’est pas imputable à l’exécutif, sa gestion est de la responsabilité du gouvernement, et donc corrélativement de notre Ministre de l’Éducation Nationale.

Il n’est jamais trop tard pour entendre les professionnels que nous sommes, Monsieur le Ministre.

L’UNSA Éducation s’attachera à ce que le Grenelle de l’Éducation, lancé le 22 octobre, soit à la hauteur des attentes profondes de nos collègues, tant en terme de reconnaissance que de rémunération.

« Nous sommes le ministère de l’humain, et un système public de l’éducation qui fait réussir ses élèves passe par une attention absolue à ses personnels, à leur bien-être, au respect des élèves et des familles, au soutien de l’institution. » Tels sont les propos ministériels.

Soyez certaine, Madame la Rectrice, que nos collègues ne se contenterons pas de belles paroles… Les personnels, des enseignants aux AESH et AED, en passant par les CPE, PsyEN, les chefs d’établissement, les personnels de la filière administrative et technique, comme ceux de la filière médicale, paramédicale et sociale ou encore les personnels d’inspection, attendent du concret, maintenant !

Si le ministre a annoncé hier (lundi 16 novembre), ses arbitrages sur la répartition des 400 millions d’euros dédiés à la revalorisation 2021 des enseignants, l’UNSA Éducation continue de demander de la visibilité sur la loi de programmation. Certes, des améliorations ont été apportées aux premiers projets présentés en octobre mais des écueils et des manques demeurent.

Et justement parce que l’Ecole démontre encore son rôle central quand notre pays affronte des crises multiples et de long cours, y compris la remise en cause des valeurs de la République, il est urgent de donner des perspectives collectives budgétairement consolidées. Et pas seulement aux enseignants. De trop nombreux personnels de catégorie B et C dans notre ministère, titulaires comme contractuels, attendent une indispensable revalorisation de leur carrière et la correction des écarts de rémunérations.

L’UNSA Éducation vous demande, Madame la Rectrice, de faire remonter ce message auprès du Ministre.

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #CTS - CTA, #PRIME COVID, #INDEMNITAIRE, #DIALOGUE SOCIAL

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Publié le 3 Novembre 2020

Déclaration liminaire de la fédération Unsa Education section académique de Reims du 03/11/2020

cher.e.s adhérent.e.s, cher.e.s collègues

vous trouverez ci-dessous le compte rendu fait suite au CTA extraordinaire du 03/11/2020 et en pièce jointe la déclaration liminaire de l'UNSA EDUCATION.

Ordre du jour :

Point 1 : Protocole sanitaire, Point 2 : Retour sur l’hommage à Samuel Paty, Point 3 : Questions diverses

Vous trouverez ici un point fait sur le protocole sanitaire : http://www.aeti-ac-reims.com/2020/11/protocole-sanitaire.html

 

A&I UNSA par le biais de sa fédération avait posée des questions diverses pour les personnels administratifs concernant la mise en place du travail à distance et des personnels vulnérables :

"PERSONNELS VULNERABLES"

Fournir un certificat médical au chef.fe de service, si le travail à distance n’est pas possible, l’agent est mis en ASA. L’UNSA fait préciser que c’est bien l’ancien texte qui s’applique.

Mme la Secrétaire Générale répond par l’affirmative même s’il y aurait un texte qui modifie la liste des personnels vulnérables mais dans l’attente de ce texte c’est bien le décret n°2020-521 du 5 mai qui est en vigueur avec les 11 critères.

Madame la rectrice explique que les personnes vulnérables apportent leurs concours à distance car autant vulnérable au mois de juin qu’en novembre. Il faut permettre à ces personnels de continuer à œuvrer

Pour les nouvelles personnes qui seraient devenues vulnérables d’ici l’été il faut fournir un certificat médical.

Pour celles qui ont déjà eu un certificat médical de vulnérabilité ils refournissent le même certificat médical au supérieur hiérarchique

Mise à jour de la Foire aux Questions de notre ministère au 1er novembre 2020 ICI.

 

"TRAVAIL A DISTANCE"

L’UNSA demande ce qu’il en est du « télétravail », des attestations et des justificatifs.

Mme la secrétaire Générale répond  qu'il faut parler de travail à distance et pas télétravail car pas encore circulaire faite. Il n’y a pas de règle académique. La souplesse est laissée aux services, Dsden. Tout dépend de la fonction du service. Et si la mission est « télétravaillable ». Il peut y avoir de l’alternance comme c’est le cas au rectorat avec avoir 3 jours en distanciel et 2 en présentiel. Une grande latitude est laissée aux chefs de service. Il n’y aura pas de retard dans les paies, les gestions de l’avancement et des opérations de carrière. La règle essentielle est que les personnels vulnérables sont à distance, puis la seconde règle est de limiter le nombre de personnes dans les bureaux il y a donc limitation de la jauge soit une personne par bureau.

 

L’attestation dérogatoire est différente du justificatif de déplacement de l’employeur qui est établi par le chef de service. Pour les attestations, soit la carte professionnelle, soit le justificatif de l’employeur.

Concernant les justificatifs de présence dans un service public, si l’agent propose un rendez-vous pour recevoir une personne extérieure (exemple au CIO), il doit fournir une trace justificative utilisable en cas de contrôle au public concerné. Il n’y a donc pas de modèle prédéfini. Un simple courriel est possible. L’on ne doit pas alourdir les tâches des agents.

 

nous restons à votre disposition au besoin

 

Compte rendu du Comité Technique Académique (CTA) de l’académie de Reims

du mardi 3 novembre  2020 à 14h00 en visio.

Membre de l’administration du Rectorat de Reims présent.e.s

Mme Walch Mension-Rigau, Rectrice d’académie

Mme Conan, secrétaire générale

M. Cyrille BOURGERY, Secrétaire Générale d’Académie Adjoint DRH

Monsieur Jean-Roger RIBAUD, DASEN des Ardennes

Monsieur Frédéric BABLON, DASEN de l’Aube

Monsieur CLAVAL, DASEN de la Marne

Monsieur FONNE, DASEN de la Haute-Marne

 

Représentant.e.s de la Fédération Unsa Education Grand Est académie de Reims présent.e.s

Jean-Michel ALAVOINE, SE-UNSA Reims

Mickaël ADAMKIEWICZ, SA A&I UNSA Reims

Arnaud MEILHAN, SRAA UNSA Education Reims

Sylvie GANTHIER, SE-UNSA Reims

Laurence BENOITON, SNASEN UNSA Education Reims

 

Secrétaire adjoint de séance : M. Girardin de la FSU

Point 1 : Protocole sanitaire

Point 2 : Retour sur l’hommage à Samuel Paty

Point 3 : Questions diverses

 

La FSU fait lecture de sa déclaration liminaire.

Le SGEN CFDT fait lecture de sa déclaration liminaire.

L’UNSA EDUCATION fait lecture de sa déclaration liminaire (voir pièce jointe)

Point 1 : le protocole sanitaire

 

Madame La rectrice : contrairement à ce qui a pu être compris, toutes les mesures ne sont pas applicables du jour au lendemain mais dans les jours qui viennent (pour lundi ou mardi prochains). Il y a un principe de réalité et tous les établissements ne sont pas du jour au lendemain capable d’appliquer le protocole. C’est aussi le sens de « dans la mesure du possible ».

  • Concernant le protocole : pas élaboré dans la précipitation mais depuis l’été dernier ; 3 protocoles avaient été élaborés par une équipe d’experts dont des pédiatres ; la version 3 est celle du déconfinement avec des distanciations physiques et des jauges d’élèves réduits, la version 1 est celle de la rentrée de septembre (uniquement les gestes barrière). La version 2 est la version 1 renforcée, mise en place en ce moment. : masque obligatoire et gestes barrières renforcés. Le non brassage des élèves est le point le plus sensible ; l’objectif est d’éviter que des classes, des groupes ou des niveaux se croisent. Le port du masque a montré son efficacité. La grande difficulté est que l’on préconise que les élèves se déplacent peu et donc que l’on leurs attribue une salle mais cela n’est pas possible dans certains établissements. Certains lycées (de l’Aube pour le moment) ont demandé à titre expérimental une hybridation des enseignements avec du distanciel et du présentiel un jour sur deux ou une semaine sur deux). Les lycées sont en 4.0 et peuvent facilement mettre des cours en visio, par mesure dérogatoire la rectrice a accepté ces demandes pour ces 5 lycées. La continuité pédagogique doit être assurée et le temps à la maison ne doit pas être un temps de désoeuvrement et de loisirs. Cette dérogation est valable pour une session de 15 jours renouvelable. Il y a donc de la souplesse et on adapte le protocole. La grande difficulté reste la cantine, c’est une raison pour laquelle cette hybridation a été acceptée dans ces lycées. La rectrice est consciente de la grande adaptabilité des personnels et de leurs engagements. Les personnels font tout ce qu’ils peuvent pour trouver sur le terrain des solutions réalistes et efficaces.

Madame la rectrice / madame la Secrétaire Générale : Les infirmières et infirmiers scolaires continuent à travailler selon leurs missions habituelles.

L’UNSA demande s’ils peuvent être sollicités pour expliquer dans les écoles où les familles sont récalcitrantes, la nécessité du port du masque dès 6ans. 

Réponse : oui cela rentre dans leur mission de prévention

Personnels vulnérables : fournir un certificat médical au chef.fe de service, si le travail à distance n’est pas possible, l’agent est mis en ASA. L’UNSA fait préciser que c’est bien l’ancien texte qui s’applique.

Mme la Secrétaire Générale répond par l’affirmative même s’il y aurait un texte qui modifie la liste des personnels vulnérables mais dans l’attente de ce texte c’est bien le décret du 5 mai qui est en vigueur avec les 11 critères.

Madame la rectrice explique que les personnes vulnérables apportent leurs concours à distance car autant vulnérable au mois de juin qu’en novembre. Il faut permettre à ces personnels de continuer à œuvrer

Pour les nouvelles personnes qui seraient devenues vulnérables d’ici l’été il faut fournir un certificat médical.

Pour celles qui ont déjà eu un certificat médical de vulnérabilité ils refournissent le même certificat médical au supérieur hiérarchique

L’UNSA souhaite aussi que les assistants .es de service sociale n’est pas à se déplacer dans les familles pour des questions de protection.

  • Concernant les réunions des personnels : si possible en distanciel, ou bien si pas possible en présentiel, par contre tout ce qui concerne les réunions avec les parents doivent être différées pour éviter les brassages.  La vie administrative des établissements doit se tenir, si possible en distanciel, sinon en présentiel avec gestes barrières. Pour les CA, réponse attendue du ministère (légitimité des votes en visio)
  • Les sorties scolaires : Les classes peuvent se rendre dans un équipement sportif en dehors de leur établissement, pour les autres sorties, elles doivent être réduites, étant donné que tout est fermé.
  • Les examens : peu d’info pour le moment, ; dans les LP, les stages en milieu professionnel ont été réduits de 22 à 10 semaines sur 3 ans ; la rectrice peut aussi donner des dérogations. Cela pose énormément de problèmes pour les lycées mais ils peuvent proposer des organisations particulières. En fin d’année, il n’y aura aucun blocage si certaines périodes de stage n’ont pas pu être effectuées. Les entreprises en ce moment prennent peu de stagiaires.
  • Les AESH : tout le monde continue à travailler, leurs gestionnaires aussi.

 

L’UNSA demande ce qu’il en est du « télétravail », des attestations et des justificatifs.

Réponse : travail à distance et pas télétravail car pas encore circulaire faite. Il n’y a pas de règle académique. La souplesse est laissée aux services, Dsden. Tout dépend de la fonction du service. Et si la mission est « télétravaillable ». Il peut y avoir de l’alternance comme c’est le cas au rectorat avec avoir 3 jours en distanciel et 2 en présentiel. Une grande latitude est laissée aux chefs de service. Il n’y aura pas de retard dans les paies, les gestions de l’avancement et des opérations de carrière. La règle essentielle est que les personnels vulnérables sont à distance, puis la seconde règle est de limiter le nombre de personnes dans les bureaux il y a donc limitation de la jauge soit une personne par bureau.

 

L’attestation dérogatoire est différente du justificatif de déplacement de l’employeur qui est établi par le chef de service. Pour les attestations, soit la carte professionnelle, soit le justificatif de l’employeur.

Concernant les justificatifs de présence dans un service public, si l’agent propose un rendez-vous pour recevoir une personne extérieure (ex : CIO), il doit fournir une trace justificative utilisable en cas de contrôle au public concerné. Il n’y a donc pas de modèle prédéfini. Un simple courriel est possible. L’on ne doit pas alourdir les tâches des agents.

 

EPS : La publication des fiches repères EPS suscite des questions (2 mètres de distance, faisabilité avec des effectifs importants en lycée, pratique en salle et AS). Une discussion est engagée et la rectrice est ouverte sur la possibilité de faire des aménagements. Elle reste ouverte à des modalités qui prennent sens. Pour le sport scolaire, les élèves qui sont habitués à faire du sport dans ces groupes peuvent continuer. Il faut pouvoir identifier les cas contacts même si les groupes sont différents. Le plan vigipirate n’interdit pas de déplacement vers les structures sportives mais les plans de déplacement doivent être bien identifiés.

Tous les personnels et tous les élèves peuvent être testés et peuvent être prioritaires. Cette mesure va être mise en place dans l’académie.

 

L’UNSA demande des précisions sur la distribution des masques inclusifs et sur la protection des AESH au contact d’élèves non masqués (fournir des masques de type 2, visières ?). A qui doivent-ils s’adresser ?

Réponse : La distribution des masques inclusifs est en cours, c’est une question de jours maintenant ; Les AESH font remonter par les Pials et au service centralisé inclusif des DSDEN. Des visières dans certains départements ont été achetées. Le rectorat reverra dès demain avec les secrétaires généraux des DSDEN.

 

Point 2 : l’hommage à Samuel Paty

Madame la rectrice : Pas de traitements dédaigneux des enseignants mais difficultés avec le confinement et de la menace terroriste renforcée. Il a fallu revoir l’organisation et développer cet hommage en aval de la minute de silence, problème aussi d’une rentrée à 10h avec les transports scolaires. Dans certains établissements, les moments d’échange ont été maintenus. La minute a été bien respectée, il y a eu 5 cas dans l’académie qui ont été remontés à la cellule de veille du ministère.

La rectrice a souhaité que le travail du Pôle valeur de la république soit mieux mis en valeur et accessible : la mallette laïcité de notre académie est bien faite et peu utilisée hélas.

L’UNSA demande que cette journée de la laïcité du 9 décembre soit un temps fort, que cela prenne corps. Beaucoup d’enseignants se sentent démunis et la formation à la laïcité doit être possible pas uniquement pour les enseignants d’histoire géographie mais pour tous les personnels.

La semaine de la Liberté de la presse en mars est aussi propice à un travail pédagogique sur la liberté d’expression.

 

La rectrice rappelle qu’une boite mail académique recense les faits portant atteinte à la laïcité. Elle souhaite que tout personnel confronté à ce genre de problème, même sur des situations « moins graves », mais qui témoignent d’un état d’esprit, puisse saisir le sujet sur cette messagerie. Un programme de prévention peut être élaboré. Ce sera mis en ligne sur le site académique

 

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Publié dans #CTS - CTA, #CONCOURS - EXAMENS, #DIALOGUE SOCIAL, #SITUATION DE CRISE

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Publié le 2 Novembre 2020

Cher.e.s adhérent.e.s, cher.e.s collègues

La section A&I UNSA de Reims a écrit à Madame la rectrice concernant la rentrée du 2 novembre 2020 dans le contexte actuel de la crise sanitaire, des attentats mais aussi de la fatigue et du ras le bol des collègues. 

 

 

Madame la rectrice,
Madame la secrétaire générale d'académie,

La rentrée scolaire des congés d'automne sera compliquée pour toutes et tous. Elle commencera par l'hommage nécessaire qui sera rendu à Samuel Paty. Puis elle se fera en devant répondre à l'exigence requise pour la bonne application des nouvelles conditions de sécurité sanitaire après les décisions prises par le gouvernement au titre de l'état d'urgence sanitaire, pour les élèves et pour les personnels. Effectivement un CTA extraordinaire est prévu dès mardi 03/11/2020 sur ces sujets.

Comme leurs collègues enseignant.e.s et des autres catégories de personnels, les personnels administratifs ont toujours en mémoire l'épreuve du printemps, du confinement et du déconfinement : les injonctions contradictoires, les protocoles sanitaires tardifs, la coordination quelquefois compliquée de l'action des collectivités locales avec les services de l'Etat, les manques de moyens, matériels, techniques et sanitaires pour le respect de ces mêmes protocoles comme pour une mise en oeuvre du télétravail conforme à la réglementation, etc...
Mais toutes et tous ont tenu et le service a été assuré.

Malgré le "fiasco" de la prime Covid par nature inégalitaire, malgré un Grenelle de l’Éducation qui risque de ne pas tenir toutes ses promesses, leur épuisement et leur ressentiment justifié par rapport à une reconnaissance encore insuffisante de leur métier comme de leur investissement, ne feront pas obstacle à la poursuite de leur engagement dans cette nouvelle étape de la crise sanitaire.
Parce que c'est le cœur même de leur métier qui est en jeu : assurer la continuité du service public d'éducation, au service des élèves et des enseignant.e.s.

Pour autant, dès aujourd'hui, des réponses doivent être apportées aux personnels administratifs sur un certain nombre de sujets. Elles et ils le méritent, l'institution le leur doit, par respect.

Concernant les établissements scolaires, le Ministre a annoncé ce matin l'envoi d'un protocole sanitaire dans la journée. Bien que plus précoce que les précédents, cet envoi - si le délai en est tenu - nécessitera une forte réactivité des équipes de direction et de gestion des EPLE. Elles devront s'appuyer sur la complémentarité des actions menées par la collectivité de rattachement. A ce titre, A&I UNSA demande que l'Etat s'assure dès aujourd'hui de l'engagement de la région et des quatre départements et que les EPLE soient informés aussitôt que possible des moyens mis à leur disposition.

Concernant les services académiques, A&I UNSA demande l'application immédiate des préconisations du Premier Ministre qui a dit ce matin devant l'Assemblée nationale que "...dans les administrations publiques, pour tous les agents dont les missions peuvent être totalement ou principalement exercées à distance, le télétravail se fera (également) 5 jours sur 5...", avec une attention particulière portée aux conditions matérielles et réglementaires de leur mise en oeuvre.

Le placement des agents en travail à distance doit être aussi mis en oeuvre pour les personnels administratifs des EPLE/CIO. Si, au contraire du premier confinement, la présence maintenue des élèves et des enseignant.e.s au sein des établissements, ne pourra permettre une mise en place d'une portée générale, elle devra être étudiée notamment en priorité pour les agents vulnérables et les agents aux proches vulnérables. A&I UNSA demande le bénéfice à nouveau du placement en télétravail et des ASA pour ces personnels, dans l'attente de la sortie du vide réglementaire actuel. Enfin, les possibilités dérogatoires d'accès aux applications financières doivent être prolongées et étendues aux établissements qui n'en bénéficient pas encore.

dans l'attente d'une réponse de votre part,

 

je vous prie d'agréer, madame la Rectrice, mes salutation distinguées

Mickaël Adamkiewicz, secrétaire académique d'A&I UNSA REIMS

 

 

 

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Publié dans #DIALOGUE SOCIAL, #SITUATION DE CRISE, #COURRIER A EMPLOYEUR

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Publié le 1 Novembre 2020

Circulaire du 29 octobre 2020 relative à la continuité du service public dans les administrations et les établissements publics de l'Etat dans le contexte de dégradation de la situation sanitaire

 

Reconfinement : précisions sur l’organisation du travail des agents publics

Amélie de Montchalin a signé une nouvelle circulaire précisant les conditions de travail des agents publics en cette période d’urgence sanitaire. Une priorité est donnée au télétravail cinq jours par semaine si les missions le permettent.

 

Le télé­tra­vail devient la règle pour tous les agents qui peu­vent assu­rer leurs mis­sions en exer­çant à dis­tance.

D’une façon plus géné­rale, la cir­cu­laire reprend de nom­breu­ses pré­co­ni­sa­tions deman­dées par l’UNSA Fonction Publique lors des réu­nions avec la Ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques.

  • Les conditions de travail doivent être aménagées pour les agents amenés à travailler totalement ou partiellement en présentiel, en particulier lorsque les nécessités de service l’exigent, afin de protéger leur santé et celle des usagers.
  • Afin de réduire les interactions sociales et la présence dans les transports, les chefs de service doivent adapter l’organisation du travail en prévoyant notamment l’aménagement des horaires de travail et d’ouverture.
  • Dans les services ouverts au public, un système de prise de rendez-vous doit être organisé dans toute la mesure du possible.
  • Les espaces de travail et d’accueil doivent être aménagés pour permettre l’accueil du public dans le strict respect des règles sanitaires.
  • Les masques de protection doivent être fournis aux agents.
  • Les agents ont vocation à poursuivre leur activité en télétravail ou en présentiel.
  •  

ASA pos­si­ble !

Les seules excep­tions concer­nent les agents qui peu­vent être placés en auto­ri­sa­tion spé­ciale d’absence pour l’un des cas sui­vants, lors­que le télé­tra­vail n’est pas pos­si­ble :

  • les personnes identifiées comme cas contact à risque ;
  • les personnes considérées comme vulnérables ;
  • le parent devant assurer la garde de son enfant de moins de 16 ans en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque son enfant est identifié comme cas contact à risque

 

Dialogue social néces­saire rap­pelé

La minis­tre insiste sur la néces­sité d’entre­te­nir un dia­lo­gue social nourri avec les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les au moyen de confé­ren­ces télé­pho­ni­ques ou audio­vi­suel­les. Elle invite notam­ment à réunir les comi­tés d’hygiène, de sécu­rité et des condi­tions de tra­vail dans les meilleurs délais.

source : https://www.unsa-fp.org/?Reconfinement-precisions-sur-l-organisation-du-travail-des-agents-publics

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Publié dans #SITUATION DE CRISE, #DIALOGUE SOCIAL

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Publié le 11 Octobre 2020

cher.e adhérent.e, cher.e collègue

 

la section A& UNSA a envoyé un courrier en date du 07/10/2020 par courriel à destination du dialogue social et de l'employeur sur la réflexion menée concernant les cartes comptables.

Malheureusement aucun retour à notre courrier n'a été donné. Où est le Dialogue social dans l'académie ?

 

 

 

madame,
 

Des recommandations ministérielles ont été adressées aux académies afin d'engager une réflexion sur la carte des agences comptables avec pour objectif une meilleure professionnalisation du réseau

Il est également préconisé de ne maintenir que de manière exceptionnelle les petites agences comptables et de piloter ce dispositif au niveau académique."

Or, à notre connaissance, la constitution des cartes comptables académiques est toujours fondée sur la Circulaire n° 2013-189 du 14-10-2013 MEN -DAF A3.

 
De plus lors de précédents GT dans l'académie dont j'ai participé, il avait été clairement explicité le maintien de petites agences comptables afin de permettre aux nouveaux collègues en poste de pouvoir s'adapter aux missions avant de pouvoir prendre des agences plus grandes. Cela permettaient de pouvoir ainsi produire un vivier local de collègues aux besoins de l'évolution de l'académie.
 
Qu'en est-il pour l'académie de Reims ? je vous rappelle l'instruction diffusée aux académies, est de nature à modifier sensiblement l'orientation générale de la Circulaire n° 2013-189 du 14-10-2013 MEN -DAF A3
 
 
dans l'attente d'une réponse de votre part,
 
cordialement
Mickaël Adamkiewicz, Secrétaire Académique A&I UNSA REIMS
 

 

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Publié dans #COURRIER A EMPLOYEUR, #DIALOGUE SOCIAL, #EPLE

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Publié le 7 Juillet 2020

pétition organisée par notre fédération l’UNSA Éducation :

Pour ma carrière, pour ma mutation, je veux des représentant·es du personnel : je signe !

Durant tous les congés, A&I UNSA organisera une veille sur l’évolution des questions qui vous préoccupent, compte tenu notamment des décisions prises par le nouveau gouvernement.

À la rentrée, en fonction de ce que nous constaterons de vos réponses à la pétition et de la situation faites aux personnels que nous représentons, une nouvelle étape d’action et de protestation pourra se mettre en place.

Dans l’attente, nous vous souhaitons les meilleurs congés possibles,

Bien à vous,

Prenez soin de vous,

Le 5 juillet 2020

Jean Marc Bœuf 

Secrétaire général A&I UNSA

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Publié le 15 Juin 2020

Rencontre avec M. Blanquer : reprise du 22/06/2020

Le Président de la République a laissé entendre un retour à une situation avant confinement, c’est bien un nouveau protocole que les équipes vont devoir mettre en place en 1 semaine. Une réorganisation de l’espace et du temps qui risque, une nouvelle fois de mettre les équipes et particulièrement les directeurs d’écoles et les chefs d’établissements, les adjoints gestionnaires en porte-à-faux. Dans le contexte insupportable de « Profbashing » et plus largement de critique vis-à-vis de l’éducation nationale, cet énième réorganisation floue n’est pas tolérable. Les organisations syndicales ont donc obtenu qu’une nouvelle réunion soit organisée cette semaine car de nombreux angles morts persistent. Le travail fédéral qui permet de croiser nos regards va se poursuivre pour faire passer nos messages en ce sens et être le plus utiles possibles aux équipes dans les écoles et établissements à nos collègues qui sont déjà épuisés.Voici le décret paru ce matin

Les éléments à retenir de cette réunion

 

1. Le nouveau cadre sanitaire

Le nouveau protocole a vocation à être moins lourd. Le Ministère annonce qu’il devrait être rendu publique demain. Les évolutions sont la traduction des nouvelles recommandations sanitaires du conseil scientifique qui s‘est réuni vendredi avant le conseil de défense. En outre, ces évolutions reposent aussi sur une étude auprès des enfants de moins de 15 ans qui montre un « effet zéro » de la contamination des enfants vers les adultes.Voici les évolutions sanitaires annoncées par le Ministère.-Les écoles maternelles seraient alignées sur qui se passe en crèche : pas de distanciation physique des enfants entre eux- Allègement des contraintes de distanciation physique à l’élémentaire et au collège : 1 m de distance latérale ou face à face quand on est à l’intérieur :o permet de resserrer les rangées d’élèves en classe de façon significative la distanciation physique ne s’applique plus dans les lieux ouverts-Allègement aussi sur les contraintes de désinfection du matériel et des locaux : 1 fois par jour

-Passage d’une logique d’une distanciation individuelle à une distanciation de groupe. Il doit persister un non brassage entre groupe classes quel que soient les temps donc en classes mais aussi sur le temps des récréations, de la restauration, périscolaire.

-Reprise de l’utilisation des jeux collectifs extérieurs, et du matériel collectif dans la classe sans échange avec une autre classe.

-Fin de la logique des dispositifs d’accueil des publics dits prioritaires-Allègement des contraintes sur les internats, même s’il faut que les lits restent bien espacés d’1 mètre-Possibilité pour les parents ou intervenants d’entrer à nouveau dans l’école en portant le masque et possibilité dans ce cadre d’organiser des kermesses.

-Pour les transports scolaires : le MEN annonce vouloir obtenir un allègement sur la règle d’espacement des 1 mètre car ce sont les seuls transports collectifs qui continuent d’y être soumis. Pour l’UNSA Éducation, au regard de ces nouvelles règles, c’est bien une réorganisation de l’espace et du temps qui va être demandé aux équipes. Si l’on peut se féliciter d’avoir une semaine de délais, il semble qu’un décalage persiste entre ce qui est annoncé « le retour obligatoire de tous » et ce qui est possible. Nous avons réaffirmé que les acteurs locaux (écoles, collèges et collectivités) sont mis en porte-à-faux, soit parce qu’ils devraient être ceux qui annoncent qu’on ne pourra pas accueillir tout le monde malgré les annonces présidentielles, soit parce qu’ils devraient prendre des distances avec le protocole pour répondre à la promesse présidentielle).

Dans le contexte d’image dégradée dans l’opinion publique créée par la campagne de profs bashing, nous devons montrer que la responsabilité sur la difficulté à reprendre ne vient pas d’un refus de notre part mais de cet écart entre les annonces et les possibilités réelles. Il est important qu’on redise que l’accueil des élèves nous importe même pour 15 jours.

 

2. L’obligation scolaire

Cela signifie que les parents qui ne remettront pas leur enfant à l’école ne disposeront plus de dérogation de la part de leur employeur. Le MEN a bien conscience qu’il y aura de l’absentéisme et que le contrôle de l’assiduité ne pourra pas être normal mais nous avons encore peu d’informations sur ce qui sera demandé aux équipes sur ce point.

 

3. Personnels dites vulnérables

L’évolution pour les personnes dites vulnérables face au covid ou qui vivent avec une personne dans cette situation, reste très confuse. Il nous ait répondu que sous réserve d’un avis médical, ces personnes peuvent reprendre une activité professionnelle avec un masque de type chirurgical. L’ensemble des OS a réagi en insistant auprès du ministère pour qu’il clarifie ce qu’il sera demandé aux collègues et quel sera leur statut.

 

4. Le lien avec les collectivités territoriales

Que ce soit pour la remise en route de la restauration scolaire, le nettoyage des locaux ou encore le périscolaire dans le nouveau cadre sanitaire qui se profile, nous avons rappelé combien une bonne articulation avec les collectivités est importante. Nous savons que par endroit cela a été difficile faute de consignes claires et cohérentes entre les différents niveaux de communication.

 

5. 2 S 2C

Pour le MEN, la « dynamique » du dispositif des 2S2C doit se poursuivre et permettra aussi d’arriver à l’objectif affiché d’accueillir tous les élèves.

 

6. Le retour dans les lycées

Le Ministre a salué le travail fait dans les lycées professionnels, qu’il estime prioritaires.Point sur les acquis, accompagnement sur la projection en septembre, liensocial... le retour des élèves doit s’amplifier ainsi que dans les LGT où cela a été plus modeste.

 

7. Mayotte et Guyane

Hier soir, Emmanuel Macron a annoncé que toute la France repassait en zone verte, à l'exception de la Guyane et de Mayotte "où le virus circule encore activement". Jean michel Blanquer a confirmé que la situation pour ces territoires est à suivre de près. Comparable à ce que nous avons vécu en métropole au mois de mars. Le Ministre dit prévoir de s’adresser prochainement aux personnels de ces territoires.

 

8. Dialogue social

Dans le contexte de Prof-Bashing, le Ministre appelle les OS à un discours d’unité. JM Blanquer rappelle que l’institution défend ses membres mais qu’il y a eu des difficultés qui nécessitent d’être travaillées dans le retour d’expérience à prévoir.-Une série de bilatérale est prévue cette semaine pour la préparation de la rentrée de septembre. L’UNSA Éducation sera reçue demain.-Le projet de loi pour les directeurs d’école est aussi un sujet de négociation important dans ce contexte. Jean-Michel Blanquer dit rendre hommage à leur mobilisation et des évolutions devront marquer un changement significatif dans l’exercice de leurs missions.

-Face aux difficultés et aux questions qui restent en suspens. Nous avons obtenu une-là qu’une nouvelle réunion nous soit proposée cette semaine. La date n’est pas fixée et elle devrait se tenir sous le format du CHSTMEN.

Nous avons réaffirmé le contexte de tension et d’épuisement au sein de la profession. Il faut maintenant attendre la publication du protocole sanitaire « allégé » et continuer à communiquer sur :« Retrouver les élèves même pour quelques jours afin de clore une année qui s’est arrêtée brutalement le 13 mars est une bonne nouvelle mais les personnels ne veulent pas être tenus pour responsables d’un accueil plus restreint que ce que le Président a annoncé. Il appartient à l’exécutif d’assumer pleinement ces décisions.

 

les représentant.e.s du personnel de la Fédération UNSA EDUCATION

 

 

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Publié le 19 Mars 2020

CORONAVIRUS : L'INFO EN CONTINU

cher.e adhérent.e, cher.e collègue vous trouverez ci-dessous un compte rendu du 18/03/2020 de Monsieur Arnaud Meilhan, Secrétaire Régional Adjoint et Académique Unsa-éducation Reims, avec Madame la Rectrice de l'académie de Reims.

sachez que Nous ne pouvons avoir ces échanges que parce que vous nous remontez régulièrement vos situations, vos inquiétudes, vos remarques. Nous vous tenons régulièrement informés.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

adresse courriel pour joindre le syndicat : aeti-reims@aeti-unsa.org

 

Rappel : seules les directives officielles font FOI

 


 

UNSA EDUCATION : échanges avec la rectrice de Reims le 18 mars 2020 / Coronavirus

 

Madame la rectrice de l’académie de Reims a souhaité avoir un contact téléphonique avec notre fédération (Arnaud Meilhan, secrétaire académique Unsa Education).

Nous avons évoqué les sujets qui nous occupent concrètement depuis l’annonce de la fermeture des établissements et du confinement. Cette conversation a été franche et directe des deux côtés.

·Sur le besoin de communication claire et régulière entre notre institution et ses personnels : Madame la Rectrice est consciente des difficultés de cette réactivité au vu de la rapidité de l’évolution des sujets. Elle souhaite communiquer très régulièrement avec les personnels.

·Organisation du service : le télétravail est la règle. Tous les personnels doivent rester chez eux, ne pas prendre de risques.

·Accueil des enfants de soignants et protection sanitaire des enfants et des adultes : Il n'y a que les personnels, qui seront volontaires pour travailler avec les enfants des soignants, qui devront se déplacer. Ces derniers ne devraient pas être munis de protections particulières (inutiles apparemment selon les préconisations des médecins). Il faut quand même éviter les contacts et se laver régulièrement les mains, appliquer les gestes barrière. Elle souhaite créer une réserve de personnels volontaires, évidemment en bonne santé pour assurer ce service auprès des enfants de soignants.

·Continuité pédagogique : nous avons évoqué les difficultés de l’accès aux ENT, le fort engagement des enseignants, la fracture sociale entre les familles (socialement défavorisées, parents difficilement disponibles, eux-mêmes en télétravail, présence d’ordinateurs limités dans la famille à partager entre tous, absence d’ordinateur, coût des impressions, élèves à besoins particuliers, injonction du ministre d’aller vers de nouveaux apprentissages = objectif irréaliste, ce n’est pas l’école à la maison, tenue dans la durée .. ).

La rectrice est bien consciente que c’est difficile pour les élèves à besoins particuliers et envisage des aménagements au retour des élèves. Elle nous demande de rassurer les parents et de les accompagner dans ce moment très difficile aussi pour eux.

Sur la continuité pédagogique, les choses vont évoluer. Pour certains élèves, il faut se limiter à une seule activité par jour pour éviter de mettre le jeune en difficulté, ou même ses parents. La Rectrice a bien vu que les professeurs avaient énormément travaillé, qu'ils avaient déjà proposé beaucoup de contenu. Elle pense qu'il faut faire très attention à ne pas s'épuiser car le temps va être long, que cette situation est très déstabilisante psychologiquement, que réaliser des contenus d'apprentissages est très chronophage. Elle préconise un rythme régulier en commençant par la consolidation des acquis en allant très progressivement vers de nouvelles notions. Ses mots ont été : « il faut être courageux et modestes ».

Pour les problèmes liés au numérique, tout le monde, Rectrice et Ministre, est conscient des soucis et du grand risque de disparités. Il ne faut pas ajouter une autre fracture à celle déjà présente. Il n'est plus question de donner des documents imprimés. Une solution pourrait être les médias, canal 32 a répondu positivement et souhaite donner du temps d’antenne. Le projet est naissant, mais une des pistes serait de diffuser des contenus réalisés par Canope et peut-être de faire des foires aux questions avec des professionnels (profs, inspecteurs, et autres...). Pour l'ENT, cela lui a apparu comme un bon signe de voir qu'il était saturé, cela veut dire que tout le monde s'en est emparé. De nouvelles pistes sont envisagées (ENT par roulement, autres  organisations ?), les solutions s’élaborent petit à petit.

 

·Salaires et contractuels : Cela reste flou pour les contrats des contractuels (renouvellements …). Des informations nous seront données plus tard lorsque ce sera éclairci. 

·Instances / Mutations :  elles devraient être toutes maintenues, le plus souvent sous la forme de visioconférences. Il faut préparer, pour ne pas être surchargé d'instances au retour à la normale, les différentes réunions comme les conseils de classe, soit en visioconférence, soit en trouvant d'autres organisations à réfléchir.

Pour le mouvement 2nd degré, il est lancé. Les collègues doivent s'inscrire, les personnels administratifs doivent pouvoir le gérer en télétravail.

·Personnels de santé : Pour l'instant, il n'y a aucune certitude en ce qui concerne les personnels de santé, pour une éventuelle mobilisation.

 

·Nous ne pouvons avoir ces échanges que parce que vous nous remontez régulièrement vos situations, vos inquiétudes, vos remarques. Nous vous tenons régulièrement informés.

 

Arnaud Meilhan
Secrétaire Régional Adjoint et Académique
Unsa-éducation Reims.

 

____________________________________________________________________

L’Unsa Education est une fédération de 22 syndicats de la maternelle à l’Université : syndicat d’enseignants de la maternelle à l’Université, de personnels administratifs, d’assistants sociaux scolaires, d’infirmier.es scolaires,  d’ingénieurs , de personnels de labo, bibliothèque et ouvriers, de chefs d’établissement, d’ inspecteurs IEN et IA-IPR, d’enseignants chercheurs

 

A&I UNSA ainsi que la Fédération UNSA Education sont en relation directe avec les décisionnaires. N’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

 

source :  http://sections.se-unsa.org/51/spip.php?article1793

 

INFORMATION EN CONTINU :

 

audience  13/03/2020 avec Madame la Rectrice de l'académie de Reims :

http://www.aeti-ac-reims.com/2020/03/coronavirus-audience-avec-la-rectrice-13/3/20.html

 

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé pour accompagner les personnels administratifs :

http://www.aeti-ac-reims.com/2020/03/covid-19-a-i-unsa-mobilise.html

 

 

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Publié le 17 Mars 2020

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé

Cher.e adhérent.e, cher.e collègue ,

Le président de la République a annoncé la fermeture des crèches, écoles, EPLE, et universités à compter de lundi 16 mars jusqu’à nouvel ordre.

Samedi 14 mars, le Premier ministre a annoncé le passage en stade 3 de l’épidémie restreignant davantage les déplacements et les regroupements de personnes.

Il s’agit de mesures exceptionnelles qui répondent à l’évolution d’une crise sanitaire majeure et sans précédent. La date de réouverture n’est pas connue mais cette situation pourrait durer plusieurs semaines.

Comme depuis le début de cette crise, A&I UNSA fait le choix de ne pas créer ni entretenir de polémiques face aux décisions prises, notre responsabilité dans ce moment nécessite de les respecter.

Beaucoup de questions se posent cependant :

  • Face à l’urgence sanitaire, l’autonomie de la déconcentration et de la décentralisation, que ce soit services centraux et académiques, écoles, EPLE établissements du supérieur, établissements nationaux, n’ont plus lieu d’être : le premier devoir d’un employeur et de ses représentants est de garantir la santé et la sécurité des agents en faisant respecter partout et de manière égale les mesures de sauvegarde qui s’imposent ;

 

  • S’agissant des collectivités locales, leur autonomie politique garantie par la Constitution doit également se plier aux impératifs de la solidarité en accompagnant les équipes des EPLE pour assurer la continuité du service public.  C’est le sens de l’accord que Jean-Michel Blanquer a passé avec les présidents de l’AMF, de l’ADF et de l’ARF : mais son esprit si ce n’est sa lettre est-il respecté partout ? Les personnels administratifs mobilisés sur la base du volontariat ne peuvent pas à eux seuls assurer à la fois la gestion administrative et financière ainsi que l’accueil et l’entretien des établissements !

 

  • L’égalité devant le risque et la préservation des intérêts vitaux doivent être maintenues pour tous les collègues mobilisés quel que soit leur lieu de travail, services centraux et déconcentrés, établissements du supérieur, établissements nationaux et EPLE. Or, toutes et tous ne sont pas placés dans les mêmes conditions : logés/non logés, dépendant ou non des transports en commun, possibilité de télétravail ou non. L’organisation du travail doit tenir compte de ces contraintes.

 

Quelles que soient les annonces gouvernementales à venir, ces principes devront être respectés. A&I UNSA et sa fédération, l’UNSA Éducation, veilleront à ce que la nécessaire continuité du service public à laquelle contribue l’ensemble des personnels puisse se mettre en œuvre dans le respect des droits des personnels et sans oublier la situation des agents qui auront dans le même temps la charge de leurs propres enfants.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

Lien pour joindre le syndicat : aeti-reims@aeti-unsa.org

Lien sur le site national pour lire les courriers communs ministre/présidents d’associations d’élus :

 

Lien vers notre site pour lire la synthèse A&I UNSA en date du vendredi 13/03 adressée au cabinet du MENJ (sera mise à jour prochainement)

Lien site Éducation nationale (ne vous fiez qu’aux sources officielles) : informations coronavirus-covid-19

Pantin le 16/03/2020 

Jean-Marc Boeuf
Secrétaire général

source :  https://www.aeti-unsa.org/covid-19-ai-unsa-mobilise-pour-accompagner-les-personnels-administratifs/

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #SITUATION DE CRISE, #DIALOGUE SOCIAL

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