Publié le 10 Mai 2020

CHSCT départemental de la MARNE du 07/05/2020 - visioconférence 

Suite au déconfinement et reprise

 

Présents pour l’Unsa : Aline Geeraerts, Solenne Massicard, Sylvie Ganthier. Rappel : sont élus l’Unsa et la FSU

L’inspecteur d’académie avait aussi convié Mme Lavail, médecin coordonnateur, Mme Giardini Assistante sociale.

Déclaration des membres du CHSCT envoyée la veille (voir ci-dessous)

Monsieur Claval, IA-Dasen , présente la situation depuis le dernier CHSCT : la parution des protocoles sanitaires et la circulaire ministérielle, suivie de documents d’accompagnements.

Il Indique faire au mieux pour réunir les membres du CHSCT (réponse à la déclaration). Le niveau de classes est déterminé localement.

Il informe ne pas encore avoir la synthèse du volume d’élèves à accueillir sur le département.

Le plan départemental de reprise sera présenté au CTSD de mardi 12 mai (visio)

Il insiste le sens de la « réouverture » : Le retour aux apprentissages est clairement défini. Ce n’est pas une garderie. On reste dans la logique de la continuité pédagogique mais il faut la dépasser, pour aller dans les apprentissages, progressivement et dans de nouvelles conditions.

Il insiste sur le « caractère progressif » : la sécurisation sanitaire reste première mais complémentaire de l’objectif des apprentissages.

Sur la limitation à 10 élèves : il ne peut indiquer ce cadrage qui serait contraire au protocole. Mais le niveau de 15 élèves est un maximum selon les possibilités réelles d’accueil, car les conditions sanitaires doivent être garanties. Il ne peut pas y avoir d’ambiguïté, le sanitaire est central et personne ne doit être mis en danger.

Il est en contact avec les élus locaux qui ont bien conscience de cette situation et c’est pour cela que certaines écoles n’ouvrent que le 18 (doivent prendre un arrêté municipal)

Il met tout en œuvre pour aider les équipes : des outils ministériels sont prévus et les équipes départementales de formateurs produisent des aides, y compris des magistères qui sont très suivis.

Il revient sur la question des transports (organisés par la région) : aucun appel d’offre complémentaire ne pourra être fait, et cela se fait avec le nombre de véhicules actuels à 50% des capacités des cars

Il revient sur la formation des personnels : Les médecins scolaires et infirmières , seront mis à disposition des écoles et un parcours est en train d’être organisé pour aider sur la mise en place des gestes barrière. Il est dans l’accompagnement humain, et pas que tutoriels numériques.

Les masques : Les masques sont arrivés hier en circonscription. La gestion de ces masques devra être rigoureuse. (traçabilité). Il y aura 2 masques chirurgicaux par jour et par personne. Tous les enseignants devraient en avoir lundi.

 

Mme Déjardin revient sur l’accueil des enfants de soignants et demande une vigilance pour conserver les liens tissés avec ces enfants, ce qui les rassure. Reims précise que ce sera le cas du 11 au 15 mai

L’IA-Dasen a interpelé le maire de Reims et est aussi en contact avec la responsable au CHU.  C’est bon, sur les 3 sites d’accueil sur Reims.  Cela nécessite de faire cohabiter les classes d’âge, et il y a aussi des difficultés si les maternelles n’ouvrent pas. Il est conscient de tout le travail qui a été fait par les enseignants et personnels volontaires.

Le secrétaire du CHSCT, M. Carret, regrette que le CHSCT ne puisse prendre toute sa place dans cette crise, sur la prévention et ainsi aboutir à une rentrée sereine. Il demande à ce que le plan de reprise soit co-construit avec les membres du CHSCT.

L’IA-Dasen le comprend, mais il n’y a pas le temps de produire des outils départementaux. Il a la volonté de partager les informations avec les représentants des personnels au CHSCT.

 

Intervention de l’Unsa Education :

Nous revenons sur ce qui a été une grande mobilisation des enseignants, du jour au lendemain, à bouleverser toute leur pédagogie et leur organisation pour assurer la continuité pédagogique pendant le confinement… et là, on leur demande à nouveau, et pour le premier degré d’abord, de tout bouleverser à nouveau. Il faut entendre que c’est très difficile pour les personnels.

Nous témoignons des nombreux messages que nous recevons, d’inquiétude et de stress (risques psycho-sociaux) de la part des directeurs, qui certains sont  pris d’insomnies et se médicamentent alors que ce n’est pas le cas habituellement. Ils doivent résoudre la quadrature du cercle. De la part des enseignants aussi. C’est grave.

Nous sommes satisfaits de voir que le cœur de métier qui est l’enseignement et les apprentissages est un objectif de la reprise. Les personnels, tous les personnels doivent pouvoir être dans leur cœur de mission … mais avec le protocole et le temps mis à pratiquer la sécurisation sanitaire (1h30 par jour ?), pourront-ils réussir à être pleinement dans les apprentissages ? D’autant qu’il ne faut pas abandonner les élèves qui ne reviennent pas en présentiel. Attention aux injonctions contradictoires.

Nous attirons l’attention sur la question de l’école inclusive : les élèves à besoins particuliers, les personnels qui les accompagnent AESH et enseignants, (également dans les IME) (handicaps graves, troubles autistiques…). La proximité physique fait partie du quotidien de cet accompagnement, sur des gestes sanitaires ou de l’aide aux apprentissages. Les AESh se sont aussi sentis oubliés pendant le confinement. Ils ne doivent pas être considérés comme des personnes supplémentaires , de bonne volonté, pour aider à l’entretien, ou la vie scolaire par ex.

Quid des collègues en service partagé, des membres du Rased : ils vont d'un établissement à un autre, ils doivent s'adapter à de multiples protocoles. C'est compliqué !

Nous savons qu’il est difficile de trouver le bon dosage entre le cadrage et la souplesse donnée aux équipes. Mais sur certaines choses, nous estimons que le cadre doit être posé, pour soulager les directeurs, et que sur d’autres la souplesse doit être de mise. Pourquoi est-ce la collectivité qui détermine les niveaux d’accueil des élèves ?  Pourquoi est-il imposé de faire un accueil un jour sur deux quand cela peut-être autrement ? (cela ne va pas dans le sens d’aider les parents à reprendre le travail) Nous demandons aussi la confiance.

Réponses de l’IA Dasen :

Il entend toute cette inquiétude. Il doit produire une circulaire aux enseignants aujourd’hui et reverra quelques points après nos interventions. Il indique qu’il n’y a pas d’ambigüité ; il fait pleinement confiance aux équipes et son rôle est d’aider les enseignants à trouver les réponses à leurs questionnements, car ce sont bien les enseignants qui sont face aux élèves.

Il réaffirme qu’il n’y a pas de cadrage aussi rigoureux demandé aux équipes (sur les groupes accueillis un jour sur deux). Il souligne que tout ceci est difficile pour tout le monde (et on veut bien le croire), même les IEn, inquiets aussi légitimement. Il peut y avoir des interprétations, c’est humain. L’humain reste premier, mais il y a besoin de rigueur.

Les élèves à besoin particulier et les AESH : Le service de l’école inclusive travaille sur ces questions avec Mme Couvert et Mme Collin.  Une FAQ va être mise en ligne sur le site académique. Mais toutes les réponses n’y seront pas. C’est un travail aussi progressif, qui se fait en collaboration avec les IEN.

Il faut bien entendu centrer les AESH sur leur cœur de mission qui est l’accompagnement des élèves porteurs de handicap ou avec un pps

 

L’IA-Dasen revient sur les conditions de reprise des personnels :

Les personnels en situation de vulnérabilité , avec des pathologies : ils ne sont pas en présentiel. Ils font une demande à l’IEn pour être placés en télétravail si possible ou ASA sinon, un certificat médical sera demandé. Considérant que les médecins vont être débordés au déconfinement, le Dasen fera confiance, (attestation sur l’honneur) et ensuite production du certificat médical.

Pour les enseignants-parents : ceux qui n’ont pas de solution de garde d’enfant. Une attestation sur l’honneur sera demandée pour préciser que le parent-enseignant est bien seul à pouvoir garder son enfant. L’enfant peut tout à fait être accueilli dans l’école d’ailleurs. S’il y a un conjoint-parent, il faudra produire une attestation de l’employeur comme quoi l’autre parent est dans l’obligation de reprendre le travail. Le télétravail est encore privilégié par le ministre. L’IA-DAsen va écrire tout cela dans une circulaire aujourd’hui.

Mme Giardini, assistante sociale des personnels indique que les enseignants en difficulté peuvent la contacter , ou la cellule d’écoute.

L’IA -Dasen précise également que les services sociaux répondent aux situations d’urgence qui peuvent être aussi financières. Il souligne que les personnels ne doivent pas se sentir isolés par l’institution.

L’Unsa intervient également sur le problème dans le second degré de convocation à des réunions en présentiel avec de nombreux collègues et pose la question de la sécurité sanitaire : L’IA Indique que des solutions peuvent être trouvées sur du mixte présentiel et distanciel et reverra avec les chefs d’établissement.

Le CHSCT procède au vote des AVIS  (voir après le CR):

Avis 1 : sur le besoin d’une semaine complète de préparation. L’IA-Dasen précise qu’il ne peut pas être dans une autre optique que ce qui est dit par le ministère (les élus locaux en partenariat décident de l’ouverture. L’Unsa fait remarquer qu’il est étrange que la ville de Chalons ait communiqué sur une reprise le 12. 2 jours semblent le minimum quand même. L’IA-Dasen informe que finalement ce sera une reprise au 14 pour les élèves, suite justement à une remontée des difficultés.)

Avis 2 : sur la co-construction du plan de reprise avec le CHSCT. L’IA-Dasen confirme que le temps ne lui permet pas de le faire formellement, mais invite les membres du CHSCT à lui faire remonter des propositions.

 

La délégation Unsa Education

 

 

Déclaration des membres du CHSCT de la Marne pour l’instance du 7 mai


Pour la deuxième fois, nous nous retrouvons réunis sans que l'organisation de ce rendez-vous n'ait été co-construite avec le secrétaire de l'instance. Cela nous semble en contradiction avec le décret 82-453 mais aussi avec les récentes déclarations du ministre de l’Éducation Nationale. Nous insistons ici sur le respect de ces procédures qui permettent de construire en amont les échanges et
ainsi de les enrichir pour un dialogue social véritable.
Concernant le plan de reprise maintenant, pour assurer les conditions sanitaires à une réouverture des écoles en confrontant les exigences du
protocole national aux réalités des écoles et permettre ainsi une prise en charge et un accompagnement des élèves optimal, les enseignants ont besoin de temps.
Les enseignant·es n'auront pas trop de la semaine du 11 au 15 mai pour en faire une semaine de prérentrée avant une possible réouverture des écoles.
Cette préparation s’appuiera sur les réalités matérielles existantes (sanitaires, superficie des salles de classe, architecture des locaux…) et le nombre d’adultes (enseignants, AESH et ATSEM) réellement disponibles.
Le maxima de 10 élèves en élémentaire comme pour l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, doit être la référence. Il doit être bien moindre en maternelle.
Le travail de préparation de réouverture des écoles doit être présenté en conseil d’école qui pourra également saisir l’avis de la commission de sécurité. Aucun protocole local ne doit être imposé arbitrairement. Chaque élément du protocole doit être respecté. Dès lors, si les conditions sanitaires d’une réouverture de l’école ne sont pas réunies, l’école ne doit pas réouvrir. Partout la santé de la population doit primer. La responsabilité est grande. Nous appelons le
gouvernement à différer la réouverture des écoles primaires des départements classés « rouges » et à poursuivre le maintien du lien scolaire à distance.
Nous appelons le gouvernement à faire confiance localement à la communauté éducative pour organiser un retour progressif des élèves sans pression ni injonction, notamment en termes de contenu scolaire, et en leur donnant le temps nécessaire.
Les équipes ont su organiser l’accueil des enfants des personnels indispensables en période de confinement. Elles sauront faire les choix nécessaires dans le respect des exigences sanitaires et des
besoins des élèves. La reprise doit être suspendue à la mise en place des garanties sanitaires indispensables et à une organisation pédagogique acceptable.

Projets d’avis :
Avis n°1 :
Le CHSCT de la Marne demande le report de la rentrée des élèves dans le premier degré au moins jusqu'au 18 mai pour permettre la construction et la validation d’un plan de reprise comprenant un premier volet concernant le retour en toute sécurité des personnels sur leur lieu de travail puis dans un second la rentrée des élèves.

Avis n°2 :
Avec le covid-19, un grand nombre de personnels ont vu modifier l’organisation de leur travail et sont en souffrance car ils peinent à accéder à une information fiable et sûre sur les cadres de cette organisation. Les membres du CHSCT départemental demandent la diffusion de documents d'information, en s’appuyant sur des échanges et une co-construction avec les membres de cette instance, sur :
- la question de la responsabilité des agents dans les circonstances actuelles
- les autorisations d’absences (clarifier les questions autour de la vulnérabilité des personnes)
- les modalités de validation du plan de reprise d’un établissement

 

 

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé pour les personnels administratifs 

INFO LOCALE EN CONTINUE sur le COVID-19 : (salaires, continuité administrative etc.) :

http://www.aeti-ac-reims.com/tag/situation%20de%20crise/

 

A&I UNSA ainsi que la Fédération UNSA Education sont en relation directe avec les décisionnaires. N’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

adresse courriel pour joindre le syndicat : aeti-reims@aeti-unsa.org

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Le secrétaire académique : Mickaël Adamkiewicz

 

 

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Publié le 10 Mai 2020

CHSCT departemental des Ardennes du 06/05/2020 - Visioconférence

Représentant au titre de l'UNSA Éducation : B. PIERRET

Préambule de M. Ribaud, IA-DASEN des Ardennes

La réouverture des écoles fait partie du plan global de déconfinement.

> Il s'agit d'un impératif de justice social, pour les plus fragiles qui peuvent se trouver en difficulté ou en décrochage.

> Il s'agit d'un impératif pédagogique.

> Il s'agit enfin d'un impératif économique pour permettre aux familles de reprendre leur travail et pour permettre le redémarrage de l'activité.

Cette reprise est progressive, avec un impératif de sécurité sanitaire.

La rentrée ne se fera pas à marche forcée.

La progressivité va permettre de mettre à l'épreuve les dispositifs retenus.

On est dans la co-construction avec les élus.

Cette co-construction dépend de 3 facteurs :

> l'effectif enseignant présent effectivement

> le taux d'élèves qui reprennent (on est sur une moyenne départementale de 25% environ)

> l'organisation des locaux.

La cadrage national est décliné école par école ce qui rend encore plus complexe l'exercice.

Le protocole sanitaire a eu un effet négatif sur certains élus. Il peut paraître lourd, mais il était nécessaire qu'il soit le plus exhaustif possible.

Les activités culturelles et sportives qui pourraient être mises en place par les collectivités pourront aussi, le cas échéant, d'alléger les effectifs dans les classes (si les effectifs élèves venaient à être trop nombreux par rapport à la capacité d'accueil de l'école.)

La ville de Charleville-Mézières, si elle a décidé de repousser la rentrée, laissera les accueils de loisirs ouvert pour l'accueil des enfants de soignants.

 

Les masques :

Une première livraison est arrivée dans les circonscriptions ce mercredi 6 mai. Ils seront distribués dans les écoles lundi et mardi. Ce sont des masques chirurgicaux. Il est prévu aussi du gel hydroalcoolique et des lingettes désinfectantes.

Pour le second degré, une livraison est attendu ce week-end.

La communication est importante, notamment l'explication aux familles des dispositifs d'accueil. Dans le plan de reprise départemental, de multiples possibilités d'organisations sont décrites.

L'organisation concrète de chaque école reste à finaliser et à communiquer.

Si le personnel n'est pas suffisant par rapport au nombre d'élèves qui souhaitent reprendre, l'alternance des groupes sera possible.

 

Questions Diverses

→ La formation des personnels aux règles et consignes sanitaires et aux aspects psychologiques de l'accueil des différents publics : comment sera-t-elle mise en place ?

> les personnels peuvent s'appuyer sur les fiches prévues à cet effet sur educsol

> les personnels médicaux de l'EN sont déjà très mobilisés sur la gestion du Covid-19.

> les directeurs d'écoles, les chefs d'établissement pourraient former leurs collègues.

 

Présentiel / distanciel /ASA

> Le distanciel se fait à la maison. Qui pourra rester en distanciel ? Cela dépendra de l'organisation mise en place dans l'école.

Les personnels « vulnérables » doivent se signaler et rester en distanciel. Il sera demandé par la suite un justificatif.

Le docteur Stienne, médecin de prévention du rectorat , apporte quelques précisions :

Les justificatifs demandés (vulnérabilité de la personne ou de quelqu'un dans la cellule familiale) ne sont pas des certificats médicaux, mais des attestations que la situation médicale de la personne est incompatible avec un retour sur site. Elle précise bien qu'il ne s'agit pas là d'un arrêt maladie.

Sont considérées comme personnes vulnérables, ceux qui ont des caractéristiques listées dans le Décret n° 2020-521 du 5 mai 2020 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849680&categorieLien=id

Les personnels qui ne peuvent / veulent pas scolariser leurs enfants et qui n'ont pas d'autre mode de garde, peuvent demander

> de rester en télétravail, si c'est compatible avec la garde des enfants

> une autorisation spéciale d'absence.

Ces dispositions sont valables jusqu'au 2 juin.

 

Les enseignants en postes fractionnés :

Il s'agit là-aussi d'éviter le plus possible les brassages. Les enseignants en postes fractionnés devraient être fixés sur une de leurs écoles par les IEN.

 

Retour sur les responsabilités :

M. l'IA-DASEN rappelle que, concernant la responsabilité civile, l'Etat se substitue à l'agent.

Concernant la responsabilité pénale, il estime que les risques d'être poursuivi en pénal sont extrêmement faibles. Il faudrait prouver que l'agent a manqué à ses obligations de prudence, a mis en dager de manière délibéré les autres...

Si besoin, la protection fonctionnelle sera accordée à l'agent.

 

Reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle :

Le docteur Stienne explique que ce n'est pas le cas pour le moment.

 

Question sur la particularité des maternelles et les difficultés à envisager leur accueil dans les conditions actuelles *

M. l'IA-DASEN reconnaît que cela ne sera pas facile, notamment pour la mise en place des gestes barrières.

 

Décharges de direction :

la circulaire de reprise envisage la possibilité de décharger les directeurs pour les laisser sur des aspects organisationnels et de relations aux familles.

M. l'IA-DASEN explique que cet aspect de la circulaire n'a pas encore été réfléchi au sein de l'équipe DSDEN, en raison de la charge de travail actuelle.

 

Impact de la « couleur » du département sur la rentrée :

Quelle que soit la couleur, le 1er degré reprend à partir du 11.

Si le département est vert → les collèges redémarrent le 18 mai (6ème-5ème).

Si le département est rouge → la reprise en collège est reportée.

 

La délégation Unsa Education

 

Covid-19 : A&I UNSA mobilisé pour les personnels administratifs 

INFO LOCALE EN CONTINUE sur le COVID-19 : (salaires, continuité administrative etc.) :

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A&I UNSA ainsi que la Fédération UNSA Education sont en relation directe avec les décisionnaires. N’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

A&I UNSA s’organise, nationalement comme localement, pour être aux côtés des collègues dans cette situation inédite, les informer et répondre à leurs questions notamment dans l’hypothèse des contraintes de confinement et dans l’hypothèse où ils seraient victimes de mesures abusives ou inadaptées. 

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Le secrétaire académique : Mickaël Adamkiewicz

 

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Publié le 6 Mai 2020

 

CHSCT académique du 5 mai 2020 - Visioconférence

 

Ont siégé pour l’Unsa Education : Jean-Michel Alavoine et Aline Geeraerts.

Mme la Rectrice présidait la séance. Le Docteur Stienne était présente aussi.

 

C’est un CHSCT à ordre du jour unique « Reprise après le déconfinement du 11 mai ».

Les membres du CHSCT dont une déclaration liminaire. (Lire plus bas ci-dessous).

 

1/ La Rectrice présente les grandes lignes des protocoles sanitaires et de la circulaire ministérielle. Indique qu’ils sont très détaillés et contraignants, mais sont intangibles. Elle les estime rassurants.  

-Déconfinement pour les services administratifs en Dsden et Rectorat. Pour les personnels administratifs, elle organise un maximum de télétravail pour environ 50% des personnels, et adapte suivant les mêmes règles de distanciation physique dans les bureaux.

-Environ 30 à 40 % des familles indiquent vouloir remettre leur enfant à l’école.

-Les infirmières scolaires et médecins feront des formations aux gestes sanitaires dans les écoles et établissement.

-Les masques seront livrés cette semaine et doivent être sur site le 11 mai (en circo pour le 1er degré, nous nous demandons s’ils seront dans les écoles à cette date). Ils seront renouvelés autant que de besoin. Des flacons individuels de gel seront aussi livrés, ainsi que des lingettes virucides.

-La carte de déconfinement « rouge / vert » : mise à jour tous les 15 jours. Pour le 2nd degré, si rouge, pas de reprise. Les choses pourront être revues (on n’a pas d’infos)

-Mme la rectrice communiquera aux personnels jeudi 7.

​​​​​​​-Un comité de suivi sanitaire est constitué : les représentants des personnels demandent à en faire partie. C’est non, en interne. (Nous pensons avoir toute légitimité pour en faire partie). La rectrice confirme que « toutes les cases doivent être cochées » pour la reprise

-La reprise est progressive

 

Pour l’Unsa éducation, c’est bien parce que nous sommes dans une espèce d’urgence à la reprise, sans réponses à un ensemble de questions que les personnels sont très inquiets, alors que le virus est très présent dans notre région. La précipitation n’est pas admissible. Nous avons témoigné de l’extrême stress des directeurs en particulier, quant à l’organisation de la reprise, qui représente un vrai casse-tête.

Mme la rectrice indique aussi que la notion de « classe » pourra organiser des roulements.

 

Pour l’Unsa Education, les enseignants ont fait un travail énorme, ont bouleversé leurs façons d’enseigner à distance pour les 8 semaines de confinement, et on leur demande maintenant de rebouleverser tout à nouveau pour 30 jours de classe. On en demande beaucoup, et particulièrement au premier degré. Dans la circulaire parue hier, il y a quand même des objectifs d’apprentissage, est-ce réaliste ? L’application des gestes sanitaires va facilement représenter 1h30 à 2h chaque jour. Cela interroge quand même le sens de nos missions. La question de la maternelle est prégnante aussi. Il y a beaucoup de différences d’organisation dans notre département.

Mme la rectrice précise être bien consciente de tout ce travail fourni par les enseignants. Elle l’a exprimé dans ses prises de parole par circulaire. Elle indique aussi que l’accueil des enfants de soignants n’a pas posé de difficulté et remercie les personnels, également pour leur réactivité. Elle conseille encore de prendre son temps.  Pour les collèges et lycées, il y en a encore plus. 

Mme la rectrice estime que le taux de remplissage des « locaux » devrait être de 50% dans un premier temps et voir ensuite à augmenter en fonction de la situation sanitaire. (Ce qui ne nous rassure pas et implique que les choses soient souvent revues, c’est épuisant)

C’est un temps d’expérimentation car le virus n’aura pas disparu à la rentrée de septembre.

 

 

 2/ Des échanges ont lieu avec les représentant.e.s des personnels :

-Personnels en fragilité de santé, vulnérable, « à risque », ou en proximité de membres de la famille à risque : Ils sont sur demande placés en télétravail s’ils peuvent travailler, ou en autorisation d’absence, si impossibilité d’effectuer du télétravail. Faire la demande au supérieur hiérarchique

-Personnels-parents dont les enfants ne peuvent reprendre la scolarité (pas d’accueil …pas de crèche) : ils font une demande pour être placés en télétravail

-Personnels-parents qui choisissent de ne pas remettre leur enfant en classe : ils font une demande de mise en télétravail, mais doivent justifier que l’autre parent ne peut garder l’enfant. (L’Unsa a beaucoup insisté pour que ce soit clairement dit. Confirmé nationalement au comité technique)

-Quid des enseignants affectés sur plusieurs écoles ? il faudra qu’ils s’imprègnent des protocoles de toutes leurs écoles ? Quid des remplaçants ? La rectrice convient que c’est une vraie question et recherchera des solutions

-Quid des personnels de Rased ? doivent-il rester dans leur école de rattachement ? Des BDFC ? les formations sont supprimées … Quel est leur service ?

-Les réunions d’équipe ? Il y a facilement plus de 10 personnes.--> Mettre des masques et se distancier. Si possible par téléconférence.  

-Qui juge de la faisabilité du protocole ? Comment s’opposer à la volonté de réouverture de la collectivité territoriale ? les questions de responsabilité inquiètent. La rectrice indique que toute l’organisation est faite avec les partenaires, en concertation. (Nous en doutons). S’il y a besoin de temps pour s’organiser avec les mairies, il faut prendre ce temps.

-Quelle légitimité a la collectivité à choisir elle-même les niveaux de reprise des élèves ? N’est-ce pas aux enseignants de le faire ? à C’est un partenariat. (Nous sommes sceptiques)

-Entretien des locaux : parfois fait par des prestataires, qui en temps ordinaire ne sont pas toujours efficients ... Inquiétude encore. Même réponse : si pas application du protocole pleinement, pas d’ouverture.

-Les AESH sont très inquiets. Ils sont en grande proximité avec les élèves dont ils s’occupent. Il n’y a pas de préconisation pour eux dans la circulaire--> ils auront des masques comme tous les personnels.

-Intervention du Dr Stienne : Le virus va continuer à circuler, il faut donc être dans un processus d’éducation aux gestes sanitaires et aux bonnes habitudes, pour tout dans la vie. Pour les questions des équipements des infirmières et médecin, il y aura des équipements, mais il n’y aura sans doute pas de visites médicales avant longtemps. Les locaux dédiés aux centres médicaux doivent être entretenus par les collectivités, il faut leur rappeler si nécessaire.

-L’inspecteur SST , Monsieur Hourriez, indique qu’il faudra intégrer les principes de prévention sur le sujet des pandémies grippales au plan de prévention académique.

 

Ce CHSCT s’est déroulé sous une forme inhabituelle. Nous ressentons bien l’urgence à avoir des réponses. Ce n’est pas le lieu pour cela.

 

La délégation Unsa Education

 

Déclaration CHSCTA 05/05/2020

FSU - UNSA

 

Le ministère avait indiqué vouloir co-construire les modalités de retour des élèves à l’école. Madame la rectrice avait par ailleurs communiqué le 27 avril à l’ensemble de la profession que la reprise « se construira dans l’échange et le dialogue avec l’ensemble des acteurs du système éducatif, collectivités locales, représentants des personnels, des parents et des élèves, au cas par cas, de manière progressive, pragmatique et adaptée aux réalités de terrain ». Pourtant, aucun représentant des personnels n’a été associé pour le moment à la réflexion qui a été conduite depuis le 14 avril.

Nul doute que la tenue de ce CHSCT exceptionnel est surtout l’occasion pour les représentants du personnel de rappeler que cette instance est avant tout une instance de débat sur les conditions de travail qui ne saurait se limiter à une communication d’informations et de justifications comme nous pouvons trop souvent le constater.

Le contexte sans précédent dans lequel nous nous nous trouvons aujourd’hui ne permet pas de remettre en cause cette prérogative. Au contraire ! Il aurait dû être l’occasion de s’emparer collectivement d’une problématique évidente et essentielle à cette instance : la prévention !

Est-il nécessaire de rappeler aux acteurs de la prévention que nous sommes qu’elle repose sur trois domaines : les facteurs humains, organisationnels et matériel.

Si un protocole sanitaire, fortement inspiré des recommandations du conseil scientifique, était attendu, nul doute qu’il serait nécessaire de réfléchir à sa mise en œuvre en l’intégrant dans un plan de prévention qui déclinerait les actions et les moyens précis pour atteindre les objectifs affichés. Cette réflexion a-elle été menée et est-il aujourd’hui raisonnable de penser qu’elle puisse raisonnablement l’être avec les représentants des personnels ?  Impossible !

Rien ne peut donc garantir aujourd’hui que la réouverture des écoles a été pensée pour préserver la santé des personnels et des familles surtout quand la prévention se limiterait à assigner des objectifs difficilement atteignables et reposant trop facilement sur les ressources personnelles de ses agents.

Un rendez-vous manqué ? Une représentation dépassée du dialogue social ? Une culture de la santé au travail qui fait défaut à tous les niveaux de notre ministère ? Autant de questions auxquelles il sera urgent d’apporter des réponses d’autant que l’épisode que nous traversons restera un modèle du genre…

Dans l'académie de Reims, le retour en classe ne pourra se faire que lorsque toutes les garanties seront assurées. La sécurité doit être la seule priorité.

 

 

 

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Le secrétaire académique : Mickaël Adamkiewicz

 

 

 

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