Publié le 21 Mai 2020

Cher.e adhérent.e, cher.e collègue ,

suite à l'annonce du 1er ministre des interrogations émergent sur cette prime COVID 19 pour les collègues administratifs :


 

Comment la prime exceptionnelle sera répartie aux agents de l’éducation nationale éducation

Le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 crée une prime exceptionnelle à destination de certains agents de la fonction publique pour assurer la continuité des services publics dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire déclaré pour faire face à l'épidémie de covid-19.

 

Les modalités de versement de la prime exceptionnelle aux agents de l’éducation nationale ont été présentées aux organisations syndicales mardi 19 mai 2020. Les agents éligibles sont répartis en trois groupes et certains d’entre eux pourront percevoir jusqu’à 1 000 euros de primes

 

La mise en œuvre de la prime dite exceptionnelle débute dans les ministères. Lors d’un échange avec les organisation syndicales, mardi 19 mai, le ministère de l’Éducation nationale a détaillé les modalités de déclinaison prévues, au sein de son périmètre, du décret du 14 mai “relatif au versement d’une prime à certains agents publics mobilisés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire”. Un schéma qui a vocation à évoluer dans les jours qui viennent en fonction des retours des représentant.e.s du personnel.

 

Ce décret permet aux employeurs de l’État et de la fonction publique territoriale de donner une prime à leurs agents “particulièrement mobilisés pendant l’état d’urgence sanitaire afin de tenir compte d’un surcroît de travail significatif durant cette période”. Et ce, qu’ils soient titulaires ou contractuels, mais aussi en présentiel ou en télétravail. 

 

Le décret stipulait notamment que la liste des bénéficiaires de la prime et le montant alloué de cette reconnaissance financière devaient être “déterminés par le chef de service ou l’organe dirigeant ayant autorité sur les personnels”. Dans tous les cas, le montant de cette prime sera modulable “en fonction notamment de la durée de la mobilisation des agents”. 3 taux sont prévus à cet effet :

le taux 1 à 330 euros,

le taux 2 à 660 euros et

le taux 3 à 1 000 euros,

à savoir le montant plafond de la prime. 

 

 

ersonnels administratifs et techniques 

 

Le second groupe de personnels éligibles concerne quant à lui les agents du ministère réquisitionnés ou volontaires qui sont allés prêter main forte dans les centres médicaux, les établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou pour aider les sans-abri. À savoir, précisément, les infirmiers et médecins scolaires. Ceux-ci percevront une prime au taux maximum, c’est-à-dire 1 000 euros. 

 

Le troisième groupe de personnels susceptibles de bénéficier d’une prime, enfin, concerne les personnels administratifs mais aussi techniques de l’éducation nationale qui ont connu un surcroît quantifié de travail durant la crise sanitaire. Et ce qu’ils travaillent en administration centrale ou dans les services déconcentrés, en télétravail ou non. Les exemples des informaticiens et des agents de propreté ont notamment été cités par le ministère lors de son échange avec les organisations syndicales. 

 

Entre 60 000 et 65 000 agents éligibles 

 

Pour les agents de ce troisième groupe, c’est au niveau local que s’organisera la modulation de la prime et notamment son montant, toujours dans un plafond de 1 000 euros. Des indications devraient être rapidement transmises aux académies sur ce point. 

 

Le ministère de l’Éducation nationale a expliqué aux représentant.e.s du personnel que le versement de la prime n’interviendrait qu’à la fin du mois d’août, voire en septembre.

Au total, ce sont entre 60 000 et 65 000 agents de l’éducation nationale qui devraient bénéficier de la prime dite exceptionnelle sur un total d’1,3 million d’agents. 

 

 

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Publié le 18 Mai 2020

 

 

CTS du 13/05/2020 de 10h00 à 12h00

En visio conférence compte tenu le contexte de crise sanitaire

En présence de :

  • Madame la rectrice
  • Madame la secrétaire générale de l’académie
  • Madame et Monsieur  les secrétaires généraux adjoints
  • Madame la cheffe de la Dpate
  • Mesdames et Monsieur les secrétaires généraux des DSDEN

Toutes les représentations syndicales sont présentes et le quorum est atteint.

L’ordre du jour est le suivant :

  • Approbation du PV du 02/04/20
  • Bilan de la crise sanitaire et plan de reprise dans les services académiques
  • Dispositif de caméras supplémentaires au rectorat
  • Questions diverses

Introduction de Madame la rectrice :

Madame la rectrice nous remercie de notre présence et nous adresse ses encouragements dans ce moment compliqué et spécial de début de déconfinement et  de mise en application du plan de reprise des personnels académiques.

Elle souligne que la période de confinement s‘est bien passée et salue l’effort de tous les agents pour avoir réussi à mener leurs missions à distance dans les délais impartis car toutes les actions ont été menées sans retard.

S’agissant du retour dans les services académiques, elle indique que la règle qui prime est celle du télétravail et de la protection des personnels les plus vulnérables.

Elle cède la parole à Madame la secrétaire générale.

  1. Approbation du PV du 02/04/20 :

Le compte-rendu précédent n’a pas pu être envoyé, le vote est reporté au prochain CTS.

  1. Bilan de la crise et plan de reprise dans les services académiques :

Le CTS était prévu le 25/26 mai mais celui-ci a été avancé en raison de la réception du protocole de reprise d’activités qu’il était indispensable de partager pour guider les services académiques qui commenceraient à reprendre en présentiel.

Le CTS de ce jour n’a pas été reporté car :

  • Les emplois du temps sont très contraints compte tenu le contexte
  • Le temps était suffisant pour  la prise de connaissance des documents car ils sont presque tous similaires et ne diffèrent pas tellement les uns des autres.

Tous les documents transmis reprennent :

  • Les gestes barrière
  • Les bonne pratiques quand on revient en présentiel
  • Les points spécifiques selon les locaux, les obligations de service et notamment la question de l’accueil du public.

Ils rappellent également qu’il convient de privilégier autant que possible le télétravail durant cette phase de déconfinement progressif.

D’ailleurs, le télétravail a fait ses preuves :

  • les services n’ont pas cessé de travailler durant le confinement, nous sommes donc dans la continuité
  • tous les délais ont été tenus
  • les agents ont toujours été en lien avec leurs supérieurs hiérarchiques.

Le déconfinement sera progressif, il ne s’agit donc pas de rouvrir la possibilité à tous de réintégrer le bureau afin de continuer à se protéger et de protéger les autres.

Pour les agents devant garder des enfants n’ayant pas école, ils seront mis en autorisation spéciale d’absence.

Madame la secrétaire générale explique que pour toute les consignes, il convient de garder à l’esprit qu’elles sont évolutives en fonction notamment des prochaines déclarations du Premier Ministre début juin.

Donc ne reviennent au bureau physiquement que les personnes dont la présence est obligatoire avec des modalités adaptées temporairement :

  • Les personnels d’entretien : arrivée avancée à 5h du matin et 8h pour le reste du personnel qui serait amené à venir au rectorat (laissant ainsi une plage de 3h pour l’entretien).
  • Les chauffeurs
  • Tout personnel pour motif exceptionnel : dossier papier à prendre, à consulter, photocopies à faire…la présence de ces personnels doit être géré par le chef de service afin qu’il n’y ait pas plus de 50% du personnel présent en même temps.

Les réunions en visio conférence sont désormais la règle.

Les modalités d’accès aux bâtiments du rectorat et aux DSDEN sont également modifiées pour sécuriser au maximum les personnels et limiter les contacts.

Les modalités d’accueil des usagers sont également adaptées selon la configuration des locaux et les moyens disponibles de chaque structure : salle dédiée avec prise de rdv, salle dédiée avec RDV en visio…

Chaque DSDEN a passé en revue l’organisation et les consignes sanitaires mises en place dans son département (cf documents qui ont été transmis aux membres du CTS).

Les organisations se sont mises en place de manière concertée et restent évolutives. Elles nécessitent l’adhésion et la compréhension de tous pour rassurer les personnels qui seraient amenés à se rendre dans les services académiques.

  1. Dispositif de caméras supplémentaires au rectorat :

Le rectorat a profité de la demande de renouvellement de l’autorisation préfectorale pour les 3 caméras existantes pour demander l’autorisation d’installer des caméras supplémentaires à des points d’entrée sensibles du rectorat. 3 caméras supplémentaires seront donc installées.

  1. Réponses aux questions diverses :
  • Utilisation des photocopieurs sécurisée avec mise à disposition de gel hydro alcoolique.
  • Dans tous les services il y a des masques à la disposition de tous les personnels enseignants ou non enseignants. En présence d’élèves , le masque est obligatoire. En présence d’adultes uniquement, seule la distanciation physique est obligatoire ; le port du masque n’est pas obligatoire au rectorat ou en DSDEN, mais il est vivement recommandé si on risque de se retrouver à moins d’un mètre de son interlocuteur. 
  • Pour une personne de plus de 65 ans et donc fragile, le télétravail est préconisé mais il n’y a pas d’obligation c'est-à-dire pas d’interdiction de venir au bureau dans le respect des consignes en vigueur.

Le médecin de prévention peut être sollicité en cas de besoin.

  • Le calendrier scolaire est maintenu pour l’instant mais il n’est pas possible d’en dire plus sur d’éventuelles modifications concernant les congés d’été. Tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.
  • Les résultats du mouvement seront connus le 17 juin conformément à la date indiquée dans la circulaire académique concernée.
  • Toutes les instances seront maintenues autant que possible avant les congés d’été. Les reports de commission à l’automne seront évités autant que possible pour ne pas engendrer une surcharge d’activité à la rentrée.

Il faut retenir que :

  • Les travaux des CAPA se feront à distance
  • Reste à préciser les modalités de consultation des dossiers.

 

Madame la secrétaire générale insiste de nouveau sur le caractère évolutif des consignes qui s’adapteront à la situation sanitaire et aux protocoles nationaux.

Elle précise que de nouvelles modalités de travail et de vie collective s’écrivent là au fur et à mesure compte tenu d’un contexte particulier.

Madame la secrétaire générale souligne à son tour l’investissement de tous les personnels dans ce contexte particulier et insiste sur le travail rendu par la DSI qui a été très sollicitée depuis le début de la crise.

La séance est levée à 11h10.

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Publié le 18 Mai 2020

 

Réouverture des EPLE :

A&I UNSA exige que les personnels soient écoutés

La qualité du service rendu aux élèves en dépend

Retrouvez ce communiqué sur notre site www.aeti-unsa.org ou en version PDF.

Le 14 mai, la circulaire « Réouverture progressive des écoles et des établissements d'enseignement » a été publiée au bulletin officiel de l’éducation nationale.

Dans sa nouvelle rédaction, la fiche N°3 ne fait plus de la présence sur site des personnels administratifs la règle puisqu’il est dit pour les personnels qui n’assurent ni l’accueil ni les activités d’enseignement que « le télétravail devra être priorisé lorsque cela est possible. »

A&I UNSA a donc été entendu et le ministre a tenu ses engagements. Qu’il en soit, sur ce point, remercié.

En effet, cette rédaction, qui n’est que le retour à la règle édictée par le gouvernement en affirmant "le télétravail devra être priorisé" fait apparaître en creux qu'il y a risque à venir sur site et que l'employeur, pour les personnels dont la présence est requise, doit couvrir ce risque par les moyens propres à garantir leur santé. Cette réécriture était donc nécessaire.

Est-ce suffisant ?

Non, parce que les moyens pour garantir a minima la santé des personnels ne sont pas là !

Durant la première phase de la crise, beaucoup de collectivités locales auront été d’une grande habilité politique. Abandonnant dans un premier temps les établissements et les personnels de l’État en retirant leurs personnels afin de les préserver, elles se présentent maintenant comme les partenaires indispensables de la reprise en organisant le retour de leurs personnels, tous dotés de protocoles, de fiches pratiques, d’équipements de protection individuelle (EPI) au nez et la barbe des agents de l’État en EPLE qui eux, y compris aujourd’hui dans certains collèges à J-3 de la reprise, n’ont rien ! Pire, ce sont souvent les adjoints gestionnaires et leurs équipes qui vont chercher et qui distribuent les EPI aux agents des collectivités, alors qu’eux-mêmes en sont privés !

Les collectivités locales ont parfois joué un jeu dangereux, certaines d’entre-elles ont sans doute voulu porter un coup contre l’État, qui aura démontré à certains moments de la crise ses faiblesses et ses contradictions, donnant du poids à des formules du type "Quand on décide depuis Paris, on est à peu près sûr de se tromper, mais quand on décide localement, on a de meilleures chances de se tromper un peu moins" … Ce n’est pas ainsi à notre avis que nous consoliderons l’Éducation nationale.

Il n’en reste pas moins que, nous concernant, c’est bien l’État employeur, agissant parfois dans la plus grande confusion entre niveau central et déconcentré, empêtré qu’il demeure dans un distinguo insupportable et insultant entre enseignants et non enseignants, entre personnels exerçant en services déconcentrés et personnels exerçant en EPLE, qui est responsable et coupable, encore plus lorsqu’il délègue sans vergogne ses responsabilités d’employeur aux équipes administratives des EPLE chargées de commander directement ce qu’il est incapable de fournir, au risque de créer d’inutiles tensions entre adjoints gestionnaires et chefs d’établissements au moment où toutes et tous doivent faire pour le mieux afin d’accueillir élèves et enseignants !

Lorsqu’un problème est compliqué, il faut savoir parfois recourir à une solution simple :

Comme ont su le faire les collectivités locales, l’État employeur doit fournir à TOUS les personnels, quels que soient leurs fonctions et leurs lieux d’exercice, les équipements nécessaires en quantité et en qualité suffisantes. 

Au moment où certains collèges vont rouvrir et où les lycées reprennent leurs activités hors présence élèves, bon nombre de personnels administratifs des EPLE sont ulcérés de la manière dont ils sont traités, d’autant plus qu’ils viennent de découvrir que, à la suite d’une défaillance que l’État employeur, persistant dans l’impéritie, s’est bien gardé de corriger, qu’il va falloir gérer de nouveau les bourses de lycée au format papier !

Dans une telle situation, il ne faudra donc pas s’étonner que nos collègues, confrontés aux carences de leur employeur, recourent au registre « santé et sécurité au travail ». A&I UNSA les soutiendra.

Le ministre avait dans un courrier dit tout le bien qu’il pensait des personnels administratifs et s’était engagé à ouvrir avec A&I UNSA des discussions en bilatérale. Elles ont été interrompues du fait de la crise sanitaire. Nous comptons bien qu’elles soient reprises dans les meilleurs délais, en termes de réflexion sur les métiers, de rémunérations, de requalifications, tant cette crise aura fait la démonstration de l’importance des métiers de soutien et de logistique qui ne se limitent pas, dans une éducation nationale, au rôle des collectivités locales.

Le 15 mai 2020

Jean-Marc Bœuf

Secrétaire général

 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

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Publié le 17 Mai 2020

CHSCT départemental de la HAUTE-MARNE du 11/05/2020 - visioconférence 

Suite au déconfinement et reprise

 

Une réunion du CHSCT départemental s'est tenue en visio conférence hier après-midi. Nous avons souligné que c'était la première depuis le début de la crise sanitaire mais qu"il n'était jamais trop tard pour bien faire et s'intéresser à la santé des personnels ! Nous vous proposons à télécharger un compte rendu des échanges tenus lors de cette réunion.

 

Siégeaient pour l’Unsa Education : Félicien Bouard et François Demont.

 

Organisation actuelle et montée en charge éventuelle (en juin)

L'IA-DASEN a évoqué des groupes qui pouvaient être « à géométrie » variable (nb d’élèves par groupe) et une montée en charge qui pourrait arriver après le 1er juin.

Nous avons expliqué qu’il était déjà très difficile d’organiser l’espace pour une classe et respectant les distances et les cheminements. Si en théorie, des groupes variables pour dégager du temps pour que certains enseignants assurent le distanciel avec leurs élèves était une bonne idée, cela se révélait quasi impossible sur le terrain. De même, une montée en charge du nombre d’élèves nous semble impossible si les conditions et exigences sanitaires ne s’assouplissent pas. L'IA-DASEN a expliqué que, si les normes sanitaires ne bougent pas, il faudra prioriser et tous les élèves ne pourront être accueillis, comme c’est le cas aujourd’hui dans certaines écoles.

 

Responsabilité des enseignants

Le Dr Stienne, Médecin de Prévention auprès de la Rectrice, et M. Hourriez, Inspecteur Santé Sécurité au Travail du Rectorat, ont expliqué que cette question de la responsabilité en cas de contamination d’un élève, crée une grande anxiété chez les personnels. Toutefois, l’Etat se substitue à ses agents en termes de responsabilité. Il faudrait qu’il y ait une faute grave de la part de l’agent pour que celui-ci puisse être inquiété, ce qui implique un acte répété, délibéré (Par exemple, un collègue qui refuserait catégoriquement de mettre en œuvre le protocole sanitaire.).

Nous avons exposé qu’il sera cependant assez facile de trouver des points du protocole sanitaire qui n’auront pas été appliqués et que des collègues, en cas de contamination d’élèves, risquent de se voir lynchés sur les réseaux sociaux. L'IA-DASEN a répondu que, comme à chaque fois qu’il y avait « attaque » sur les réseaux sociaux, le procureur de la République était averti et appliquait les mesures adaptées.

 

Protocoles locaux

Nous avons regretté l’absence de validation par une autorité extérieure des protocoles sanitaires mis en place localement avant la reprise de la classe. Cela aurait évité beaucoup des tensions qui commencent à apparaître entre enseignants et collectivités locales sur l’élaboration et la mise en œuvre du protocole.

Sur l’obligation pour les collectivités de fournir du gel hydroalcoolique. L'IA-DASEN a répondu que ce n’était pas prévu dans le protocole sanitaire. Nous avons pointé le fait que, dans le compte rendu du dernier Comité de Pilotage, il était noté que les collectivités fourniront le savon, le gel et les thermomètres. L'IA-DASEN a expliqué que c’était mal formulé… Ce point sera réabordé lors du prochain COPIL (mardi 12 mai).

 

Gestion des cas de COVID

Des documents d’accompagnement des équipes pour la gestion d’éventuels cas de COVID sont à l’étude (marche à suivre, documents pour aviser les familles…).

 

Masques

Les approvisionnements en masques ont suscité beaucoup d’émoi dans les écoles. L'IA-DASEN a apporté des précisions : les masques pédiatriques doivent être réservés aux enfants. C’est une dotation pour une longue période qui a été acheminée. Pour les masques adultes, la livraison n’est que partielle. Un approvisionnement hebdomadaire est prévu dans les écoles. En cas de risque de manque, les directeurs doivent contacter rapidement l’IEN. Un petit stock de sécurité existe à la DSDEN.

 

Préparation de la 2è phase (en juin)

Les directeurs qui auraient besoin de temps pour préparer cette deuxième phase (sondage, organisation…) peuvent en faire la demande aux IEN. Cette demande sera satisfaite autant que les moyens le permettront.

A la demande de journées banalisées (une ou deux) pour permettre le travail d’équipe dans les écoles,L'IA-DASEN a expliqué que, comme des formations n’auraient pas lieu, on pouvait estimer que ce temps de concertation pourrait entrer dans les 18 h de formations !!! Ben, oui… dans les fameuses 108 heures fourre-tout !

 

PEFS

Les PEFS ne doivent être présents dans les écoles qu’aux jours habituels. Aucune modification de calendrier n’est possible. C’est une question de responsabilité Etat / Université.

 

ZIL, BDFC, RASED, collègues en temps partagé…

La situation de ces collègues itinérants a été abordée. Ils pourront se déplacer.

Les ZIL et Brigades pourront être sollicités pour renforcer des équipes.

Les personnels des RASED seront en renfort dans leurs écoles de rattachement mais pourront se déplacer si les enfants qu’ils suivent habituellement ont repris l’école.

Pour les collègues en temps partagé (complément de services), les situations sont à voir au cas par cas, selon que toutes les écoles où ils travaillent rouvrent ou non. L’idée générale est « Je travaille dans les écoles qui ouvrent et en distanciel pour les autres. »

 

AESH

Les AESH accompagnent les enfants dont ils s’occupent si ceux-ci ont repris.

Les AESH dont les élèves n’ont pas repris sont en appui dans leurs écoles pour aider les élèves et aider au respect des gestes barrière par exemple.

Ils pourraient aussi être appelés pour accompagner dans une école proche de la leur des élèves bénéficiant d’un(e) AESH qui n’aurait pas repris le travail. Cela se fera avec lettre de mission et frais de déplacement, le tout dans un secteur géographique très proche de l’école d’affectation habituelle.

En aucun cas les AESH ne sont là pour effectuer des tâches de désinfection qui relèvent de la collectivité locale.

 

Formations

Les infirmières scolaires préparent des formations aux gestes barrières en direction des enseignants et des élèves. Ces formations seront dispensées au plus vite à la reprise de la classe.

 

MDPH

Au regard du contexte sanitaire, les droits MDPH sont prolongés pour 6 mois.

 

Divers

Nous avons questionné sur l’utilisation des photocopies avec les élèves.

Le Dr Stienne a exprimé sa surprise de ne pas avoir vu ce sujet abordé dans le protocole car cela questionne. Elle a expliqué que l’utilisation des photocopies est possible mais en respectant le conseil suivant : prévoir les copies suffisamment à l’avance et les déposer sur les tables des élèves afin de les laisser plusieurs heures sans les toucher. C’est le même principe que pour les pochettes de documents qui sont parfois transmises aux familles pour le travail à distance.

 

 

La délégation Unsa Education

source :  http://sections.se-unsa.org/52/spip.php?article804

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Publié le 15 Mai 2020

 

CTS du 13/05/2020 de 10h00 à 12h00

En visio conférence compte tenu le contexte de crise sanitaire

 

La délégation UNSA EDUCATION représenté par :

Mme Haraziuk (A&I), Mme Dhap (A&I) et Mme Benoiton (SNASEN)

En présence de :

  • Madame la rectrice
  • Madame la secrétaire générale de l’académie
  • Madame et Monsieur  les secrétaires généraux adjoints
  • Madame la cheffe de la Dpate
  • Mesdames et Monsieur les secrétaires généraux des DSDEN

 

Toutes les représentations syndicales sont présentes et le quorum est atteint.

L’ordre du jour est le suivant :

  • Approbation du PV du 02/04/20
  • Bilan de la crise sanitaire et plan de reprise dans les services académiques
  • Dispositif de caméras supplémentaires au rectorat
  • Questions diverses

Introduction de Madame la rectrice :

Madame la rectrice nous remercie de notre présence et nous adresse ses encouragements dans ce moment compliqué et spécial de début de déconfinement et  de mise en application du plan de reprise des personnels académiques.

Elle souligne que la période de confinement s‘est bien passée et salue l’effort de tous les agents pour avoir réussi à mener leurs missions à distance dans les délais impartis car toutes les actions ont été menées sans retard.

S’agissant du retour dans les services académiques, elle indique que la règle qui prime est celle du télétravail et de la protection des personnels les plus vulnérables.

Elle cède la parole à Madame la secrétaire générale.

 

  1. Approbation du PV du 02/04/20 :

Le compte-rendu précédent n’a pas pu être envoyé, le vote est reporté au prochain CTS.

 

  1. Bilan de la crise et plan de reprise dans les services académiques :

Le CTS était prévu le 25/26 mai mais celui-ci a été avancé en raison de la réception du protocole de reprise d’activités qu’il était indispensable de partager pour guider les services académiques qui commenceraient à reprendre en présentiel.

Le CTS de ce jour n’a pas été reporté car :

Les emplois du temps sont très contraints compte tenu le contexte

Le temps était suffisant pour  la prise de connaissance des documents car ils sont presque tous similaires et ne diffèrent pas tellement les uns des autres.

Tous les documents transmis reprennent :

Les gestes barrière

Les bonne pratiques quand on revient en présentiel

Les points spécifiques selon les locaux, les obligations de service et notamment la question de l’accueil du public.

 

Ils rappellent également qu’il convient de privilégier autant que possible le télétravail durant cette phase de déconfinement progressif.

D’ailleurs, le télétravail a fait ses preuves :

- les services n’ont pas cessé de travailler durant le confinement, nous sommes donc dans la continuité

- tous les délais ont été tenus

- les agents ont toujours été en lien avec leurs supérieurs hiérarchiques.

 

Le déconfinement sera progressif, il ne s’agit donc pas de rouvrir la possibilité à tous de réintégrer le bureau afin de continuer à se protéger et de protéger les autres.

Pour les agents devant garder des enfants n’ayant pas école, ils seront mis en autorisation spéciale d’absence.

Madame la secrétaire générale explique que pour toute les consignes, il convient de garder à l’esprit qu’elles sont évolutives en fonction notamment des prochaines déclarations du Premier Ministre début juin.

Donc ne reviennent au bureau physiquement que les personnes dont la présence est obligatoire avec des modalités adaptées temporairement :

- Les personnels d’entretien : arrivée avancée à 5h du matin et 8h pour le reste du personnel qui serait amené à venir au rectorat (laissant ainsi une plage de 3h pour l’entretien).

- Les chauffeurs

- Tout personnel pour motif exceptionnel : dossier papier à prendre, à consulter, photocopies à faire…la présence de ces personnels doit être géré par le chef de service afin qu’il n’y ait pas plus de 50% du personnel présent en même temps.

Les réunions en visio conférence sont désormais la règle.

Les modalités d’accès aux bâtiments du rectorat et aux DSDEN sont également modifiées pour sécuriser au maximum les personnels et limiter les contacts.

Les modalités d’accueil des usagers sont également adaptées selon la configuration des locaux et les moyens disponibles de chaque structure : salle dédiée avec prise de rdv, salle dédiée avec RDV en visio…

Chaque DSDEN a passé en revue l’organisation et les consignes sanitaires mises en place dans son département (cf documents qui ont été transmis aux membres du CTS).

Les organisations se sont mises en place de manière concertée et restent évolutives. Elles nécessitent l’adhésion et la compréhension de tous pour rassurer les personnels qui seraient amenés à se rendre dans les services académiques.

 

  1. Dispositif de caméras supplémentaires au rectorat :

Le rectorat a profité de la demande de renouvellement de l’autorisation préfectorale pour les 3 caméras existantes pour demander l’autorisation d’installer des caméras supplémentaires à des points d’entrée sensibles du rectorat. 3 caméras supplémentaires seront donc installées.

 

  1. Réponses aux questions diverses :
  • Utilisation des photocopieurs sécurisée avec mise à disposition de gel hydro alcoolique.
  • Dans tous les services il y a des masques à la disposition de tous les personnels enseignants ou non enseignants. En présence d’élèves , le masque est obligatoire. En présence d’adultes uniquement, seule la distanciation physique est obligatoire ; le port du masque n’est pas obligatoire au rectorat ou en DSDEN, mais il est vivement recommandé si on risque de se retrouver à moins d’un mètre de son interlocuteur. 
  • Pour une personne de plus de 65 ans et donc fragile, le télétravail est préconisé mais il n’y a pas d’obligation c'est-à-dire pas d’interdiction de venir au bureau dans le respect des consignes en vigueur.
  • Le médecin de prévention peut être sollicité en cas de besoin.
  • Le calendrier scolaire est maintenu pour l’instant mais il n’est pas possible d’en dire plus sur d’éventuelles modifications concernant les congés d’été. Tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.
  • Les résultats du mouvement seront connus le 17 juin conformément à la date indiquée dans la circulaire académique concernée.
  • Toutes les instances seront maintenues autant que possible avant les congés d’été. Les reports de commission à l’automne seront évités autant que possible pour ne pas engendrer une surcharge d’activité à la rentrée.

Il faut retenir que :

  • Les travaux des CAPA se feront à distance
  • Reste à préciser les modalités de consultation des dossiers.

 

Madame la secrétaire générale insiste de nouveau sur le caractère évolutif des consignes qui s’adapteront à la situation sanitaire et aux protocoles nationaux.

Elle précise que de nouvelles modalités de travail et de vie collective s’écrivent là au fur et à mesure compte tenu d’un contexte particulier.

Madame la secrétaire générale souligne à son tour l’investissement de tous les personnels dans ce contexte particulier et insiste sur le travail rendu par la DSI qui a été très sollicitée depuis le début de la crise.

La séance est levée à 11h10.

la délégation Unsa Education

 

 

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Publié le 14 Mai 2020

Questionnaire réouverture des EPLE

Sur la question importante de la réouverture des collèges et des lycées qui doit obéir à un protocole sanitaire national complexe afin de répondre en meilleure sécurité possible à des considérations économiques, pédagogiques et sociales ce fut l’occasion pour nous :

  • de demander que la communication institutionnelle sur la réouverture s’adresse également aux personnels administratifs et ne soit pas tournée exclusivement vers les enseignants et les personnels de direction ;
  • de dénoncer que dans certaines académies, aucuns moyens de protection ne soient mis à la disposition des personnels administratifsvoire que l’on fasse reposer sur les seuls gestionnaires des établissements le soin de passer les commandes des équipements de protection pour l’ensemble des personnels non enseignant !

Le problème, c’est que pour l’instant, le ministre n’apporte pas de réponses concrètes à ces questions, même s’il s’est dit preneur de nos suggestions.

Or des questions de responsabilité se posent.

En EPLE, face à cette réouverture soumise à un protocole complexe inscrit dans une réalité complexe, les personnels ne peuvent être astreints qu’à une obligation de mise en œuvre, qui consiste à utiliser les moyens mis à disposition par l’État employeur et les collectivités locales.

Questionnaire "réouverture des EPLE"

Sans moyens on ne met rien en œuvre et sans mise en œuvre on n’obtient pas de résultat.

Cela personne ne saurait le reprocher aux personnels administratifs des EPLE.

Vous aviez accepté de répondre aux questionnaires EPLE. Aujourd’hui, nous vous redonnons la parole afin de continuer à agir au plus près de vous.

Nous avons joint au questionnaire EPLE un fichier d’aide à la mise en œuvre du protocole élaboré par la section A&I UNSA de l’académie d’Orléans Tours. En vous permettant de faire le bilan de ce que vous constatez dans votre établissement, il vous permet également de prendre la mesure de la tâche et de sa faisabilité, au-delà des discours des « y’a qu’à faut qu’on » que trop souvent nous entendons. 

 

 

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Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

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Publié le 14 Mai 2020

Questionnaire réouverture des Services
Rectorat, DSDEN, CIO...

À l'heure où les écoles et un certain nombre de collèges rouvrent leurs portes, ce qui implique une nouvelle phase d'activité pour les services, beaucoup de questions demeurent sans réponses.

En services, comme dans les EPLE, face à une situation complexe, les personnels ne peuvent être astreints qu’à une obligation de mise en œuvre, qui consiste à utiliser les moyens mis à disposition par l’État employeur.
Sans moyens on ne met rien en œuvre et sans mise en œuvre on n’obtient pas de résultat.
Cela personne ne saurait le reprocher aux personnels administratifs des services.

 

Vous aviez accepté de répondre aux questionnaires services. Aujourd’hui, nous vous redonnons la parole afin de continuer à agir au plus près de vous.

Les personnels administratifs ne sont ni des personnels de compagnie ni les supplétifs des autres personnels, et encore moins des politiques !

 

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Publié le 10 Mai 2020

courriel intersyndical sur le gel des postes administratifs des CIO

cher.e adhérent.e, collègue

 

L'académie de Reims a une nouvelle fois pris la décision de geler les postes administratifs des personnels des CIO pour la rentrée 2020/2021 sans avoir eu d’échange préalable auprès des représentant.e.s du personnel. Nous n'avions pas été prévenu lors du dernier groupe de travail du 12/02/2020 portant sur les emplois ATSS.

C'est suite à cette nouvelle  que A&I UNSA par le biais de sa fédération UNSA EDUCATION, le SGEN CFDT, la FSU et la CGT, en intersyndicale, avons envoyé un courrier à Madame la Rectrice demandant l'annulation de cette décision et la publication au mouvement des postes.

Vous pouvez retrouver toutes nos actions faites pour les CIO ici :  http://www.aeti-ac-reims.com/tag/cio/

 

bien cordialement

Mickaêl Adamkiewicz, secrétaire Académique d'A&I UNSA Reims

 

 

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Publié dans #CIO, #MOUVEMENT, #INTERSYNDICAL.E

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Publié le 10 Mai 2020

CHSCT départemental de la MARNE du 07/05/2020 - visioconférence 

Suite au déconfinement et reprise

 

Présents pour l’Unsa : Aline Geeraerts, Solenne Massicard, Sylvie Ganthier. Rappel : sont élus l’Unsa et la FSU

L’inspecteur d’académie avait aussi convié Mme Lavail, médecin coordonnateur, Mme Giardini Assistante sociale.

Déclaration des membres du CHSCT envoyée la veille (voir ci-dessous)

Monsieur Claval, IA-Dasen , présente la situation depuis le dernier CHSCT : la parution des protocoles sanitaires et la circulaire ministérielle, suivie de documents d’accompagnements.

Il Indique faire au mieux pour réunir les membres du CHSCT (réponse à la déclaration). Le niveau de classes est déterminé localement.

Il informe ne pas encore avoir la synthèse du volume d’élèves à accueillir sur le département.

Le plan départemental de reprise sera présenté au CTSD de mardi 12 mai (visio)

Il insiste le sens de la « réouverture » : Le retour aux apprentissages est clairement défini. Ce n’est pas une garderie. On reste dans la logique de la continuité pédagogique mais il faut la dépasser, pour aller dans les apprentissages, progressivement et dans de nouvelles conditions.

Il insiste sur le « caractère progressif » : la sécurisation sanitaire reste première mais complémentaire de l’objectif des apprentissages.

Sur la limitation à 10 élèves : il ne peut indiquer ce cadrage qui serait contraire au protocole. Mais le niveau de 15 élèves est un maximum selon les possibilités réelles d’accueil, car les conditions sanitaires doivent être garanties. Il ne peut pas y avoir d’ambiguïté, le sanitaire est central et personne ne doit être mis en danger.

Il est en contact avec les élus locaux qui ont bien conscience de cette situation et c’est pour cela que certaines écoles n’ouvrent que le 18 (doivent prendre un arrêté municipal)

Il met tout en œuvre pour aider les équipes : des outils ministériels sont prévus et les équipes départementales de formateurs produisent des aides, y compris des magistères qui sont très suivis.

Il revient sur la question des transports (organisés par la région) : aucun appel d’offre complémentaire ne pourra être fait, et cela se fait avec le nombre de véhicules actuels à 50% des capacités des cars

Il revient sur la formation des personnels : Les médecins scolaires et infirmières , seront mis à disposition des écoles et un parcours est en train d’être organisé pour aider sur la mise en place des gestes barrière. Il est dans l’accompagnement humain, et pas que tutoriels numériques.

Les masques : Les masques sont arrivés hier en circonscription. La gestion de ces masques devra être rigoureuse. (traçabilité). Il y aura 2 masques chirurgicaux par jour et par personne. Tous les enseignants devraient en avoir lundi.

 

Mme Déjardin revient sur l’accueil des enfants de soignants et demande une vigilance pour conserver les liens tissés avec ces enfants, ce qui les rassure. Reims précise que ce sera le cas du 11 au 15 mai

L’IA-Dasen a interpelé le maire de Reims et est aussi en contact avec la responsable au CHU.  C’est bon, sur les 3 sites d’accueil sur Reims.  Cela nécessite de faire cohabiter les classes d’âge, et il y a aussi des difficultés si les maternelles n’ouvrent pas. Il est conscient de tout le travail qui a été fait par les enseignants et personnels volontaires.

Le secrétaire du CHSCT, M. Carret, regrette que le CHSCT ne puisse prendre toute sa place dans cette crise, sur la prévention et ainsi aboutir à une rentrée sereine. Il demande à ce que le plan de reprise soit co-construit avec les membres du CHSCT.

L’IA-Dasen le comprend, mais il n’y a pas le temps de produire des outils départementaux. Il a la volonté de partager les informations avec les représentants des personnels au CHSCT.

 

Intervention de l’Unsa Education :

Nous revenons sur ce qui a été une grande mobilisation des enseignants, du jour au lendemain, à bouleverser toute leur pédagogie et leur organisation pour assurer la continuité pédagogique pendant le confinement… et là, on leur demande à nouveau, et pour le premier degré d’abord, de tout bouleverser à nouveau. Il faut entendre que c’est très difficile pour les personnels.

Nous témoignons des nombreux messages que nous recevons, d’inquiétude et de stress (risques psycho-sociaux) de la part des directeurs, qui certains sont  pris d’insomnies et se médicamentent alors que ce n’est pas le cas habituellement. Ils doivent résoudre la quadrature du cercle. De la part des enseignants aussi. C’est grave.

Nous sommes satisfaits de voir que le cœur de métier qui est l’enseignement et les apprentissages est un objectif de la reprise. Les personnels, tous les personnels doivent pouvoir être dans leur cœur de mission … mais avec le protocole et le temps mis à pratiquer la sécurisation sanitaire (1h30 par jour ?), pourront-ils réussir à être pleinement dans les apprentissages ? D’autant qu’il ne faut pas abandonner les élèves qui ne reviennent pas en présentiel. Attention aux injonctions contradictoires.

Nous attirons l’attention sur la question de l’école inclusive : les élèves à besoins particuliers, les personnels qui les accompagnent AESH et enseignants, (également dans les IME) (handicaps graves, troubles autistiques…). La proximité physique fait partie du quotidien de cet accompagnement, sur des gestes sanitaires ou de l’aide aux apprentissages. Les AESh se sont aussi sentis oubliés pendant le confinement. Ils ne doivent pas être considérés comme des personnes supplémentaires , de bonne volonté, pour aider à l’entretien, ou la vie scolaire par ex.

Quid des collègues en service partagé, des membres du Rased : ils vont d'un établissement à un autre, ils doivent s'adapter à de multiples protocoles. C'est compliqué !

Nous savons qu’il est difficile de trouver le bon dosage entre le cadrage et la souplesse donnée aux équipes. Mais sur certaines choses, nous estimons que le cadre doit être posé, pour soulager les directeurs, et que sur d’autres la souplesse doit être de mise. Pourquoi est-ce la collectivité qui détermine les niveaux d’accueil des élèves ?  Pourquoi est-il imposé de faire un accueil un jour sur deux quand cela peut-être autrement ? (cela ne va pas dans le sens d’aider les parents à reprendre le travail) Nous demandons aussi la confiance.

Réponses de l’IA Dasen :

Il entend toute cette inquiétude. Il doit produire une circulaire aux enseignants aujourd’hui et reverra quelques points après nos interventions. Il indique qu’il n’y a pas d’ambigüité ; il fait pleinement confiance aux équipes et son rôle est d’aider les enseignants à trouver les réponses à leurs questionnements, car ce sont bien les enseignants qui sont face aux élèves.

Il réaffirme qu’il n’y a pas de cadrage aussi rigoureux demandé aux équipes (sur les groupes accueillis un jour sur deux). Il souligne que tout ceci est difficile pour tout le monde (et on veut bien le croire), même les IEn, inquiets aussi légitimement. Il peut y avoir des interprétations, c’est humain. L’humain reste premier, mais il y a besoin de rigueur.

Les élèves à besoin particulier et les AESH : Le service de l’école inclusive travaille sur ces questions avec Mme Couvert et Mme Collin.  Une FAQ va être mise en ligne sur le site académique. Mais toutes les réponses n’y seront pas. C’est un travail aussi progressif, qui se fait en collaboration avec les IEN.

Il faut bien entendu centrer les AESH sur leur cœur de mission qui est l’accompagnement des élèves porteurs de handicap ou avec un pps

 

L’IA-Dasen revient sur les conditions de reprise des personnels :

Les personnels en situation de vulnérabilité , avec des pathologies : ils ne sont pas en présentiel. Ils font une demande à l’IEn pour être placés en télétravail si possible ou ASA sinon, un certificat médical sera demandé. Considérant que les médecins vont être débordés au déconfinement, le Dasen fera confiance, (attestation sur l’honneur) et ensuite production du certificat médical.

Pour les enseignants-parents : ceux qui n’ont pas de solution de garde d’enfant. Une attestation sur l’honneur sera demandée pour préciser que le parent-enseignant est bien seul à pouvoir garder son enfant. L’enfant peut tout à fait être accueilli dans l’école d’ailleurs. S’il y a un conjoint-parent, il faudra produire une attestation de l’employeur comme quoi l’autre parent est dans l’obligation de reprendre le travail. Le télétravail est encore privilégié par le ministre. L’IA-DAsen va écrire tout cela dans une circulaire aujourd’hui.

Mme Giardini, assistante sociale des personnels indique que les enseignants en difficulté peuvent la contacter , ou la cellule d’écoute.

L’IA -Dasen précise également que les services sociaux répondent aux situations d’urgence qui peuvent être aussi financières. Il souligne que les personnels ne doivent pas se sentir isolés par l’institution.

L’Unsa intervient également sur le problème dans le second degré de convocation à des réunions en présentiel avec de nombreux collègues et pose la question de la sécurité sanitaire : L’IA Indique que des solutions peuvent être trouvées sur du mixte présentiel et distanciel et reverra avec les chefs d’établissement.

Le CHSCT procède au vote des AVIS  (voir après le CR):

Avis 1 : sur le besoin d’une semaine complète de préparation. L’IA-Dasen précise qu’il ne peut pas être dans une autre optique que ce qui est dit par le ministère (les élus locaux en partenariat décident de l’ouverture. L’Unsa fait remarquer qu’il est étrange que la ville de Chalons ait communiqué sur une reprise le 12. 2 jours semblent le minimum quand même. L’IA-Dasen informe que finalement ce sera une reprise au 14 pour les élèves, suite justement à une remontée des difficultés.)

Avis 2 : sur la co-construction du plan de reprise avec le CHSCT. L’IA-Dasen confirme que le temps ne lui permet pas de le faire formellement, mais invite les membres du CHSCT à lui faire remonter des propositions.

 

La délégation Unsa Education

 

 

Déclaration des membres du CHSCT de la Marne pour l’instance du 7 mai


Pour la deuxième fois, nous nous retrouvons réunis sans que l'organisation de ce rendez-vous n'ait été co-construite avec le secrétaire de l'instance. Cela nous semble en contradiction avec le décret 82-453 mais aussi avec les récentes déclarations du ministre de l’Éducation Nationale. Nous insistons ici sur le respect de ces procédures qui permettent de construire en amont les échanges et
ainsi de les enrichir pour un dialogue social véritable.
Concernant le plan de reprise maintenant, pour assurer les conditions sanitaires à une réouverture des écoles en confrontant les exigences du
protocole national aux réalités des écoles et permettre ainsi une prise en charge et un accompagnement des élèves optimal, les enseignants ont besoin de temps.
Les enseignant·es n'auront pas trop de la semaine du 11 au 15 mai pour en faire une semaine de prérentrée avant une possible réouverture des écoles.
Cette préparation s’appuiera sur les réalités matérielles existantes (sanitaires, superficie des salles de classe, architecture des locaux…) et le nombre d’adultes (enseignants, AESH et ATSEM) réellement disponibles.
Le maxima de 10 élèves en élémentaire comme pour l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, doit être la référence. Il doit être bien moindre en maternelle.
Le travail de préparation de réouverture des écoles doit être présenté en conseil d’école qui pourra également saisir l’avis de la commission de sécurité. Aucun protocole local ne doit être imposé arbitrairement. Chaque élément du protocole doit être respecté. Dès lors, si les conditions sanitaires d’une réouverture de l’école ne sont pas réunies, l’école ne doit pas réouvrir. Partout la santé de la population doit primer. La responsabilité est grande. Nous appelons le
gouvernement à différer la réouverture des écoles primaires des départements classés « rouges » et à poursuivre le maintien du lien scolaire à distance.
Nous appelons le gouvernement à faire confiance localement à la communauté éducative pour organiser un retour progressif des élèves sans pression ni injonction, notamment en termes de contenu scolaire, et en leur donnant le temps nécessaire.
Les équipes ont su organiser l’accueil des enfants des personnels indispensables en période de confinement. Elles sauront faire les choix nécessaires dans le respect des exigences sanitaires et des
besoins des élèves. La reprise doit être suspendue à la mise en place des garanties sanitaires indispensables et à une organisation pédagogique acceptable.

Projets d’avis :
Avis n°1 :
Le CHSCT de la Marne demande le report de la rentrée des élèves dans le premier degré au moins jusqu'au 18 mai pour permettre la construction et la validation d’un plan de reprise comprenant un premier volet concernant le retour en toute sécurité des personnels sur leur lieu de travail puis dans un second la rentrée des élèves.

Avis n°2 :
Avec le covid-19, un grand nombre de personnels ont vu modifier l’organisation de leur travail et sont en souffrance car ils peinent à accéder à une information fiable et sûre sur les cadres de cette organisation. Les membres du CHSCT départemental demandent la diffusion de documents d'information, en s’appuyant sur des échanges et une co-construction avec les membres de cette instance, sur :
- la question de la responsabilité des agents dans les circonstances actuelles
- les autorisations d’absences (clarifier les questions autour de la vulnérabilité des personnes)
- les modalités de validation du plan de reprise d’un établissement

 

 

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé pour les personnels administratifs 

INFO LOCALE EN CONTINUE sur le COVID-19 : (salaires, continuité administrative etc.) :

http://www.aeti-ac-reims.com/tag/situation%20de%20crise/

 

A&I UNSA ainsi que la Fédération UNSA Education sont en relation directe avec les décisionnaires. N’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

adresse courriel pour joindre le syndicat : aeti-reims@aeti-unsa.org

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Le secrétaire académique : Mickaël Adamkiewicz

 

 

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Publié le 10 Mai 2020

CHSCT departemental des Ardennes du 06/05/2020 - Visioconférence

Représentant au titre de l'UNSA Éducation : B. PIERRET

Préambule de M. Ribaud, IA-DASEN des Ardennes

La réouverture des écoles fait partie du plan global de déconfinement.

> Il s'agit d'un impératif de justice social, pour les plus fragiles qui peuvent se trouver en difficulté ou en décrochage.

> Il s'agit d'un impératif pédagogique.

> Il s'agit enfin d'un impératif économique pour permettre aux familles de reprendre leur travail et pour permettre le redémarrage de l'activité.

Cette reprise est progressive, avec un impératif de sécurité sanitaire.

La rentrée ne se fera pas à marche forcée.

La progressivité va permettre de mettre à l'épreuve les dispositifs retenus.

On est dans la co-construction avec les élus.

Cette co-construction dépend de 3 facteurs :

> l'effectif enseignant présent effectivement

> le taux d'élèves qui reprennent (on est sur une moyenne départementale de 25% environ)

> l'organisation des locaux.

La cadrage national est décliné école par école ce qui rend encore plus complexe l'exercice.

Le protocole sanitaire a eu un effet négatif sur certains élus. Il peut paraître lourd, mais il était nécessaire qu'il soit le plus exhaustif possible.

Les activités culturelles et sportives qui pourraient être mises en place par les collectivités pourront aussi, le cas échéant, d'alléger les effectifs dans les classes (si les effectifs élèves venaient à être trop nombreux par rapport à la capacité d'accueil de l'école.)

La ville de Charleville-Mézières, si elle a décidé de repousser la rentrée, laissera les accueils de loisirs ouvert pour l'accueil des enfants de soignants.

 

Les masques :

Une première livraison est arrivée dans les circonscriptions ce mercredi 6 mai. Ils seront distribués dans les écoles lundi et mardi. Ce sont des masques chirurgicaux. Il est prévu aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes désinfectantes.

Pour le second degré, une livraison est attendu ce week-end.

La communication est importante, notamment l'explication aux familles des dispositifs d'accueil. Dans le plan de reprise départemental, de multiples possibilités d'organisations sont décrites.

L'organisation concrète de chaque école reste à finaliser et à communiquer.

Si le personnel n'est pas suffisant par rapport au nombre d'élèves qui souhaitent reprendre, l'alternance des groupes sera possible.

 

Questions Diverses

→ La formation des personnels aux règles et consignes sanitaires et aux aspects psychologiques de l'accueil des différents publics : comment sera-t-elle mise en place ?

> les personnels peuvent s'appuyer sur les fiches prévues à cet effet sur educsol

> les personnels médicaux de l'EN sont déjà très mobilisés sur la gestion du Covid-19.

> les directeurs d'écoles, les chefs d'établissement pourraient former leurs collègues.

 

Présentiel / distanciel /ASA

> Le distanciel se fait à la maison. Qui pourra rester en distanciel ? Cela dépendra de l'organisation mise en place dans l'école.

Les personnels « vulnérables » doivent se signaler et rester en distanciel. Il sera demandé par la suite un justificatif.

Le docteur Stienne, médecin de prévention du rectorat , apporte quelques précisions :

Les justificatifs demandés (vulnérabilité de la personne ou de quelqu'un dans la cellule familiale) ne sont pas des certificats médicaux, mais des attestations que la situation médicale de la personne est incompatible avec un retour sur site. Elle précise bien qu'il ne s'agit pas là d'un arrêt maladie.

Sont considérées comme personnes vulnérables, ceux qui ont des caractéristiques listées dans le Décret n° 2020-521 du 5 mai 2020 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849680&categorieLien=id

Les personnels qui ne peuvent / veulent pas scolariser leurs enfants et qui n'ont pas d'autre mode de garde, peuvent demander

> de rester en télétravail, si c'est compatible avec la garde des enfants

> une autorisation spéciale d'absence.

Ces dispositions sont valables jusqu'au 2 juin.

 

Les enseignants en postes fractionnés :

Il s'agit là-aussi d'éviter le plus possible les brassages. Les enseignants en postes fractionnés devraient être fixés sur une de leurs écoles par les IEN.

 

Retour sur les responsabilités :

M. l'IA-DASEN rappelle que, concernant la responsabilité civile, l'Etat se substitue à l'agent.

Concernant la responsabilité pénale, il estime que les risques d'être poursuivi en pénal sont extrêmement faibles. Il faudrait prouver que l'agent a manqué à ses obligations de prudence, a mis en dager de manière délibéré les autres...

Si besoin, la protection fonctionnelle sera accordée à l'agent.

 

Reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle :

Le docteur Stienne explique que ce n'est pas le cas pour le moment.

 

Question sur la particularité des maternelles et les difficultés à envisager leur accueil dans les conditions actuelles *

M. l'IA-DASEN reconnaît que cela ne sera pas facile, notamment pour la mise en place des gestes barrières.

 

Décharges de direction :

la circulaire de reprise envisage la possibilité de décharger les directeurs pour les laisser sur des aspects organisationnels et de relations aux familles.

M. l'IA-DASEN explique que cet aspect de la circulaire n'a pas encore été réfléchi au sein de l'équipe DSDEN, en raison de la charge de travail actuelle.

 

Impact de la « couleur » du département sur la rentrée :

Quelle que soit la couleur, le 1er degré reprend à partir du 11.

Si le département est vert → les collèges redémarrent le 18 mai (6ème-5ème).

Si le département est rouge → la reprise en collège est reportée.

 

La délégation Unsa Education

 

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé pour les personnels administratifs 

INFO LOCALE EN CONTINUE sur le COVID-19 : (salaires, continuité administrative etc.) :

http://www.aeti-ac-reims.com/tag/situation%20de%20crise/

 

A&I UNSA ainsi que la Fédération UNSA Education sont en relation directe avec les décisionnaires. N’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

adresse courriel pour joindre le syndicat : aeti-reims@aeti-unsa.org

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Le secrétaire académique : Mickaël Adamkiewicz

 

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