Fonctionnaire Citoyen par Jean-Marc Boeuf et Philippe Mesnier

Publié le 21 Avril 2017

Le statut de 1946 pour les fonctionnaires est issu, dans ses grandes lignes, du programme du Conseil National de la Résistance : une  fonction publique reposant sur la loi et alliant démocratie et efficacité au service de l’intérêt général.
Cela a été confirmé par la construction statutaire de 1983 et enrichie au cours de ces 5 dernières années.
C’est le choix du fonctionnaire citoyen, notion développée notamment par Anicet Le Pors lorsqu’il fut en charge du ministère de la fonction publique entre 1981 et 1984.
Ce fonctionnaire citoyen se conforme aux instructions de sa hiérarchie tout en exerçant sa propre responsabilité.

Rappelons que le statut comporte 3 principes fondamentaux :
-  Principe d’égalité,
- Principe de l’indépendance du fonctionnaire qui s’articule avec la notion de carrière et notamment la séparation du grade et de l’emploi,
- Principe de responsabilité en application de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Ce fonctionnaire est donc aussi un citoyen et alors que nous sommes à deux jours du 1er tour de l’élection présidentielle, il nous semble important de rappeler ce que sont nos valeurs et les mandats que nous portons pour nos collègues.
Rappelons la position de l’Unsa :

 
« En tant qu’organisation syndicale, l’Unsa n’a pas à donner de consigne de vote en faveur de tel ou telle candidat(e) se situant dans l’arc démocratique et républicain. 


Tel n’est pas le cas du Front National et de sa candidate, Marine Le Pen, dont le programme, fondé sur une conception autoritaire du pouvoir, sur le nationalisme et la xénophobie, menacerait la démocratie, fracturerait violemment le pays et l’exposerait à des conséquences sociales et économiques graves »

Pour A&I-Unsa comme pour son Union et sa fédération, les extrémistes portent le projet du rejet de l’autre, d’une autorité sans pitié et d’une laïcité détournée de son fondement.
Nous ne pouvons adhérer à ces thèses qui ont fait le malheur des peuples en Europe et dans le monde.
Nous ferons toujours le choix des candidats porteurs d’humanisme en refusant de s’abandonner aux mirages nauséabonds du racisme, de l’égoïsme et de l’autoritarisme totalitaire.

A l’attention des candidats de l’arc républicain, nous savons ce que nous voulons pour le service public, pour nos métiers, pour nos carrières :

La première de toutes est l’amélioration des progressions de carrière et l’exigence de reconnaissance professionnelle.

Nos autres attentes sont les suivantes :
La réforme de l’Etat qui en termine avec une approche purement quantitative et réductrice des périmètres des services publics au profit d’une approche qualitative du service rendu au public.
La poursuite de la mise en œuvre de la filière administrative interministérielle et intercatégorielle par la création de corps interministériels à gestion ministérielle -CIGeM- pour les adjoints et secrétaires administratifs.
La réaffirmation de la place de l’AENES dans l’enseignement supérieur qui a montré compétence, polyvalence et adaptabilité.
Le refus d’une décentralisation politique de l’enseignement supérieur qui conduirait à ce que les universités deviennent des collectivités locales sans territoire.
La réaffirmation du rôle des personnels administratifs de l’Etat dans la mise en œuvre de l’action éducatrice y compris chez les personnels travaillant dans le secteur de Jeunesse et Sports au sein d'un pôle éducatif.
Une vraie association des collectivités locales qui ne soit pas une régionalisation politique de l’Education nationale


Nous saurons le rappeler à celui qui présidera aux destinées de notre pays le 7 mai 2017.
En attendant, nous vous demandons d’exprimer votre choix en votant.
Ne vous abstenez pas !

Jean Marc Bœuf
Philippe Mesnier

Rédigé par Syndicat AetI - UNSA

Publié dans #DIVERS

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